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"Quels critères pour choisir la bonne solution WMS/TMS ?"

INTERVIEW

‘‘Choisir l'intégrateur avant la solution’’
D.SANTURETTE, ACSEP


Didier SANTURETTE, Directeur du Développement d’ACSEPInterview de Didier SANTURETTE, Directeur du Développement d’ACSEP.
Réalisée le vendredi 24 juillet 2020 par Frédéric LEGRAS, Directeur du Portail FAQ Logistique dans le cadre du dossier thématique « WMS/TMS : quels critères pour choisir la bonne solution ? »


Qu’est-ce qui motive une entreprise à changer de WMS ?

Les sociétés qui cherchent à remplacer une solution existante répondent généralement à un des deux profils suivants :

  Autres contributions

J. BOUR | DDS LOGISTICS
‘‘ Le transport est un sujet à risque, s’appuyer sur un TMS établi peut dès lors être sécurisant  ’’

C. GENTES | KRATZER AUTOMATION
‘‘ Evaluer au préalable le ROI attendu ’’

F. PETITJEAN | DESCARTES
‘‘ Comprendre les enjeux métiers critiques ’’

T. TSCHINSCHANG | KLS GROUP
‘‘ Privilégier une offre globale  ’’

F. CLABAUT | OPTI’ TRANSPORT
‘‘ Notre TMS permet à nos clients, un retour sur investissement quasi immédiat’’

A.KHOBIZA | SAVOYE
‘‘ Le choix de la solution doit être complété du choix du bon intégrateur ’’

M-L. EXBRAYAT | SIGMA
‘‘ Ne pas minimiser l'importance du TMS ’’

T. BIYIHA | CHRYMELIE
‘‘ Un marché hétérogène et des acteurs variés ’’

  • Il s’agit d’organisations qui utilisaient jusqu’à présent leur ERP pour gérer leurs stocks et parfois leurs emplacements. Elles se rendent compte que l'ERP n'est plus suffisant et qu’elles ont désormais besoin d’un outil expert
  • Ou bien, ce sont des entreprises déjà équipées d’un WMS, mais dont les besoins ont évolué et ne sont plus couverts par l’outil en place. Nombre d’e-commerçants sont dans ce cas.

Globalement, ces entreprises souhaitent pouvoir disposer d’une ou plusieurs des améliorations suivantes :

  • Bénéficier d’une connaissance parfaite de leurs stocks et être en mesure de les optimiser

Nombre d’entreprises sont désormais amenées à distribuer leurs produits sur différents canaux. Elles ont dès lors, besoin de maitriser leurs stocks et de connaitre les quantités disponibles de chaque référence.

Elles doivent également pouvoir savoir où se situe physiquement chaque article : dans quel entrepôt ? Dans quelle zone ? A quel emplacement ? Avec quel statut (palette immobilisée pour des raisons de douane, de qualité, etc.) ?

Certaines ont des attentes plus fines en termes de traçabilité qui imposent d’aller jusqu’au numéro de série ou au numéro de lots. Je pense en particulier au secteur alimentaire, mais aussi à la pharmacie et au luxe qui doivent faire face à des problématiques de contrefaçon.

Au-delà de cette connaissance parfaite des stocks, les entreprises souhaitent pouvoir en optimiser le niveau pour éviter les ruptures, tout en limitant l’immobilisation financière. Cela revient à se doter d’un WMS communiquant pour piloter les approvisionnements.

  • Optimiser les flux dans l’entrepôt.

J’évoquais à l’instant l’objectif de lutte contre les ruptures. Un produit peut ne pas être disponible dans l’entrepôt à un instant T, mais être en cours d’approvisionnement avec une arrivée prévue dans quelques heures. Un outil performant doit pouvoir tenir compte de cette information pour proposer une solution permettant d’honorer une commande, à travers, par exemple, le déclenchement d’une mission de cross-docking.

En réalité, les entreprises recherchent un WMS capable d’optimiser les flux pour une productivité maximale, en particulier à travers la minimisation des déplacements des opérateurs.

Par exemple, quand un cariste déplace un produit d'un quai de réception à un emplacement de stockage au fond de l'entrepôt, un WMS performant regardera si une mission de déstockage d'une palette complète située à proximité peut lui être proposée, afin d’éviter un retour à vide vers les quais.

Il ne s’agit donc pas forcément de faire travailler les opérateurs plus rapidement, mais bien de rationaliser leurs missions afin d’augmenter la capacité de production de l’entrepôt, à traiter plus de mouvements. De fait, qui dit amélioration de la performance, dit amélioration de la rentabilité.

  • S’adapter au changement contextuel

Certaines entreprises ne sont pas encore passées à l'omnicanal, mais envisagent de franchir le cap : des distributeurs traditionnels qui veulent faire du e-commerce ou au contraire des pureplayers qui se posent la question de proposer leurs produits en magasins, par exemple dans un corner en boutique.

L’évolution des canaux de vente ciblés a un impact sur la nature des clients adressés (magasins, particuliers, etc.) et, par voie de conséquence, sur les flux à traiter en entrepôt (palettes complètes, détail, etc.). Ces entreprises ont alors besoin de l'aide d'un WMS qui va gérer cette omnicanalité.

Mais le changement contextuel ne concerne pas les seuls canaux de vente. Les caractéristiques des produits commercialisés peuvent également évoluer. Prenons l'exemple de la Covid-19. Des acteurs spécialisés dans la distribution textile se sont mis à proposer à la vente des masques avec des problématiques qui ne sont plus les mêmes. Il peut également arriver qu’aux nouveaux produits soient associées de nouvelles contraintes, par exemple d'ordre législatif. L’entreprise a, dès lors, besoin d’un outil en mesure de les intégrer.

Avec notre WMS IzyPro, nous répondons à ces différents objectifs en proposant une solution moderne et évolutive. Notre offre s’adresse également à des entreprises en situation de premier équipement. IzyPro est en effet un outil simple et intuitif qui leur permettra de franchir le premier pas pour digitaliser les opérations dans leurs entrepôts. En atteste la baseline de notre entreprise qui est « Digital Supply Chain ».




Quels types d’acteurs peut-on trouver sur le marché du WMS ?

Le nombre d’éditeurs WMS reste important. Je pense qu’on peut les classer en plusieurs catégories :

  • Les grands éditeurs internationaux

Quelques gros éditeurs mondiaux, généralement américains proposent des solutions extrêmement riches. Le pendant de cette richesse fonctionnelle est la lourdeur de leur mise en œuvre. Les phases de paramétrage sont particulièrement complexes. Autre limite de ces systèmes, une fois le design de la solution réalisé, il est difficile de revenir en arrière ou d’obtenir des adaptations.
Les WMS de ces acteurs peuvent également ne pas être parfaitement appropriés au marché français. La législation des alcools peut, par exemple, ne pas être intégrée.

  • Les artisans

À l’opposé, on retrouve un certain nombre de toutes petites structures, parfois familiales qu’on pourrait qualifier « d’artisans ». Ce sont des acteurs qui, à un moment donné, ont développé un WMS pour un client ou pour un secteur, et qui ont ensuite souhaité le proposer au marché.

Ces solutions sont rarement pérennes. La technologie évolue sans cesse et ces éditeurs n'ont pas les moyens de faire progresser leur WMS techniquement.

D'un point de vue fonctionnel, ils ont généralement une connaissance logistique d’un marché bien particulier, ce qui engendre rapidement des limites quand il s’agit d’adresser un client intervenant dans un autre secteur. Prenons l’exemple de la gestion des numéros de série. Si celle-ci n’a pas été prévue dans le WMS dès l’origine, ajouter cette fonctionnalité leur est quasiment impossible

Enfin, du point de vue des services, leur taille modeste constitue une faiblesse. Il leur est par exemple impossible de fournir un support en 24/7

  • Les éditeurs qui ont raté le virage technologique

Certains gros éditeurs qui ont pu être précurseurs à une époque n'ont pas suffisamment investi en R&D et ont encore des versions qui tournent avec des écrans en mode caractère. Certains d’entre eux ont de fait pratiquement disparu.

  • Les éditeurs spécialisés

Certaines solutions sont focus sur un secteur d'activité ou sur une typologie de produits.
Aller vers un tel système peut représenter le risque que le WMS retenu ne puisse s’adapter à son contexte et à l’évolution de son activité (en particulier au profil de ses commandes) et de ses produits.

D’autres adressent en premier lieu des entrepôts mécanisés et manquent donc de souplesse.

  • Les visionnaires

Il s’agit d’acteurs qui ont su faire évoluer leurs solutions vers des versions clients serveurs puis web et enfin full web. Je pense par exemple à notre partenaire Hardis et sa solution Reflex Web qui innove en permanence avec du drone, de l'intelligence artificielle, etc.

Avec ces éditeurs, il devient possible d’utiliser le WMS au-delà du seul entrepôt. La mission première du WMS est en effet de gérer les stocks, or ceux-ci peuvent se trouver en dehors des entrepôts : dans les magasins, les bibliothèques, les véhicules, etc.

Il convient ainsi de proposer des fonctionnalités capables de s'adapter aux lieux, à la provenance et à la destination du stock. Prenons l’exemple d’une réserve dans un magasin, le stock pourra être à destination des clients du lieu de vente, mais également des internautes qui commanderaient en click & collect ou en drive.


Sur quels critères baser l’évaluation des WMS ?

Le client doit veiller à ce que le produit soit :

  • Ouvert. On ne peut se permettre d'avoir un WMS fermé sur lui-même, ne communiquant pas avec l'extérieur. Il ne s'agit pas de simplement avoir des interfaces avec la gestion commerciale, mais d’échanger avec un ERP quel qu’il soit, avec des stations chargeurs, avec l’IoT, avec la mécanisation ou la robotisation, même si le besoin n’est pas à court terme ressenti par l’entreprise. Il convient en fait d’aller au-delà du fonctionnement actuel pour ne pas hypothéquer d’éventuelles évolutions de l’entrepôt.
  • Collaboratif. Le WMS retenu doit permettre à l’écosystème de l’entreprise d’interagir avec elle. Un fournisseur doit pouvoir suivre l'évolution de ses commandes en termes d'expéditions ou de livraisons, un transporteur prendre un rendez-vous et un client récupérer de l'information sur un taux de service. Il convient donc qu’un certain nombre de données puissent être partagées avec des tiers. Je pense en particulier aux niveaux de stock avec les différentes places de marché.
  • Intuitif et facile à prendre en main. L'ergonomie est à ce titre clé. Il est important que le WMS puisse également s’intégrer avec les suites bureautiques : permettre des extractions Excel, l’envoi d’un e-mail depuis l'outil, etc.
  • Hébergé selon les souhaits du client. L’entreprise utilisatrice ne doit pas être contrainte par un mode imposé par l’éditeur de la solution.

Justement, quel modèle de fonctionnement préconisez-vous ?

Nous ne prêchons pas pour une solution plutôt qu’une autre, mais plutôt pour une configuration adaptée aux souhaits du client. C’est la raison pour laquelle nous proposons 3 options différentes :

  • Du mode SaaS de type abonnement,
  • Du mode On Premise. Le client achète sa licence et il l'installe sur son serveur,
  • Du mode hybride que l’on peut qualifier de « cloud ». L’objectif est de permettre au client d’acheter le WMS s’il souhaite procéder à un investissement d’un point de vue comptable plutôt que d’avoir une charge, et en même temps de ne pas avoir à s’occuper de l'hébergement de la solution, de sa supervision quotidienne, etc.

Et en ce qui concerne l’éditeur, quels critères considérer ?

Je pense que c’est plutôt le volet intégration sur lequel il convient de se focaliser, que celle-ci soit réalisée par l’éditeur de la solution ou par un acteur tiers.

L’entreprise a en quelque sorte intérêt à choisir l'intégrateur avant la solution. Il n’est pas obligatoire de confier cette mission à l'éditeur du WMS. Il est préférable d’aller chercher le meilleur acteur pour cela, ce qui n’est pas forcément son cas.

Mais revenons aux critères.

D’abord l’expertise métier est clé. Celle-ci peut être mesurée dès l'avant-vente. Ce sont les personnes qui détiennent l’expertise qui apporteront des réponses aux problématiques du prospect. Il est important qu’ils continuent à être intégrés au projet une fois la solution retenue. Chez ACSEP, les consultants en avant-vente démarrent les projets et effectuent un vrai passage de témoin. Nous nous assurons ainsi qu'il n'y ait pas d’écart entre ce qui a été vendu au client et ce qui est finalement mis en œuvre.

Ensuite, l'intégrateur doit être considéré comme un véritable partenaire et non comme un simple fournisseur. Hormis dans le cas des entrepôts précaires, la solution devra fonctionner pendant plusieurs années et il s’agit donc de s’appuyer sur un acteur capable d'accompagner son entreprise dans le temps. En particulier en termes d’engagement sur le service et de souplesse.

ACSEP se positionne ainsi comme partenaire de ses clients. Quand une entreprise doit répondre à un nouveau marché, elle a des contraintes fortes que nous nous devons d’intégrer pour l’aider à relever ses challenges. Nous devons alors faire preuve d’une grande agilité. Je peux par exemple vous citer le cas de notre client Ludendo (La Grande Récré) et de son prestataire PMO Log pour lesquels nous avons assuré le démarrage de la solution interfacée avec son ERP en 3 mois.

Ce volet partenariat est en outre attesté par le fait que nous ne proposons pas systématiquement notre WMS IzyPro. Nous pouvons par exemple orienter notre offre vers la solution Reflex d’Hardis si nous jugeons que celle-ci est mieux adaptée. L’objectif est de « proposer le bon outil en fonction de la taille de la main du client ».

Au-delà des différents critères évoqués, il est important que l'entreprise puisse obtenir des prestataires consultés la démonstration de leur compétence et des atouts de leurs solutions. ACSEP est ainsi en mesure d'amener ses prospects chez des clients chez lesquels la solution est opérationnelle. Nos clients deviennent alors nos meilleurs commerciaux.


Présentez-nous ACSEP en quelques mots.

La baseline d’ACSEP est donc « Digital Supply Chain ».

Supply Chain parce que nous sommes des experts métier et Digital pour l’aspect solutions (IzyPro, Reflex) et gestion de la data (à travers notre partenariat avec Talend dont nous sommes distributeur et intégrateur).

Notre ambition est en fait d'être un proacteur.


À quelles problématiques vos clients vous demandent-ils généralement de répondre ?

Notre vocation est d'aider les clients à maitriser leur supply chain et ce, quelles que soient leurs problématiques.

Je vais vous citer quelques exemples de réalisations opérées ces derniers mois :

  • L’optimisation de flux pour le compte du 2 CV Méhari Club de Cassis et pour la bibliothèque d'une grande école française. Dans ces deux cas, l’optimisation des flux a été effectuée avant le travail sur le système d’informations, celui n’étant qu’un moyen de coller à l’organisation cible définie.
  • L’optimisation des stocks où qu’ils se situent avec une société dont la mission consiste à approvisionner les infirmières libérales. Ceux-ci pouvaient par exemple se trouver dans les voitures des infirmières.
  • L’adaptabilité des process pour coller aux évolutions de l’activité avec Synchro Diffusion dont l’activité consiste à distribuer les stations-service sur autoroutes. En cette période d’épidémie de Covid-19, il s’agit désormais de livrer de nouvelles typologies d’articles à de nouveaux clients dans des temps records.
  • L’hébergement et le support de solutions pour Allopneus.com. Nous gérons leurs échanges de données avec leurs fournisseurs industriels et avec leurs clients qui peuvent être des places de marché.  Au-delà de développer et de mettre en œuvre les solutions, nous les hébergeons et nous en assurons le support.

Plus spécifiquement sur le WMS à quels moments du projet intervenez-vous ?

Notre panel d’intervention est très large et intègre les différentes étapes d’un projet WMS :

  • Au démarrage du projet avec du conseil sur l’organisation et les process cibles,
  • Au moment du choix de la solution et de sa mise en œuvre,
  • Une fois le WMS en fonctionnement avec le maintien en conditions opérationnelles. Nous pouvons héberger les solutions, superviser le système et assurer le support en 24/7 en français, en anglais et en espagnol.

Avez-vous des velléités de développement à l’international ?

Le succès que connait notre entreprise nous a amené à élargir notre périmètre d’intervention géographique avec ces dernières années l’ouverture de filiales dans les Caraïbes et en Espagne.

Cette dernière comprend une vingtaine de collaborateurs en charge de clients prestigieux.

Nous avons également signé un partenariat avec SEAL OI, un acteur local basé sur l'ile de la Réunion qui va distribuer et intégrer la solution IzyPro sur la zone Océan indien.


Comptez-vous inclure l’IA et l’IoT dans votre offre ?

C'est déjà le cas !

En ce qui concerne l’IA, nous sommes par exemple en train de travailler avec des clients sur des projets d’optimisation picking.

En ce qui concerne l’IoT, nous avons monté un partenariat avec E-Dentic qui nous permet d'adjoindre un grand nombre de nouvelles fonctionnalités visant à réaliser d’importants gains. Citons le vidéo tracking pour retrouver ce qui s'est passé à un moment précis sur une palette ou un colis. Il suffit d’interroger le WMS pour récupérer la séquence vidéo permettant de vérifier que la palette a bien été expédiée, bien préparée ou si, au contraire, un problème est survenu, par exemple une erreur de quai.

Avec l’intégration du Beacon, il devient également possible de connecter les gestes et d'éliminer un certain nombre d'actions telles que la lecture d'un code barre, voire l’utilisation du vocal. Par exemple, mettre des transmetteurs sur les chariots et sur les quais permet de s’assurer que le bon produit a bien été chargé dans le bon camion.


Pourquoi avoir signé un partenariat avec DDS Logistics, éditeur de TMS ?

La supply chain va bien au-delà de la seule logistique. La maitrise du volet transport est capitale. Une nouvelle dynamique existe sur ce marché et il est intéressant de pouvoir élargir le panel de solutions que nous pouvons proposer à nos clients.

DDS Logistics est un éditeur français de taille comparable à la nôtre avec des valeurs que nous partageons. Il s’agit donc d’un choix naturel.


Bio Express

Didier SANTURETTE est Directeur du Développement d’ACSEP depuis 2011. À ce titre, il est responsable des fonctions Commerce, Marketing et Communication.

Il a auparavant passé une vingtaine d’années chez Infolog Solutions où il a évolué dans des fonctions diverses (projet, support, formation,…), avant de prendre la Direction Commerciale de l’offre WMS.

En 2009, il rejoint la société L4 Epsilon, éditeur spécialisé dans la préparation de commandes de détail. Il y occupe le poste de Directeur du Développement.

Site Internet d’ACSEP : http://www.acsep.com/


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