(1)
Zéro Erreur
En premier lieu, il est essentiel de comprendre
que des produits défectueux ou endommagés
lors de la production ou de la distribution
représentent des coûts importants
pour une entreprise. Il s’agit de
ressources (main-d’oeuvre, machinerie,
transport, etc.) qui sont utilisées
sans résultats, bref, gaspillées.
L’objectif du zéro Défaut
vise donc la fabrication de produits de
qualité ou la distribution de produits
en bon état et en quantité
adéquate. Une des manières
pour s’assurer de ne pas « traîner
» des produits de mauvaise qualité
reste le renforcement des contrôles.
Effectivement, diagnostiquer un produit
défectueux le plus rapidement possible
permet de l’éliminer des opérations
pour ne pas gaspiller de ressources. Première
solution : augmenter les contrôles
aux points jugés critiques. |
(2)
Zéro Bris (panne)
En deuxième lieu, il est bien connu
que les équipements sont très
coûteux, non seulement à l’achat
mais aussi tout au long de leur vie utile
(amortissement). Un équipement en
panne entraîne une perte monétaire
que ce soit par l’amortissement ou
par la perte de productivité reliée
à l’inactivité. Découlant
de cette constatation, il est clair que
l’investissement en maintenance préventive
représente la meilleure avenue afin
d’assurer le moins de pannes possible.
Une vérification ainsi qu’un
entretien régulier des équipements
(ex. : palettiseur, chariot élévateur,
convoyeurs, etc.) permettront de diminuer
au maximum les chances de bris et d’arrêts
des opérations. Deuxième
solution : s’assurer de la fiabilité
des équipements etde leur entretien
régulier.
(3
et 4) Zéro Délai (retard)
et Zéro Rupture
Les deux éléments suivants
se rapportent plus spécifiquement
aux opérations en JAT. Assurément,
les objectifs d’aucun délai
et d’aucune rupture sont tous deux
étroitement reliés à
la manière dont les opérations
sont planifiées et organisées.
Plus l’entreprise est en mesure de
coordonner sa distribution avec le cahier
de réceptions et de livraisons, plus
les délais et les risques de rupture
diminueront. Le concept de base demeure
simple : ce qui est préparé
sera bientôt livré. Dans cette
optique, aucun produit ne devrait rester
immobilisé sur le plancher en attente
de traitement (0 délai et 0 rupture).
Troisième et quatrième
solutions : organisation en JAT et suivi
en temps réel.
(5)
Zéro Papier
Finalement, afin d’optimiser les ressources
au maximum (la main-d’oeuvre en particulier),
tous doivent avoir accès à
l’information le plus rapidement possible
et surtout de la manière la plus
standard possible. L’implantation
d’un réseau interne contenant
toutes les informations sur les produits
et leurs mouvements est une étape
cruciale. La manipulation de documents papiers
ainsi que la communication verbale entre
individus représentent beaucoup de
temps perdu et la possibilité de
commettre des erreurs. Bien que les deux
méthodes soient incontournables dans
les activités de tous les jours,
la mise en réseau des principales
informations concernant les opérations
reste une partie fondamentale de l’organisation
du travail. Une base solide, standard et
rapide d’accès demeure la façon
la plus sécuritaire et fiable de
transmettre la même information à
tout le monde. Cinquième solution
: mise en placede systèmes d’information
et de radio fréquence.
Voilà donc en résumé
les cinq zéros de la chaîne
d’approvisionnement accompagnés
de certaines pistes de solutions. Ces éléments
font partie intégrante de la modification
des activités d’une entreprise
qui se dirige vers le JAT. Il ne faut jamais
perdre de vue que le changement de procédés,
la transformation de processus ou tout autre
bouleversement des méthodes de production,
de planification, de distribution, etc.,
doivent être considérés
dans leur ensemble et surtout comme faisant
partie d’un tout indissociable. Il
est évident que toutes les étapes
ne peuvent s’exécuter au même
moment et que chacune représente
une amélioration potentielle. Toutefois,
le réel potentiel des améliorations,
les véritables bénéfices,
ne seront réalisées que lorsque
tous les morceaux du casse-tête seront
en place. Et tout cela, sans oublier que
les outils choisis devront être adaptés
aux besoins ainsi qu’aux caractéristiques
de l’entreprise.
Sophie
Morin, ing. jr.
Conseillère, Groupe GCL
www.gclgroup.com
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