| La
région méditerranéenne
Les
régions de l’Est et du Sud de la méditerranée
arrivent en deuxième position sur l’échelle
mondiale en ce qui a trait à l’investissement
et à la capacité d’attirer des capitaux.
La Turquie, le Maroc, l’Égypte et l’Algérie
sont parmi les pays à surveiller. Cette
région est devenue intéressante aux yeux
des investisseurs, car elle constitue un
bassin de population où la main-d’oeuvre
est abondante et où taux de chômage favorise
une main-d’oeuvre à faible coût. Le revenu
moyen du Maroc, 10 000 $ en moyenne, est
un indice intéressant des possibilités qui
s’offrent à des entreprises à la recherche
d’économies d’échelle. Par contre, le bassin
méditerranéen n’attire pas seulement à cause
de sa main-d’oeuvre. La récente poussée
des infrastructures portuaires de la région
du détroit de Gibraltar permet maintenant
aux entreprises desservant l’Europe et l’Afrique
d’optimiser leurs opérations en s’installant
à proximité des terminaux portuaires. |
L’Europe
de l’Est
Les infrastructures sont aussi en pleine
croissance dans certains pays de l’Europe
de l’Est comme la Roumanie, la Bulgarie
et l’Ukraine. Ces trois pays jouissent
d’un positionnement géographique
leur permettant de gérer les opérations
de transport et de distribution entre la
Chine et l’Europe. Les loyers représentent
en moyenne 20 % du coût dans les grandes
régions européennes comme
la France. Par ailleurs, plusieurs parcs
logistiques sont situés en bordure
des autoroutes et sont très attirants
pour les entreprises étrangères.
Le Mexique
Les entreprises s’approvisionnant
au Mexique vivent une situation semblable
à celles qui s’approvisionnent
en Chine. Bien que la main-d’oeuvre
demeure plus abordable qu’en Amérique
du Nord, les coûts totaux d’approvisionnement
sont devenus semblables et même, dans
certains cas, comparables à ceux
du Canada. Pourtant, cela ne semble pas
avoir gêné l’installation
de grandes entreprises dans cette région
afin de bénéficier d’économies
substantielles. Entre autres, les ports
du Mexique sont positionnés de manière
très compétitifs en termes
géographique et économique,
et ce, afin de faire face à la concurrence
mondiale. Toutefois, la récession
américaine et la concurrence chinoise
rend cette région plus fragile pour
certaines industries oeuvrant, par exemple,
dans la haute technologie. Par ailleurs,
les délais aux postes douaniers sont
deux fois plus élevés que
les normes internationales, ce qui engendre
des coûts de près de 5 milliards
de dollars américains par année.
D’un autre côté, l’industrie
du transport se base sur un pourcentage
accru de propriétaires indépendants
de camions-remorques et ne génère
pas une efficience comparable aux pays où
cette industrie est gérée
par de grande compagnies.
Le Brésil
Parmi les pays qui démontrent un
potentiel intéressant, on dénote
le Brésil. Ce pays offre un accès
le long de ses côtes et permet d’exporter
ses produits vers l’Union Européenne,
importateur majeur des produits brésiliens.
Son réseau de transport offrent des
opportunités de transport intermodal
intéressantes, soit par voie routière
(47 %), maritime (28 %) ou ferroviaire (25
%). Cependant, il reste à ce pays
à développer ses infrastructures
afin d’arriver à soutenir le
taux de croissance du pays à moyen
terme.
L’Inde
Outre le domaine manufacturier, la logistique
est aussi déportée en Inde
où la prestation de services, le
domaine des technologies et l’ingénierie
représentent une valeur supérieure
face aux autres pays. La main-d’oeuvre
est abondante et abordable en plus d’être
supportée par des institutions universitaires
reconnues. Toutefois, l’avantage principal
est directement lié à la préférence
de la communauté d’affaires
pour les systèmes et les procédés
occidentaux.
En
résumé, les opportunités
de développement dans des pays émergents
attirent de plus en plus certaines entreprises.
Il faut être capable de bien analyser
les coûts globaux et les gains potentiels
à réaliser avant même
de penser à suggérer une destination.
Une fois toutes vos analyses faites, ne
sous-estimez pas les coutumes et les pratiques
locales qui pourraient facilement faire
échouer un tel projet.
David
Pelletier
Conseiller, Groupe GCL
www.gclgroup.com
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