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Retail, santé, matières dangereuses… quel WMS pour quel secteur ?

INTERVIEW

‘‘Distribution pharmaceutique : assurer la conformité du digital et du physique ’’ S.SLISKI, ZETES


Sébastien Sliski, General Manager Collaborative Supply Chain Solutions chez ZetesInterview de Sébastien Sliski, General Manager Collaborative Supply Chain Solutions chez Zetes.
Réalisée le 07/02/2018 par Frédéric LEGRAS, Directeur du Portail FAQ Logistique dans le cadre du dossier thématique « Retail, santé, matières dangereuses… quel WMS pour quel secteur ? ».


Une directive européenne visant à lutter contre les médicaments falsifiés va entrer en vigueur en Février 2019. Quelles seront les nouvelles obligations des acteurs du secteur ?

Le gros sujet est l'identification des produits. En Europe, il s’agit de l’unité de vente qu’est l’étui. Celle-ci peut être différente dans d’autres endroits du monde et en particulier aux États-Unis où les médicaments peuvent être commercialisés à la plaquette voire à l’unité.

  Autres contributions

Thomas TSCHINSCHANG, Directeur Commercial de KLS
‘‘ KLS combine possibilités techniques de ses solutions et expertise sectorielle de ses chefs de projets ’’

François BIESBROUCK, Directeur de BK Systèmes
‘‘ À partir d’un WMS unique, nous adressons les secteurs en activant des pans de fonctionnalités spécifiques ’’

Pauline POISSONNIER, Consultant REFLEX solutions logistiques
‘‘ Avec Reflex, nous avons fait le choix d’un logiciel unique en mesure d’adresser les spécificités sectorielles ’’

Philippe MARQUES (Responsable Produits) et Xavier LIBRE (Responsable Offre & Avant-vente Grands Compte), A-SIS
‘‘ Des fonctions dédiées à un secteur peuvent trouver un écho chez d’autres acteurs ’’

Donc, en Europe, chaque étui sera sérialisé (attribution d’un numéro de série unique à chaque article) pour permettre une authentification du produit en pharmacie.

Les industriels publieront les numéros de série dans un hub informatique européen et celui-ci les diffusera aux hubs nationaux qui fourniront une connectivité autorisant les solutions comme les nôtres à appeler le numéro de série et à leur renvoyer des informations en rapport avec ceux-ci.


Quels sont les impacts en termes de flux logistiques ?

Les répartiteurs pharmaceutiques sont particulièrement impactés par la directive dans la mesure où ils auront désormais à effectuer des opérations de décommissionnement (désactivation du numéro de série correspondant) des médicaments en retour de pharmacie. Ils devront remonter les informations sur différents événements « vécus » par l'article au hub national.

Ces opérations permettront d’empêcher la réintroduction dans le circuit de vente de numéros de série qui ont été décommissionnés.

L’impact est majeur pour ces acteurs auxquels il suffisait auparavant de lire les numéros de lot et qui devront donc dorénavant lire les numéros de série sur les étuis.

La tâche peut en effet s’avérer particulièrement compliquée quand les quantités concernées sont importantes. L’organisation des entrepôts en sera largement impactée.
Aujourd’hui, nombre de grosses plateformes du secteur sont automatisées. Des entrepôts plus petits utilisent de la reconnaissance vocale avec de la lecture pour capturer les données au niveau du lot.

Il convient dès lors de trouver des systèmes de lecture rapide et en masse des produits. C'est là où nous rentrons en jeu.




Justement, que proposez-vous aux acteurs du secteur pour adresser ces besoins ?

Nous proposons notre solution d’exécution en entrepôt ZetesMedea qui permet d’effectuer la gestion du numéro de série tout en intégrant différentes technologies pour livrer le processus le plus efficace.
Elle peut être installée sur un terminal ou sur une douchette.
Nous travaillons également sur des tunnels de lecture utilisant la vision pour de la lecture en masse de Datamatrix. 
Nous assurons ensuite la connectivité avec les hubs  réglementaires à travers notre solution de visibilité pour la supply chain ZetesOlympus. Dans ce système sont archivés tous les événements, tout ce qui a été exécuté, avec les différents attributs associés. 
Si l’application de la directive est avant tout contraignante du point de vue des opérations logistiques, la mise en place de l’agrégation peut à terme amener des bénéfices de productivité conséquents.
L’agrégation consiste à faire le lien entre un contenant, les sous-contenants et les articles. Par exemple, entre une palette, les différents colis qui la composent et les articles à l’intérieur des colis.
Cette agrégation n’est pas obligatoire au niveau de la directive, mais elle constitue un vrai levier d’optimisation dans la mesure où elle permet de propager un événement (par exemple une réception) vécu par une unité parent à l’ensemble des niveaux inférieurs qui n’ont donc pas besoin d’être scannés individuellement.
Les gains de temps sont donc conséquents.
L'intérêt est encore plus grand dans le cas où les acteurs de la chaine d’approvisionnement partagent les données, puisqu’il est dès lors envisageable de simplifier un certain nombre d’opérations (validation en masse de réception et de chargement en particulier).

C’est d’ailleurs auprès des entreprises qui cherchent à aller au-delà de la seule conformité que nos solutions prennent tout leur sens.


Le cas de l’industrie pharmaceutique est-il une exception ?

Nombre de secteurs sont encore dans des modèles dans lesquels les informations ne sont pas diffusées, mais plutôt conservées en silo à l’intérieur de chaque entreprise, voire entre les murs de chaque entité la composant (entrepôt, business unit, etc.).

Il n’est pas rare de constater des cas dans lesquels les opérateurs d’un entrepôt réétiquettent une palette ou un colis, simplement parce qu’ils n’ont pas accès à l’information associée à l’étiquette collée par le dépôt en amont de la chaine, au moment de l’expédition.

Ce n’est pas le cas de nos clients qui évoluent dans les industries des explosifs et de l’agroscience pour lesquels nous avons mis en place des solutions d’agrégation et de partage des informations entre les différents acteurs de l’écosystème.

Ces solutions permettent :

  • D’aller chercher l'information rapidement pour savoir quel est le contenu de la palette ou du colis,
  • De faire des réceptions et des chargements simplifiés,
  • De connaître l'état d'avancement des opérations en temps réel
  • De mettre à disposition l’information souhaitée aux bonnes personnes (en interne et/ou en externe de l’entreprise) et de manière sécurisée
  • D’assurer l’authentification de l’unité de vente pour le patient

Nous sommes finalement toujours en train de nous assurer de la conformité du digital et du physique. Il s’agit de concentrer l'information dans un endroit unique, de garantir que ce qui s’est passé physiquement est bien retranscrit informatiquement et de pouvoir in fine partager les données avec son écosystème.

À la fin, chaque événement subi par l’item doit pouvoir être retracé de manière digitale.


Revenons à la distribution de médicaments. Comment s'articule votre offre par rapport aux WMS ?

Nos solutions viennent compléter des logiciels WCS ou WMS dont la grande majorité ne gère que des numéros de lot et non pas de la sérialisation ou de l’agrégation avec des nomenclatures de type item - box - palette. 

Nos outils permettent en outre d’affecter des attributs aux numéros de série avec des liens entre les différents niveaux de packaging de manière à pouvoir propager les événements sur chacun d'entre eux.

Un système qui ne reste qu’au niveau de l’item nécessitera un travail de recherche fastidieux à travers différentes applications pour pouvoir retracer l'ensemble des événements qui ont émaillé « la vie logistique » des produits.


Bio Express :

Depuis 2015, Sébastien Sliski est General Manager de la suite Supply Chain Collaborative de Zetes. Cette suite permet une visibilité dans la Supply Chain et une capacité Track & Trace en offrant des solutions de Supply Chain Execution et une couche collaborative pour restituer l’information.

Il était auparavant Country Manager de Zetes France remplissant plusieurs rôles transverses pour Zetes.

Sébastien Sliski a plus de 15 ans d'expérience dans la gestion des applications Supply Chain dans des environnements internationaux.

Avant de rejoindre Zetes, il était responsable des applications logistiques et de la gestion de projets à un niveau corporate d’un groupe français de retail.

Sébastien Sliski est titulaire d’un Master 2 en gestion de projets logistiques obtenu dans l’Université Panthéon Assas.

Site Internet de BK Systèmes : https://www.zetes.com


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