Bien
que d’autres initiatives, telles que le
ECR, QR et le VMI, tentent de s’introduire
dans l’optimisation de la chaîne d’approvisionnement,
les experts avancent que le CPFR se sert
de ce que l’industrie a accompli, en menant
ces programmes une étape plus loin et en
y ajoutant un processus
de planification en collaboration entre
les partenaires commerciaux.
Afin
que le CPFR soit efficace, les partenaires
commerciaux impliqués doivent établir un
plan d’affaire spécifique à chaque produit
qui sera vendu, comment et quand chacun
d’entre eux sera lancé. Le plan peut être
opérationnel au sein même des systèmes déjà
existants chez chacune des compagnies, mais
l’information doit être accessible aux deux
parties. |
Une
meilleure alternative
Il
est grand temps de capitaliser sur ce que
l’industrie a déjà accompli et de prendre
de l’avance sur elle, avec le CPFR, en bénéficiant
de l’Internet et de l’EDI. Dans les cas
où les partenaires commerciaux collaborent
dans le développement d’un plan d’affaires,
le CPFR remplace le moyen, plus traditionnel,
de faire des prévisions à l’aide d’un plan
de marché spécifique. Auparavant, les partenaires
commerciaux étaient davantage orientés vers
la performance, et il n’était pas rare que
les fournisseurs sachent ce que les détaillants
vendaient seulement en observant ce qui
passait entre les centres de distribution
aux magasins. Or, les magasins conservaient
l’équivalent de deux à six semaines d’inventaire,
créant ainsi un grand écart entre ce qui
ressortait au niveau de la clientèle et
du centre de distribution. Avec ces pratiques,
l’industrie accumulait de gros excès de
stocks en transit.
Ce
qui caractérise le CPFR c’est qu’il unit
les partenaires commerciaux, et utilise
des techniques telles que la gestion par
catégories pour les pousser une étape plus
loin. En effet, la technologie disponible
aujourd’hui permet aux compagnies de partager
l’information via Internet, et il en découle
une planification et une exécution dynamique
de la chaîne d’approvisionnement.
Le
rendre efficace
Avant
même d’instaurer un programme de CPFR, les
compagnies doivent tout d’abord s’assurer
que leurs systèmes soient intégrés à l’interne.
En ce qui concerne l’entrepôt, cela signifie
de s’assurer qu’il est relié, par la technologie,
à la chaîne d’approvisionnement afin qu’il
reçoive et fournisse les informations vitales
quant au statut de l’inventaire dans le
réseau.
Même
après son instauration, les experts disent
que le CPFR continuera d’influencer l’entrepôt,
alors que le volume des commandes augmentera
et qu’un plus grand nombre de chargements
entreront et sortiront, et ce, en plus petites
quantités. L’interface des besoins de transport,
à la fois pour les commandes qui arrivent
et qui sortent, de même que les opérations
de l’entrepôt, gagneront de l’importance.
Comme il n’y a aucune véritable solution
présentement pour l’effectuer efficacement,
l’industrie verra des opportunités phénoménales
dans la mise en réseau de l’entrepôt et
du système de transports.
Le
partage de l’information : l’ultime défi
L’industriese
soucie aussi du fait que certaines compagnies
puissent craindre de perdre leur avantage
concurrentiel. Il y aura toujours un certain
nombre de compagnies ou d’individus qui
se croient imbattables; ces derniers n’adopteront
donc pas de pratiques commerciales qui leur
donneraient l’impression de justement perdre
leur avantage concurrentiel. Il s’agit d’un
phénomène que l’on peut retrouver au sein
de n’importe quelle industrie. Plusieurs
personnes de la vieille école ne sont pas
très chauds à l’idée de partager l’information.
Pour cette raison, cette partie du processus
se doit d’être une entente stratégique,
dans laquelle les partenaires commerciaux
définissent les conditions selon lesquelles
l’information sera utilisée, de part et
d’autre. |