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GTF – Group of Terrestrial Freight Forwarders

‘‘Mon entreprise n'aurait pu exister sans les standards du GTF’’ J. GILROY, CalvaEDI


Une nouvelle page s’ouvre pour CalvaEDI, spécialiste de l’échange de données informatisées (EDI) et membre actif du GTF, suite à son rachat en janvier 2015 par la société lyonnaise Esker. L'occasion d’un bilan avec Jamie Gilroy, dirigeant fondateur de CalvaEDI.


La standardisation des messages d'échange d'informations entre les partenaires d’une chaîne logistique facilite grandement la pratique de l’EDI. Expliquez-nous pourquoi.

Sans l’existence des standards INOVERT élaborés par le GTF, mon entreprise n’aurait jamais pu exister sous sa forme actuelle, ni servir autant de clients. La raison est simple : les normes Jamie Gilroy, dirigeant fondateur de CalvaEDIdéfinissent un vocabulaire commun qui permet à tout le monde de comprendre l’autre quand il exprime ses besoins. En outre, les normes établissent un cadre de travail permettant de structurer ce que l'on peut transmettre par EDI. Seule leur existence évite d’effectuer des tâches inutiles.

Les standards INOVERT permettent aussi de développer les échanges entre des plates-formes EDI comme la nôtre et les éditeurs de logiciels de transport (TMS). Ces derniers savent ainsi ce qu'ils doivent implémenter. À défaut, les développeurs devraient, pour réaliser chaque interface, procéder à des analyses fonctionnelles et établir des cahiers des charges spécifiques aux logiciels en question. Sans un EDI standardisé, le risque serait alors d’être un peu « prisonnier » des partenaires déjà en place, avec pour conséquence de limiter les interfaces.
Les échanges standards sont donc la garantie d’un marché ouvert et réellement concurrentiel. Les fonctions que nous développons pour une entreprise de transport ou un industriel sont immédiatement disponibles auprès de nos autres clients.



Quel est le profil de votre clientèle et la taille de votre structure ?

Nous sommes au service de 300 clients. 15 à 20 % d’entre eux sont des industriels, l'essentiel étant formé d’entreprises de transport et de logistique. Nous avons réalisé un chiffre d’affaires de 2 millions d’euros en 2014, mais CalvaEDI reste une petite structure de 7 personnes, entièrement consacrée au service client. Nous n’avons pas d’activité commerciale ni de service communication, par exemple.
Encore une fois, nous n’aurions pas pu atteindre ce niveau de développement sans les normes adaptées par le GTF. Cela aurait demandé trop de temps et de capacités de développement pour chaque dossier.

GTF - INOVERT


Les usages de l’EDI diffèrent-ils en fonction du type d’entreprise, si l’on est un transporteur, un logisticien, ou un industriel ?

La majorité des industriels communique via notre plate-forme CalvaEDI avec 5 à 10 entreprises de transport. Quant aux messagers, ils sont en relation avec 200 transporteurs ou plus. Pourtant, quelle que soit la taille des structures que nous servons, les prestations proposées et leurs avantages sont les mêmes : il s'agit d’intégrer les communications EDI dans une chaîne de production, pour fiabiliser et optimiser les échanges avec des partenaires. Dans ce cadre, les standards du GTF déchargent nos clients du travail de syntaxe et de génération de fichiers, d'adaptation informatique selon les besoins, et de transmission de données. Autrement dit, nous élaborons des passerelles entre les différents systèmes informatiques de nos clients et ceux de leurs partenaires pour faciliter la transmission des données, leur sécurisation et leur traçabilité.
Parallèlement, puisque nous conservons la trace de tout ce qui circule via notre serveur, nous avons un rôle de témoin en cas de litige entre deux parties. Nous pouvons retrouver le circuit d’une donnée de manière objective.


Parlez-nous de l’utilisation concrète que vous faites des standards du GTF.

Dans nombre de situations, un client existant, prestataire de transport et de logistique, souhaite travailler avec un nouveau partenaire industriel. Il fait appel à nous pour assurer la bonne marche des échanges électroniques avec ce dernier. Deux cas de figure se posent alors : soit l’industriel utilise ses propres formats de fichiers. Il est alors nécessaire de construire une interface avec son informatique. Soit il exploite déjà des standards INOVERT, et le travail est largement simplifié. En pratique, il nous suffit de cocher les différents types de messages voulus, qui correspondent à autant de fonctions à intégrer dans les échanges électroniques entre les deux parties.

Dans tous les cas, l’objectif essentiel, puisque nous parlons d'opérations de transport, est de pouvoir suivre pas à pas l’acheminement de colis ou de palettes d’un point A à un point B, avec parfois de multiple relais. Ces différentes étapes sont justifiées par des scans de codes-barres et en dernier lieu, par une preuve de livraison qui peut prendre différentes formes : signature électronique, photographie, documents consultable sur Internet, etc. L’une des informations de base est le rapport d’arrivage, qui valide un transfert de responsabilité entre deux parties. Il existe donc une variété importante de messages, autour de processus similaires.


Comment évolue aujourd’hui votre activité ?

En ce moment, nous nous développons beaucoup à l’étranger, et nous constatons que les standards en place dans d’autres pays sont rarement aussi efficaces que ceux développés par le GTF. Cela pose problème, car les normes utilisées sont directement issues des Nations Unies. Elles sont un peu trop généralistes. Il s'agit plus de boîtes à outils que de standards à proprement parler. En conséquence, elles nécessitent des développements pour être adaptées à nos clients.


Quels pourraient être les standards de demain pour répondre à de nouveaux services ?

Il serait très pratique de pouvoir exploiter des standards liés aux Web Services, afin de formuler des requêtes sur un site Internet, pour obtenir une information ou pour passer une commande par exemple.
Pour l’heure, dans le cadre du GTF, nous travaillons sur la gestion des factures, ainsi que sur les opérations de transport par lots et l’affrètement. Pour faciliter ces dernières activités, qui représentent une part importante du transport routier de marchandises, les messages sont déjà prêts ; il s’agit maintenant de les diffuser plus largement auprès des entreprises.


CalvaEDI va connaître une nouvelle aventure, puisque vous avez annoncé votre rachat début janvier 2015…

Nous cherchions depuis longtemps un partenaire dont la complémentarité industrielle, l'assise sur son marché et la solidité financière permettraient d’assurer la continuité à long terme et le développement de CalvaEDI. C’est aujourd’hui chose faite. Notre acquéreur, la société Lyonnaise Esker, est un spécialiste de la dématérialisation des documents de gestion. Il nous offre une présence mondiale. Cela dit, cette évolution ne changera pas fondamentalement notre manière de travailler. Nous gardons les mêmes locaux, la même équipe, et surtout, le même esprit d'indépendance qui définit depuis toujours notre entreprise. Nous n’avons aucune affiliation avec une société de transport ou un éditeur de logiciel. Cette indépendance garantit la sécurité des informations commercialement sensibles qui circulent dans nos serveurs, pour le bénéfice de chacun de nos clients.


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