2026, l’année où le transport s’impose comme un choix stratégique
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Par Elmer Spruijt, Vice-Président Global Sales chez Descartes
04/03/2026
Pendant trop longtemps, la gestion du transport de marchandises a été traitée comme un sujet secondaire. Une fonction indispensable mais rarement stratégique. Un poste à optimiser, plutôt qu’un levier à structurer. Cette approche a tenu tant que les supply chains restaient prévisibles. Ce temps est révolu.
En France comme ailleurs en Europe et dans le monde, les entreprises entrent dans une ère où le transport ne se contente plus d’exécuter une stratégie. Il en devient l’un des déterminants. 2026 ne sera pas une année de rupture spectaculaire mais un moment de clarification. Celui où certains acteurs auront fait évoluer leur modèle, pendant que d’autres continueront de gérer l’urgence.
Elmer Spruijt, Vice-Président Global Sales chez Descartes Crédit photo : Descartes Elmer Spruijt, Vice-Président Global Sales chez Descartes |
La gestion du transport comme choix de gouvernance
Les entreprises les plus performantes ne gèrent pas le transport comme une variable d’ajustement. Elles en ont fait un sujet de gouvernance, au même titre que l’investissement, la conformité ou l’expérience client.
Ce sont aussi celles qui investissent dans des systèmes de gestion du transport, non pour réduire marginalement les coûts mais pour structurer leur prise de décisions. En France, cette évolution est particulièrement visible. La qualité de service, la fiabilité des engagements et la capacité à absorber les contraintes réglementaires deviennent des leviers de compétitivité décisifs.
À l’inverse, une gestion fragmentée révèle des arbitrages à court terme, une dépendance aux décisions subies et une incapacité à reprendre la main lorsque le marché se dégrade.
Sans visibilité, il n’y a pas de pilotage possible
Parler de pilotage sans visibilité relève désormais de la fiction. En 2026, décider sans données consolidées et exploitables en temps réel ne relève plus d’un manque d’outils mais d’un choix assumé.
Les entreprises capables de consolider les informations issues de leurs transporteurs, de leurs flottes, de leur télématique et de leurs plateformes collaboratives disposent d’un avantage décisif. Elles peuvent décider plus vite et arbitrer avant que les contraintes ne s’imposent à elles.
Le paradoxe est pourtant flagrant. Les données n’ont jamais été aussi accessibles mais de nombreuses entreprises continuent de piloter le transport a posteriori, sur la base de reporting partiels. Dans un environnement marqué par des perturbations permanentes, cette posture devient un facteur de fragilité structurelle.
Automatiser pour reprendre le contrôle
La visibilité à elle seule ne suffit pas. Sans automatisation, elle reste descriptive. Avec l’automatisation, elle devient décisionnelle.
La fracture est déjà visible. D’un côté, des acteurs capables d’absorber la complexité grâce à des process logistiques fluides et automatisés. De l’autre, des entreprises ralenties par des chaînes de décision lourdes, dépendantes d’interventions manuelles et exposées à l’erreur.
L’intelligence artificielle accélère cette transformation. En 2026, la question n’est plus de savoir s’il faut l’utiliser mais dans quelle mesure elle est intégrée au cœur des arbitrages opérationnels. Reporter cette étape revient à accepter de prendre un risque stratégique bien réel.
La durabilité n’est plus une promesse, elle oriente la prise de décisions
Les engagements environnementaux s’imposent désormais dans l’exécution, comme critères de performance à part entière, au même niveau que les coûts, les délais ou la qualité de service. Le choix des modes de transport, l’optimisation des tournées, la consolidation des flux ou encore la planification sont aujourd’hui des leviers concrets de réduction de l’empreinte carbone. En Europe, la pression réglementaire et les attentes des clients accélèrent l’intégration de la durabilité dans les décisions opérationnelles.
Les entreprises capables d’intégrer ces paramètres dans leurs outils et leurs arbitrages transforment une contrainte réglementaire en levier de performance. Les autres s’exposent à une accumulation de risques, à la fois économiques et réputationnels.
Bâtir des réseaux de transport plus résilients et plus responsables
Cette évolution ne peut se faire en silo. La gestion du transport, en 2026, repose sur des écosystèmes connectés, collaboratifs et sécurisés. La montée des risques, qu’il s’agisse de fraude, de vols ou de ruptures de capacité, impose une coordination plus étroite entre chargeurs, transporteurs et prestataires logistiques.
Les plateformes capables d’orchestrer ces échanges à grande échelle, sur la base de données fiables et partagées, deviennent des infrastructures critiques. Elles ne se contentent plus de fluidifier les opérations. Elles renforcent la résilience globale des réseaux de transport, à l’échelle européenne comme mondiale, et conditionnent la capacité des entreprises à faire face à des environnements de plus en plus instables.
2026 ne laisse plus de place à l’immobilisme
La trajectoire est désormais lisible. En France comme en Europe et partout dans le monde, la gestion du transport de marchandises entre dans une nouvelle phase de maturité. Les entreprises qui réussiront en 2026 seront celles qui auront transformé leur TMS en véritable plateforme stratégique, au service de la croissance, de la durabilité et de l’expérience client.
Le transport n’est pas une contrainte à contenir mais un levier à activer. En 2026, la gestion du transport fait la différence entre les entreprises capables de décider, d’anticiper et d’arbitrer en temps réel, et celles qui subissent les aléas, les surcoûts et les ruptures de service.
À propos de Descartes
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• Tarifer, vérifier et payer des factures liées au transport ;
• Accéder aux données sur le commerce mondial ;
• Déposer les documents de douane et de sécurité pour les importations et les exportations à l’international ;
• Fluidifier de nombreux autres process logistiques grâce à la communauté des utilisateurs Descartes du monde entier.
Le siège social de Descartes est situé à Waterloo, en Ontario (Canada) et l’entreprise a des bureaux à travers le monde.
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