Questions Flash > Quels indicateurs de performance de l’entrepôt utiliser ?



Questions Flash : les experts répondent

La question des indicateurs de la performance entrepôt est régulièrement abordée dans le cadre des dossiers thématiques FAQ Logistique. Retrouvez des éléments de réponse à travers les témoignages que nous accordent les experts du secteur.


Comment mesurer la performance de l’entrepôt ?

Agnès VINCENDEAU, Directrice Commerciale - BK Systèmes
Dossier Entrepôt > Performance entrepôt : comment l'optimiser ? > (19/04/2017)

« Pour mesurer la performance de son entrepôt, il convient avant tout de suivre la satisfaction client (qu’il soit externe ou interne). Il s’agit de vérifier que son cahier des charges en termes de service, de qualité et de délai est bien respecté. Les indicateurs correspondants sont relativement simples à mesurer.
Ensuite, il est important de déterminer le coût du colis préparé, indicateur dont l’évolution doit être surveillée dans le temps et dont la valeur peut être bench marquée par rapport à la concurrence.
D’autres indicateurs peuvent bien entendu être surveillés, comme le taux d’erreur sur lequel l’entreprise aura tout intérêt à se challenger.
Enfin, il est également pertinent d’évoquer la notion de retour sur investissement dont l’importance prend tout son sens avec les projets de mécanisation qui marquent aujourd’hui le secteur.

Sur des sujets de ce type, le recours aux solutions BK Systèmes permet d’atteindre des ROI de 2 ans. »


Qu’est-ce qu’un entrepôt performant ?

Isabelle BADOC, Supply Chain Solutions Marketing Manager - Generix Group
Dossier Entrepôt > Performance entrepôt : comment l'optimiser ? > (19/04/2017)

« La notion de performance est très dépendante de l’activité de l’entreprise. Dans le domaine des ventes privées sur Internet par exemple, le délai pour sortir les commandes sera primordial. Pour d’autres activités, la capacité à intégrer un nouveau service de préparation unitaire ou à effectuer un packaging particulier sera surveillée.
Néanmoins, quel que soit le secteur, la performance de l'entrepôt reste essentiellement liée à sa productivité. La difficulté tient alors au fait que les missions des sites peuvent différer. Certains doivent en particulier assurer des opérations spéciales (co-packing, kitting, etc.).
Il est alors compliqué de comparer les productivités les unes avec les autres. Il s’agit de s'assurer que sont concernés des périmètres équivalents.
Autre élément qui peut caractériser la performance d’un entrepôt : le niveau de stock. Il est en effet très impactant sur le coût, d’autant plus que le nombre de références au catalogue a tendance à augmenter avec les activités Internet. L’objectif est alors d’exploiter au mieux l'espace disponible pour ne pas avoir à ouvrir un autre site et ainsi éviter de subir des frais fixes supplémentaires.

C’est en fait le travail des approvisionnements de maintenir les niveaux de stock en entrepôt les plus bas possible. »


Sur quels types d’indicateurs est-il pertinent de mesurer la performance d’un entrepôt ?

Florent BOIZARD, directeur de la Business Unit Reflex - Hardis Group
Dossier Entrepôt > Performance entrepôt : comment l'optimiser ? > (27/04/2017)

« Les indicateurs à suivre doivent permettre de piloter :

  • La capacité à traiter les commandes dans le respect des engagements clients
  • La vitesse de réintégration des produits en retour
  • La performance économique

La capacité à traiter les commandes dans le respect des engagements clients
Il convient de s'assurer du respect des SLA (accords sur les taux de service). Les indicateurs qui peuvent être suivis sont par exemple :

  1. Le pourcentage de commandes livrées en temps et en heure. Si ce taux est performant, cela atteste que l’entrepôt est en mesure de satisfaire son client.
    Les résultats de cette mesure dépendent à la fois de la bonne exécution des opérations d’entrepôt et de transport. Pour évaluer la performance de sa plateforme, il convient d’isoler la contribution de la logistique à la réalisation de l’objectif. Il s’agit par exemple de déterminer le créneau au plus tard auquel la marchandise doit être chargée pour respecter la promesse client une fois les délais de transport comptabilisés.
    Il sera alors possible de mesurer le pourcentage de commandes remises au transporteur en temps et en heure.
    Nous avons d’ailleurs mis en place ces dernières années des solutions de suivi des livraisons affrétées qui nous permettent de disposer de la donnée sur les temps de transport et donc d’affiner l’objectif de chargement pour l'entrepôt
  2. Le pourcentage de commandes servies complètes. Sa valeur n’est pas seulement liée à la performance logistique de l’entrepôt (préparation de commandes et réapprovisionnements picking), mais dépend également de la qualité des approvisionnements dans une approche supply chain.
  3. Le délai moyen pour stocker. Il est particulièrement important dans les activités e-commerce dans la mesure où il impacte le délai de mise à disposition de la marchandise.

Ces différentes données de respect des SLA ont tout intérêt à être mises à disposition du service client dans ses applicatifs CRM. C’est d’ailleurs pour répondre à ce type d'enjeux que nous sommes désormais intégrateurs Salesforce.
La vitesse de réintégration des produits en retour
La mesure du délai de traitement des retours est devenue primordiale. La réduction du temps nécessaire à leur réintégration dans le processus de vente constitue un facteur de succès commercial pour l’entreprise. L’entrepôt porte une grande part de cette responsabilité.
La performance économique
Un entrepôt se pilote bien entendu par les coûts. Les taux de rendement doivent en particulier être suivis. À ce sujet, nous préconisons de ne pas limiter l’analyse à un taux brut (ex : 120 pièces préparées / heure), mais plutôt à un taux d’efficience comparé à des temps standards (ex : 95% vs performance nominale). La pratique vient de l’industrie et semble parfaitement s’appliquer au monde de la logistique de distribution. Ce qui est finalement important, c’est de rapporter la performance à un objectif, à ce qui a été vendu. »





Que proposez-vous pour suivre les indicateurs de performance de l’entrepôt ?

Florent BOIZARD, directeur de la Business Unit Reflex - Hardis Group
Dossier Entrepôt > Performance entrepôt : comment l'optimiser ? > (27/04/2017)

« Nous proposons Reflex Dashboard, solution de pilotage en temps réel intégrant un historique d’activité de plusieurs mois.
Nous fournissons nombre d'indicateurs en standard, pré-paramétrables avec une approche très simple : il suffit de choisir l'indicateur, la période puis d’appliquer les filtres pour analyser le périmètre souhaité.

Si les utilisateurs ont bien entendu la possibilité de concevoir eux-mêmes leurs propres indicateurs, le fait d'aller vers des mesures génériques permet d'envisager la comparaison des performances entre leurs entrepôts et les standards du marché (benchmark). »


Comment piloter son entrepôt ?

Sébastien SLISKI, General Manager Collaborative Supply Chain Solutions - Zetes
Dossier Entrepôt > Performance entrepôt : comment l'optimiser ? > (09/05/2017)

« Jusqu’à présent, les indicateurs de type « full on time » permettaient de s’assurer de la réalisation de la promesse client.
Désormais, ils sont complétés de mesures qui ont trait aux conditions dans lesquelles les produits ont été préparés / livrés. C’est par exemple un point important dans les industries pour lesquelles le contrôle de la température de bout en bout de la chaine est nécessaire.

Aujourd'hui les technologies type IoT (Internet des objets) permettent d’assurer un tel suivi. »


A qui les indicateurs logistiques sont-ils destinés ?

Philippe MARQUES, Responsable Activité SCE - A-SIS
Dossier TMS / WMS >TMS / WMS : indicateurs, pilotage & reporting > (09/01/2015)

« Il existe plusieurs niveaux de pilotage.
 
Au 1er niveau, celui de la Direction Logistique,  les besoins vont plutôt être d’obtenir une vision synthétique de l’efficacité logistique de l’organisation, de mettre en exergue les dysfonctionnements, de mesurer la productivité, etc.

Des indicateurs synthétiques doivent donc permettre de s’assurer que les voyants sont au vert.
Si ce n’est pas le cas, on bascule sur le 2ème niveau, celui des Responsables Opérationnels. Il s’agit alors de positionner des indicateurs qui permettront, à partir des dysfonctionnements détectés,d’accéder aux informations à disposition afin d’identifier les causes et d’intervenir auprès des équipes :
- soit directement sur le terrain. Par exemple en modifiant la répartition des moyens entre les activités - soit au travers du WMS ou du TMS en déclenchant des opérations directement tirées par les indicateurs. Par exemple pour une problématique sur des commandes liées à un départ transport, il sera possible de sélectionner l’ensemble des commandes concernées et de les prioriser.

Le 3ème niveau, est celui des équipes terrain. Les indicateurs de suivi de performance globale peuvent en particulier constituer un facteur de motivation. Les opérateurs seront alors informés sur l’état d’avancement des chargements, des préparations, etc. Des indicateurs individuels peuvent également être utilisés, par exemple dans le cadre de la mise en place de primes à l’objectif.

De manière générale, l’entreprise a tout intérêt à ne pas introduire une connotation négative dans leur emploi et à travailler à l’inverse sur des indicateurs positifs. »


Quels types d’indicateurs convient-il de suivre ? À qui sont-ils destinés ?

Loïc LE CHARTIER, Consultant Avant-Vente REFLEX - HARDIS Group
Dossier TMS / WMS >TMS / WMS : indicateurs, pilotage & reporting > (17/12/2014)

« J’identifie trois typologies d’indicateurs :

  1. « les indicateurs « flux physique »
  2. les indicateurs « flux d’information » 
  3. les indicateurs « performance / finance »

1) Avec les indicateurs « flux physique », les opérationnels suivent précisément ce qui se passe « sur le terrain ». Il peut s’agir d’informations concernant la productivité, la gestion des stocks, etc.
L’étude de ces indicateurs permet d’anticiper les charges. Par exemple, pour ne pas se faire surprendre par un accroissement de volumes sur une journée ou par l’évolution d’une typologie de commandes.

2) Les indicateurs « flux d’information » portent sur la gestion des interfaces et le bon fonctionnement du WMS. Ils sont particulièrement utiles aux services informatiques. Par exemple, ils permettent de s’assurer que le WMS est correctement renseigné. Tous les articles sont-ils bien implantés en picking ? En cas de précolisage, toutes les dimensions des articles sont-elles bien présentes dans les fiches articles ? Etc.
L’objectif est en particulier d’identifier d’éventuelles défaillances techniques ou l’absence de réception d’interfaces. Là encore, il s’agit d’anticiper. En s’appuyant sur ces indicateurs, les opérationnels peuvent également mettre en avant des dysfonctionnements sur des particularités/morceaux du processus.

3)  Les indicateurs « performance / finance » fournissent à la Direction une vision synthétique de la performance d’un site et l’aident donc à orienter la stratégie de l’entreprise et ses investissements. »


 

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