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E-commerce : L'automatisation des entrepôts en question

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Intralogistics

Vendredi 29 novembre 2013

Le développement rapide du commerce électronique rebat les cartes logistiques. Au sein des entrepôts des pure-players comme des entreprises qui s'ouvrent au multicanal, l'heure est à l'optimisation, la recherche de flexibilité et de productivité.

Un des trois univers du salon Intralogistics 2014, l'automatisation est un moyen de relever ces défis tout en améliorant les conditions de travail et la sécurité des personnels. Un rendez-vous incontournable pour s'informer, découvrir les innovations, et rencontrer les fournisseurs leaders dans l'automatisation des entrepôts...et des drives.

Le commerce électronique bénéficie de trois tendances fortes : augmentation du nombre d'acheteurs, de sites marchands et de la fréquence d'achat*. Au terme de l'année 2013, il franchira la barre symbolique des 50 milliards d'euros, soit une hausse de plus de 11 % par rapport à 2012. Un cinquième de ce chiffre d'affaires sera réalisé lors des fêtes de fin d'année avec un pic de commandes entre le 15 novembre et le 20 décembre.

Gagner en flexibilité et en productivité est du coup un impératif pour les acteurs du commerce en ligne afin d'anticiper ou, à défaut, accompagner la hausse des flux et leur forte élasticité selon les heures de la journée, les jours de la semaine, et les mois de l'année.

Automatisation du packing

Pour Savoye, division du groupe Legris Industries, spécialisée dans la conception, la fabrication et l'intégration de systèmes logistiques, "quand on parle de e-commerce, il faut obligatoirement distinguer les pure-players du e-commerce en tant que canal de distribution. Pour les premiers, que ce soient des boutiques en ligne ou des spécialistes de ventes flash, leur positionnement stratégique structure leur organisation. Le degré d'automatisation de leurs entrepôts est très variable, il est souvent lié à la typologie des produits vendus", déclare Philippe Létard.

Au sein des pure-players, le directeur Ingénierie des solutions de Savoye identifie néanmoins un "driver commun : l'automatisation démarre très souvent par les opérations de packing". Plusieurs raisons expliquent ce choix : Le packing est lié au packaging, élément essentiel de la protection des produits et vecteur important de la communication du e-commerçant. Consommateur de main d'œuvre, il est souvent l'une des opérations les plus rentables à automatiser avec un ROI faible.

Maîtrise du poste "emballage"

L'automatisation du packing est une manière aussi d'anticiper un nouveau défi auquel sont confrontés les e-commerçants : la croissance de la fréquence d'achat sur fond de baisse du panier moyen*. "Mais dans ce contexte particulier, n'oublions pas les fondamentaux auxquels la logistique doit répondre : la protection du produit, la rationalisation des emballages et leur maniabilité car on observe que le nombre de colis expédiés augmente pour un chiffre d'affaires identique. L'automatisation permet ainsi de maîtriser l'évolution du coût des opérations d'emballage par une meilleure productivité", valorise Emelyne Lestang, Marketing & Communication Manager chez Smurfit Kappa France, leader mondial des emballages à base de papier et carton.

Les enjeux financiers sont stratégiques selon Emelyne Lestang puisque "les ventes à distance de produits génèreront l'envoi de 500 millions de colis en 2013, un volume en hausse de 15 % alimenté par la croissance de la fréquence d'achat. Non sans conséquence sur l'environnement, une réflexion sur la recyclo-conception des emballages s'impose désormais à l'ensemble des acteurs de la filière."

Défi du multicanal

A côté des pure-players, de plus en plus d'entreprises développent leurs ventes en ligne en parallèle de réseaux de magasins. "Les premières solutions logistiques imaginées ont été soit de les intégrer à la distribution existante, soit de créer une distribution spécifique, soit encore de sous-traiter cette nouvelle activité", constate Philippe Létard.

Aujourd'hui, ces entreprises recherchent de nouvelles solutions automatisées capables de traiter simultanément leurs différents canaux de distribution. Dans le e-business, les croissances très élevées rendent cependant difficiles le dimensionnement de telles installations. Conséquence : la plupart des e-commerçants travaillent manuellement avec des coûts mal optimisés et des difficultés à maitriser les délais de préparation de leurs commandes.

Réponses de l'automatisation

Face à ces défis, l'automatisation peut conjuguer plusieurs atouts et fonctionnalités : une visibilité sur l'activité et les stocks à l'aide d'un système d'information performant, une excellente flexibilité pour s'adapter à l'évolution des flux de commandes, et réactivité pour les traiter dans des délais très courts. "Pour être efficace et pérenne, la solution automatisée doit être évolutive", insiste-t-il.

En parallèle, l'automatisation est un moyen d'améliorer sensiblement les conditions de travail et l'ergonomie des employés, leurs performances et leur sécurité.

Cas des drives

Multiplicité de produits (secs, frais, surgelés...), fortes variations d'activité, besoin de réactivité lors de l'enlèvement des marchandises...le développement des drives ouvre lui aussi de nouvelles perspectives à l'automatisation. "Source de compétitivité, d'amélioration du taux de service et de confort d'exploitation pour les personnels, elle s'avère ici un bon moyen d'optimiser l'espace des sites où le foncier est souvent très cher".

Après avoir conçu des solutions de pilotage au sein de plus de 70 drives en France et à l'étranger, Savoye travaille aujourd'hui à leur mécanisation.


* A fin septembre 2013, la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (FEVAD), et Médiamétrie recense 32,7 millions d'acheteurs en ligne (+ 2,7 %), 131 900 sites marchands (+18 %), et une fréquence de 5,7 achats par trimestre et par acheteur (+ 0,6 point). Le panier moyen s'élève à 87 € contre 90 % en 2012 ; la baisse du panier moyen observée depuis 24 mois tend à se stabiliser.



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