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WMS / TMS : comment réussir son projet ?

La réussite d’un projet de mise en place d’un WMS ou d’un TMS est stratégique pour l’entreprise. La qualité des opérations de transport et de logistique a en effet bien souvent un impact direct sur sa performance commerciale.

Frédéric LEGRAS, Directeur du Portail FAQ LogistiquePour que l’adoption de la nouvelle solution apporte bien les bénéfices escomptés et se déroule sans encombre (c’est-à-dire in fine dans le respect des délais et budgets), une préparation minutieuse et l’application d’un certain nombre de bonnes pratiques sont nécessaires.

Emporter l'adhésion des utilisateurs et instaurer une collaboration étroite entre les équipes de l’éditeur et du client sont bien entendu des prérequis. Une attention particulière doit à ce titre être portée à la composition de l’équipe projet, à sa disponibilité et à la définition des rôles et responsabilités de chacun.

Au cours des entretiens que nous ont accordés les intervenants au présent dossier, ont été abordées les différentes étapes d’un projet d’implémentation de WMS et de TMS. Ces experts ont en particulier partagé leurs conseils sur les phases de :

  • Recueil des besoins : veiller à bien intégrer les différents services concernés et en particulier les key users métier, déterminer ce qui relève de l’indispensable et du « nice to have » ...
  • Rédaction de cahier des charges : faire ressortir les grands objectifs de l’entreprise et les enjeux business auxquels elle est confrontée, être complet sans être trop strict, décrire les process cibles vs actuels …
  • Consultation et sélection des éditeurs WMS ou TMS : définir des critères de sélection pertinents, tester la bonne adéquation de la solution à travers la réalisation d’un POC …
  • Analyse fonctionnelle : coller tant que faire se peut au standard de la solution retenue, veiller à garder une cohérence sur l’ensemble du périmètre, identifier les écarts par rapport au standard ...
  • Paramétrage, tests et recettes : exploiter les capacités de paramétrage de l’outil pour répondre aux spécificités métier, préparer un cahier de recette complet, passer le lead au key users et travailler en mode agile avec l’éditeur pour apporter les améliorations …
  • Basculement vers la nouvelle solution (Go live) : prévoir une phase pilote, définir la bonne fenêtre de tir et mesurer les impacts sur son écosystème IT, bien dimensionner les équipes opérationnelles au lancement, favoriser une mise en place progressive …

Vous l’aurez compris, les différents entretiens qui constituent le présent dossier représentent une aide précieuse aux professionnels concernés par un projet de ce type.

Bonne lecture !
Frédéric LEGRAS
Directeur FAQ Logistique


La parole aux experts ! 

JP. GAUTIER | ACSEP

‘‘ Tant qu’un colis de test n’a pas été livré sur le bureau du Directeur... ’’

JP. GAUTIER | ACSEP

Nous sommes aussi bien contactés par des entreprises qui ont travaillé en amont un cahier des charges extrêmement détaillé, que par des sociétés qui n’ont pas formalisé d’expression de besoins. Pour intervenir fréquemment en avant-vente, j’ai pu constater que cela n’est aucunement lié à la taille de l'organisation. Je pense d’ailleurs que des cahiers des charges trop stricts, devant être respectés à la virgule près par les éditeurs, ne permettent généralement pas d’aboutir à une solution satisfaisante pour l’entreprise.

G. GARCIA et T. TSCHINSCHANG | KLS

‘‘ Garder une vision globale de sa Supply Chain ’’

G. GARCIA et T. TSCHINSCHANG | KLS

Le plus important est de disposer de deux photographies : la première de l’existant et la seconde de la cible.
Celles-ci peuvent être formalisées dans un cahier des charges et c’est alors clairement un plus.
Ce n’est cependant pas toujours le cas. En tant qu’experts logistiques, notre rôle en avant-vente intègre d’ailleurs un volet d’accompagnement des entreprises dans la définition de leurs besoins.

H. KERJEAN | AKANEA

‘‘ Se comprendre et créer un climat de confiance ’’

H. KERJEAN | AKANEA

L’analogie entre les éditeurs de systèmes d’informations et l’univers de la construction immobilière n’est pas galvaudée et peut être reprise en exemple… Nous partageons (nous l’avons en fait emprunté) un vocabulaire et une description des rôles communs plus particulièrement sur la relation entre la maîtrise d’ouvrage (l’expression du besoin) et la maîtrise d’œuvre (la solution : le logiciel et le projet). Il s’agit donc avant tout de savoir si le maître d’ouvrage souhaite construire une cathédrale ou plutôt un pavillon individuel après la visite d’une maison témoin.

F. PETITJEAN | DESCARTES

‘‘ Commencer par bien définir les enjeux business auxquels l’entreprise est confrontée ’’

F. PETITJEAN | DESCARTES

Un des principaux pièges est de ne pas bien déterminer les raisons du lancement du projet TMS. Il s’agit en premier lieu de bien définir les enjeux auxquels l’entreprise est confrontée :
• Rencontre-t-elle des problèmes de performance économique ?
• Est-elle en train de perdre des clients ou a-t-elle du mal à en gagner de nouveau faute d’un service suffisant en termes de délais, de qualité, etc. ?
• Est-elle en train de faire évoluer son modèle de distribution ?

J. BOUR | DDS LOGISTICS

‘‘ Aller au-delà de la simple démo TMS ! ’’

J. BOUR | DDS LOGISTICS

Le plus important est d'emporter l'adhésion des équipes, le plus en amont possible du projet. Vis-à-vis de la Direction Générale et de la Direction Financière, il convient de démontrer les bénéfices de la solution en termes de retour sur investissement. Pour les futurs utilisateurs du TMS, l’objectif doit être de les aider à se projeter et à se rendre compte de ce que leur apportera concrètement la solution dans leur travail quotidien.

C. TRAMOY | A-SIS

‘‘ L’intégrateur d'un WMS doit avant tout être un logisticien ’’

C. TRAMOY | A-SIS

Je pense qu’il faut veiller à respecter deux points principaux. D’abord il convient que le cahier des charges ne soit pas trop généraliste. Nous recevons souvent des documents très denses, généralement rédigés par des consultants qui ne s’attaquent pas réellement aux besoins métier. Il s’agit au contraire de s’assurer que les attentes de l’entreprise sont bien définies par rapport à son activité et à ses particularités.
Ensuite, il faut que le client prenne suffisamment de recul au moment de la rédaction des spécifications.

 


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