L’impact
au niveau des ventes pour le fournisseur
est plus important que la publicité
classique, car celle-ci est ciblée.
La mesure de cet impact peut se réaliser
en analysant la progression des ventes suivant
cette campagne d’asilage.L’annonceur
a aussi recours à l’insertion
de codes promotionnels dédiés
sur les bons de réduction.
La campagne d’asilage est facturée
par les webmarchands et, pour les sociétés
de vente à distance, en fonction
du poids du produit, de la quantité
et du ciblage demandé. Par exemple,
en Europe, pour un produit de format standard
et pesant entre 10 et 20 grammes, celui-ci
est facturé entre 0,12 et 0,20 euros.
Ce procédé procure donc une
manne financière intéressante
et grandissante.
Les
impacts logistiques
Si l’asilage est une niche financière
intéressante, quels sont les conséquences
sur la prestation logistique?
Tout d’abord, c’est tout bénéfice
en termes de transport. Comme les produits
font partie intégrante des colis
et que leur poids est généralement
infime, ce procédé est transparent
et ne rajoute aucun coût de transport.
Néanmoins, certains prestataires
facturent le surplus de poids généré
en complément de l’affranchissement
des colis.
En termes de stockage, l’impact est
aussi moindre puisque l’asilage ne
demande pas une grande capacité d’entreposage,
les volumes traités de ces produits
étant minimes.
Par ailleurs, c’est au niveau de la
préparation de commandes que les
conséquences sont importantes. Il
n’existe pas encore d’outil
automatisé performant capable d’intégrer
à la fois des échantillons
de crèmes, des publicités
sous format papier ou des bons d’achat
dans un colis. La prestation se fait donc
manuellement : des opérateurs sont
positionnés en début ou à
la fin de la chaîne de préparation
pour déposer ces asilages. Le prestataire
doit alors aménager des postes de
travail pour ce service. Certains d’entre
eux facturent donc l’emplacement des
documents sur la chaîne logistique.
Le coût de traitement devient plus
important lorsque l’asilage est dédié,
en fonction des critères demandés
par le fournisseur. Tout d’abord,
au niveau du système d’information,
des développements sont nécessaires
pour intégrer cette notion d’asilage
dans la commande de certains clients. Puis,
cette information contenue dans la commande
doit être stockée pour être
visible par l’opérateur qui
traite cet asilage sur un bon de livraison
ou sur un écran embarqué.
Il ne reste qu’à définir
le niveau de qualité de prestation
requis par le fournisseur pour garantir
le bon asilage du colis.
Néanmoins, ce coût de développement
n’est certainement pas négligeable
: il comprend celui du développement
des interfaces et des traitements de la
procédure spécifique.
Outre ces coûts de traitements logistiques
de préparation et de développement,
il s’avère que l’asilage
reste un levier de financement intéressant
pour les prestataires logistiques. Sans
doute que ce service est voué à
un avenir florissant.
Stéphane
Gatel
Conseiller, Groupe GCL
www.gclgroup.com
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