Questions Flash > Faut-il préparer ses commandes depuis ses points de vente ?



Questions Flash : les experts répondent

La question de la logistique sur les points de vente est régulièrement abordée dans le cadre des dossiers thématiques FAQ Logistique. Retrouvez des éléments de réponse à travers les témoignages que nous accordent les experts du secteur.


Votre solution permet-elle de préparer les commandes directement depuis les magasins ?

Gilbert GARCIA, Président - KLS
Dossier E-Commerce / Omnicanal > E-commerce et omnicanal : impacts supply chain > (24/05/2017)

« Cela s’apparente à quelque chose que nous avons mis en place depuis longtemps dans le monde hospitalier : les pharmacies à usage interne préparent de façon ponctuelle les commandes d'un hôpital à un autre. De même, des unités de soin peuvent à leur tour, pour des cas de dépannage préparer elles-mêmes des commandes pour d'autres unités de soin.
Chacun dispose en fait d’un regard sur les stocks de l’ensemble des groupes hospitaliers.

C’est donc quelque chose que nous sommes tout à fait en mesure de proposer techniquement. Néanmoins, cela ne correspond jusqu’à présent pas à une demande de nos clients distributeurs. »


Cette livraison des clients depuis les magasins concerne-t-elle plutôt les activités B to B ou B to C ?

Bruno LACOSTE, Responsable Commercial - A-SIS
Dossier E-Commerce / Omnicanal > E-commerce et omnicanal : impacts supply chain > (29/06/2017)

« Les deux activités sont concernées.
En B to B, le modèle est déjà bien développé. Il peut par exemple s’agir de livrer des artisans sur un chantier.
En B to C, le modèle est plus récent et est disruptif dans la mesure où il impacte à la fois :

  • L'organisation du magasin : les vendeurs ne sont pas des experts logistiques et il convient d’adapter la logistique aux objectifs et à la configuration de la surface commerciale.

Mais également les règles de rétribution, d'incentive sur le chiffre d'affaires : potentiellement, l'entité qui assume la réalisation physique de l’opération n’est pas celle qui a effectué la vente. Une marque peut par exemple demander à un magasin A, d’expédier un produit à un client qui a passé sa commande dans le magasin B ou sur son site e-commerce. L’objectif est de ne pas perdre la vente et de servir le consommateur dans un délai ultra court. Il s’agit alors de motiver les magasins pour leur faire prendre conscience que le web n'est pas un concurrent, mais plutôt un facteur d'accélération de leur propre business. »


Que proposez-vous à destination de l’univers magasin ?

Elena SOLOMONOVA, Account Manager - DESCARTES
Dossier Entrepôt > Performance entrepôt : comment l'optimiser ? > (27/04/2017)

« Nous avons lancé Reflex In-Store Logistics il y a quelques mois à destination des distributeurs qui vendent leurs produits en ligne et souhaitent pouvoir utiliser tous les points de stock (magasin compris) pour répondre aux besoins des clients.
Pour y parvenir, le prérequis est de maîtriser le stock en temps réel. Alors qu’auparavant nos clients le considéraient de manière très synthétique, l’utilisation de notre solution leur permet désormais de gérer le stock magasin que les articles soient en réserve, en linéaire ou en vitrine.
Avec Reflex In-Store Logistics il est ainsi possible de :

  • Réserver une partie du stock pour un client qui a passé une commande
  • Bloquer une marchandise qui aurait un défaut
  • Gérer la réserve
  • Effectuer les réassorts vers la surface de vente
  • Préparer les commandes clients
  • Etc.

Les magasins concernés, des surfaces importantes en général, présentent un volume de gestes logistiques conséquents.. Reflex In-Store Logistics permet d’industrialiser ces gestes, au moyen d’une interface graphique très simple : les opérateurs sont informés par notifications des actions à mener en mobilité. »





Le WMS est-il toujours destiné au seul entrepôt ?

Abdessalam KHOBIZA, Directeur édition software SAVOYE
Dossier Entrepôt > La digitalisation au cœur de la performance des entrepôts > (27/02/2020)

« Le WMS reste l'outil de travail de l'entrepôt, mais comme je l’évoquais tout à l’heure c'est aussi une source d'informations pour les outils informatiques utilisés par les autres services (CRM, ERP, etc.). L’inverse est également vrai.
Ensuite, le WMS peut également servir à informer directement les clients. Je pense en particulier aux prestataires logistiques qui doivent « rendre des comptes » à leurs donneurs d’ordre, propriétaires du stock.

Auparavant, les échanges se faisaient essentiellement par e-mail et téléphone et étaient très chronophages. Le donneur d'ordre ne disposait pas de visibilité en temps réel sur sa marchandise. Désormais, des interfaces ou des web services dédiés aux clients du prestataire logistique lui permettent de saisir ses commandes, d’en consulter l'état d'avancement, etc. »


Qu’en est-il de la distribution des clients finaux depuis les magasins ?

Olivier SCHULMAN, Responsable du Développement TMS - A-SIS
Dossier Transport > Transport : concilier productivité et service > (30/06/2017)

« Le concept de ship from store est émergeant. Il s’agit de livrer le client final qui passe commande sur le site de l'enseigne depuis un magasin proche de son domicile plutôt que depuis les entrepôts de l’entreprise ou de ses prestataires. L’objectif est de pouvoir offrir des délais plus rapides au consommateur à des coûts de transport moindre.
Les solutions de type OMS vont permettre de gérer cette configuration. En fonction du lieu de livraison et de la disponibilité des articles, elles sélectionneront le magasin qui devra prendre en charge l’expédition à l’aide d’un service de livraison de proximité alors que dans une configuration traditionnelle, l’entreprise aurait eu recours à un expressiste depuis l'entrepôt central.  Le TMS prend ensuite le relais pour piloter l'expédition. »


 

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