Il
existe de nombreux modèles de tableaux d’analyse
de risques. Le tableau ci-dessus a l’avantage
de limiter les débats, souvent récurrents
dans ce type d’exercice, sur la différence
entre le risque et le problème. Cependant,
lors de cette analyse, vous pourrez avoir
l’impression de tourner en rond : un événement
donné peut être tour à tour cause, puis
défaillance. La liste des facteurs pouvant
freiner l’atteinte des objectifs doit être
la plus exhaustive possible et être établie
sans aucune censure, donc n’hésitez pas
à vous répéter!
La
méthode préconisée consiste à effectuer
un remue-méninges avec tous les intervenants
identifiés au préalable. L’idéal étant que
chacun ait pu prendre connaissance du tableau
et commencer à le remplir afin de créer
une émulation constructive lors de la réunion.
L’évaluation
des risques
Typiquement, un risque se caractérise
par sa criticité et sa probabilité. Chacun
de ces aspects se note sur une échelle dont
la note maximale et les grades sont laissés
à l’appréciation du chef de projet. La criticité,
également appelée « gravité » ou « sévérité
», peut, par exemple, se noter en fonction
d’un surcoût engendré ou bien des accidents
du travail susceptibles d’être provoqués
sur une échelle allant de 1 à 10. Le risque
peut alors être évalué et classé parmi trois
niveaux de priorité en consolidant les deux
notes. Ici, nous avons choisi de noter la
criticité et la probabilité sur des échelles
allant de 1 à 3.

Ces
deux notes peuvent être complétées par une
notion de « détectabilité » qui permet d’apprécier
la facilité à diagnostiquer la cause et,
donc, à traiter le problème.
Le
choix des actions
Face à un risque identifié, plusieurs positionnements
sont possibles :
- L’évitement : par exemple, on chercher
à éliminer le risque en changeant de plan
d’action; ??
- La réduction : on prend des actions réduisant
la gravité de l’impact potentiel ou la probabilité
de l’occurrence du risque; ??
- L’acceptation : le risque faisant partie
intégrante de tout projet, on peut décider
d’accepter les conséquences d’un problème
potentiel.
Ces différents positionnements doivent être
définis et décrits ainsi que les plans d’action
associés, qu’ils soient préventifs ou curatifs.
L’application
et le suivi
Pour que l’exercice soit complet, le tableau
d’analyse doit être complété d’une liste
récapitulant les actions identifiées et
associant à chacune un responsable et un
jalon. L’outil alors construit doit être
remis à jour régulièrement. C’est lors de
ces mises à jour que vous pourrez constater
si vos efforts ont porté fruit. La criticité
et la probabilité d’occurrence doivent être
réévaluées en fonction de l’impact des actions
menées. Un indicateur synthétique de criticité
peut être mis en place afin d’avoir un suivi
global du niveau de risque du projet.
Si
l’analyse de risques peut parfois amener
à prendre des mesures radicales, comme l’annulation
du projet, n’oubliez tout de même pas ce
qu’a dit Benjamin Franklin : « il y a bien
des manières de ne pas réussir, mais la
plus sûre est de ne jamais prendre de risques
»
Juliette
Lesur
Conseillère, Groupe GCL
www.gclgroup.com
|