Questions Flash > Quels sont les leviers pour réduire son budget transport ?



Questions Flash : les experts répondent

La question des solutions disponibles pour réduire ses achats de transport est régulièrement abordée dans le cadre des dossiers thématiques FAQ Logistique. Retrouvez des éléments de réponse à travers les témoignages que nous accordent les experts du secteur.


Sur quels leviers les chargeurs peuvent-ils jouer pour optimiser leurs achats de transport ?

Jérôme GABALDE, Directeur France - Groupe Transporeon
Dossier Transport > Optimisation des Achats de Transport > (24/09/2015)

« Généralement, il reste peu d’économies à aller chercher sur les coûts de prestation. Depuis 10-15 ans, les marges des transporteurs se sont en effet considérablement amenuisées. Sur un flux donné, il devient très compliqué pour un chargeur d’obtenir des baisses de tarifs de la part de son fournisseur actuel.

Il convient donc d’actionner d’autres leviers que la simple négociation avec celui-ci. Ces leviers portent sur la réorganisation des achats de transport, sur la sélection de prestataires et sur la mise en place d’outils électroniques.

La réorganisation des achats de transport :
Le principal choix qui se présente au chargeur est celui de savoir s’il veut lui-même maîtriser sa supply chain ou plutôt en confier la gestion à un organisateur, c'est-à-dire la sous-traiter à un 3PL. Ce dernier sera alors son unique point d’entrée et devra lui-même orchestrer au mieux les flux du donneur d’ordre.

La sélection des prestataires :
En optimisant le choix de ses prestataires, le chargeur s’assure d’obtenir des tarifs compétitifs. Il peut également en adoptant une démarche d’affectation dynamique bénéficier d’effets d’opportunité.

La mise en place d’outils électroniques :

Elle permet de simplifier et de diminuer un certain nombre de tâches administratives chronophages. »


Comment réduire ses coûts de transport ?

Jérôme BOUR, Directeur Général - DDS Logistics
Dossier Transport > Optimisation des Achats de Transport > (09/10/2015)

« Après des années de crise et de disette pour les transporteurs, les marges de manœuvre sont aujourd’hui clairement réduites. On arrive donc à la limite d’une négociation qui ne porterait que sur des taux de fret, en particulier sur le routier. On peut même constater des situations de pénurie sur certains axes et certaines périodes non propices à une révision à la baisse des tarifs.
Il est cependant possible de jouer sur d’autres leviers.
Nous en identifions 5 principaux :

  • L’instauration de relations sur la durée avec un nombre limité de transporteurs
  • La réalisation de simulations tarifaires
  • L’optimisation des capacités de transport
  • Le contrôle des factures
  • Le bon calibrage des niveaux de service et le suivi de la qualité des prestataires

1)   L’instauration de relations sur la durée avec un nombre limité de transporteurs
Il est fréquent que les chargeurs travaillent avec une multiplicité de transporteurs. Cependant, nous considérons qu’il est préférable de donner aux transporteurs une certaine assurance sur les volumes qui leur seront confiés sur la durée. Cela nécessite donc de réduire son nombre de prestataires. Il y a clairement aujourd’hui une prime à la visibilité que les donneurs d’ordre peuvent fournir à leurs transporteurs.

A partir du moment où un transporteur ou un transitaire a une certaine visibilité sur les volumes, il bénéficie d’une marge de manœuvre financière plus confortable. Celle-ci lui permet d’assurer une mise à disposition de ses capacités de transport tout au long de l’année. »


Comment optimiser son budget transport ?

Nicolas LUCAS, Solution Manager - Hardis Group
Dossier Transport > Optimisation des Achats de Transport > (08/10/2015)

« Pour être en mesure d’obtenir des tarifs compétitifs de la part de son transporteur, le chargeur a tout intérêt à favoriser la mise en place des meilleures conditions d’exploitation possible pour celui-ci. Cela nécessite de jouer sur plusieurs leviers.

 Regroupement des expéditions.
L'objectif est de constituer, par jour et par départ, des regroupements d’expéditions optimisés sur un même secteur de livraison et de les affecter au bon transporteur.
Pour y parvenir, il convient de s’appuyer sur des plans de transport prenant en compte les caractéristiques des expéditions : quantité, poids, volumes, nature des marchandises, zones géographiques de destination, impératifs de livraison, services complémentaires, etc.

Transmission au plus tôt des ordres de transport.
En informant au plus tôt son prestataire des volumes à prendre en charge, on lui permet de mieux s’organiser et donc d’optimiser ses propres coûts.
C’est particulièrement vrai pour l’affrètement, mode de fonctionnement dans lequel prévenir le fournisseur le matin pour l’après-midi est source d’importants surcoûts par rapport à une information la veille ou l’avant-veille.
En effet, en prévenant tardivement son transporteur, le risque est que celui-ci n’ait plus de capacité disponible. Dans ce cas, un autre prestataire (ou un sous-traitant du transporteur habituel) devra être sollicité. Logiquement à des tarifs moins attractifs.
Toujours en rapport avec la transmission des ordres, l’utilisation de l’EDI contribue à réduire les coûts administratifs du transporteur.

Ponctualité de la mise à disposition des chargements.

Dans le même ordre d’idée, assurer la ponctualité des chargements permet au transporteur de ne pas immobiliser inutilement des ressources en attente de la disponibilité de l’expédition. »





Comment arbitrer entre coûts et qualité ?

Florian CIMETIERE, Directeur Marketing & Communication - ITinSell
Dossier Transport >Optimisation du Transport : outils et bonnes pratiques > (15/05/2014)

« Il convient de distinguer optimisation et réduction. La diminution des coûts ne doit pas se faire sur l’autel de la Qualité de Service.
Le SLA est idéal pour se prémunir contre cette situation. Il permet d’optimiser les coûts si la Qualité de Service du fournisseur se dégrade, notamment en matière de délais.
En revanche, si la performance est au rendez-vous, le juste prix de la prestation doit être payé. Le chargeur a alors des coûts à géométrie variable, mais uniquement dans le sens vertueux.
Il entre ainsi dans un processus réel d’optimisation des coûts et non plus de réduction.

Le second point tient naturellement à la mise en concurrence. Ne pas être captif d’un transporteur donne une force supplémentaire pour la négociation.
A ce titre, il est intéressant d’effectuer un benchmark régulier pour s’assurer que son ou ses prestataires actuels proposent les meilleures offres du marché. Il est également très important d’utiliser au mieux les différents produits proposés par les transporteurs afin de disposer d’une stratégie adaptée à chaque livraison.
Cela nécessite néanmoins de disposer d’outils analytiques permettant de connaître sa typologie de flux et ses besoins. Si tel est le cas, il devient plus facile d’activer la concurrence et de négocier des conditions tarifaires parfaitement calibrées avec le niveau de qualité recherché !

* Dans le secteur du e-commerce, ces solutions visent à augmenter la visibilité des e-commerçants en référençant leurs catalogues sur les comparateurs de prix ou sur les marketplaces de sites comme Amazon, Cdiscount, Ebay, Pixmania, La Redoute, etc, ou. ce référencement est effectué selon des règles définies en particulier déterminées par les conditions tarifaires proposées par ces intermédiaires. »


Comment arbitrer entre coûts et délais ?

Jérôme BOUR, Directeur Général - DDS Logistics

Dossier Transport > Optimisation du Transport : outils et bonnes pratiques > (12/06/2014)

«A travers les différentes expériences que nous avons pu vivre chez nos clients, nous avons constaté qu’il n’y avait en fait pas d’arbitrage à réaliser entre réduction des coûts et amélioration de la qualité.
Pour les chargeurs, la mise en place d’un TMS, en particulier lorsqu’il s’agit d’une première implémentation, permet d’enregistrer des gains conséquents. Ils découlent d’une part d’un effet financier et d’autre part d’un effet productivité.
Concernant l’aspect financier, les économies proviennent principalement de deux sources :

  • le simple contrôle de la bonne application de l’ensemble des conditions tarifaires par les transporteurs entraîne une réduction de budget, généralement comprise entre 1% et 3%. Concrètement, le TMS calcule les pré-factures et vérifie automatiquement les demandes fournisseurs. Ces économies sont ainsi obtenues sans que l’organisation ne soit pour autant impactée.
  • l’optimisation des moyens affrétés doit permettre d’atteindre une réduction minimale du montant des achats transport de 5%. Le TMS applique toute une série de fonctions et de logiques en fonction des problématiques de l'entreprise. L’idée est de constituer des chargements performants en groupant intelligemment les ordres de transport. L’outil affecte ensuite à chaque expédition le prestataire le plus pertinent par rapport à des grilles tarifaires existantes.

Ces deux leviers permettent donc d’obtenir des gains minimums compris entre 5 à 10% qui rentabilisent en eux même l’investissement dans le TMS.
De son côté, la productivité des utilisateurs peut être doublée grâce à l’automatisation d’une série de tâches auparavant manuelles. Le cas typique est celui de l’affrètement. Sans outil, les équipes consacrent une grande partie de leur temps à relancer des transporteurs au téléphone ou à surveiller la bonne réception des fax, etc. Le système se charge de tout le process, le dématérialise et s’assure que les fournisseurs acceptent bien les ordres dans les délais sans intervention manuelle.
Ainsi, les utilisateurs peuvent se concentrer sur des activités à plus forte valeur ajoutée comme :

  • les prises de décision : nous sommes bien conscients que le principe de boîte noire ne peut pas fonctionner, les personnes ont toute leur place dans le processus d’optimisation du transport, en particulier dans des cas qui nécessitent une connaissance métier fine.
    Par exemple, les classements d’un ranking fournisseur basé sur un ensemble de critères (financiers, délais, qualité, émission de CO2, etc.) peuvent être ajustés manuellement si l’exploitation le décide. Il en va de même pour les groupages ou les tournées constituées. Nous laissons toujours la possibilité à l’utilisateur de modifier les résultats de ce qui a été calculé par le système.

la gestion des exceptions : cela peut en particulier concerner la recherche de transporteurs si l’affrètement ne peut être réalisé faute de prestataire référencé. »


Sur quels leviers, les transporteurs peuvent-ils encore jouer pour améliorer leur compétitivité ?

Patrick CHAUVEL, Directeur Commercial - GEOCONCEPT
Dossier Transport > Optimisation du Transport : outils et bonnes pratiques > (12/06/2014)

« La qualité de service au client évoquée en début d’entretien réduit considérablement les cas de livraisons ne pouvant aboutir du fait de l’absence du destinataire. Elle constitue donc, selon moi, un des leviers auquel on ne pense pas forcément en première analyse mais qui vient pourtant sensiblement renforcer la compétitivité des sociétés.
Au-delà du côté opérationnel, un autre levier plus organisationnel est très important. En phase de réflexion sur l’intérêt d’investir dans un moyen, des outils comme les nôtres permettent de reprendre les historiques de flux et de simuler ce qu’aurait donné une solution intégrant cette nouvelle ressource. Il est alors possible de se rendre compte si l’investissement est justifié, c'est-à-dire comment il contribuerait à optimiser l’activité.

Ce qui est possible pour un nouveau moyen, l’est également pour une ouverture d’implantation, une taille d’installation, une sectorisation ou le transfert de ressources d’un site sur un autre. »


Les leviers de réduction du budget transport dépendent-ils du secteur d’activité de l’entreprise ?

Bruno LACOSTE (Responsable Commercial) et de Philippe MARQUES (Responsable Activité SCE) - A-SIS
Dossier Transport > Optimisation du Transport : outils et bonnes pratiques > (10/06/2014)

« BL : Les leviers dépendent énormément de son activité.
Une société qui, jusqu’à présent, construisait ses tournées sur Excel en se basant sur des historiques de plans de transport établis il y a deux ou trois ans, sera confrontée à une forte complexité au moment de leur redéfinition à l’aide de son tableur. Son environnement sera en effet devenu très compliqué.
Dans un tel cas, la mise en place d’une solution comprenant un optimisateur de tournées permettra d’enregistrer des gains très rapides.

PM : Ces gains seront obtenus grâce à :

  • la réduction des transports à vide et des distances,
  • l’optimisation des groupages, par exemple en autorisant les co-chargements
  • l’optimisation des rechargements en particulier en constituant des boucles qui viendront remplacer les liaisons simples
  • etc.

BL : En phase amont, le client a généralement ses propres contraintes qu’il convient d’intégrer. Il ne s’agit donc pas de partir d’une feuille blanche. À partir de celles-ci, nous pouvons proposer différents scénarios pour l’évolution du schéma logistique en fonction de la stratégie de l’entreprise préalablement déterminée et qui donnera ainsi la cible à atteindre.
C’est à ce niveau que nous pouvons faire intervenir la valorisation de la totalité des flux entrant en jeu dans l’élaboration de la solution la plus performante.
L’objectif sera alors de délivrer le meilleur service client sur l’ensemble des éléments coûts, délais et qualité.

Cela devra permettre de bénéficier à court terme du retour sur investissement. Cependant au-delà de cet horizon proche, il conviendra de s’assurer que la solution correspondra également à la vision à plus long terme du schéma directeur défini par l’entreprise. Celui-ci pourra en outre être complété ou réorienté grâce aux résultats de l’étude proposée.

A ce titre, nous venons d’ailleurs de lancer une offre d’Order Management répondant aux problématiques d’optimisation de la distribution, en particulier dans l’univers multi-canal. Il s’agit d’enjeux qui touchent le secteur du retail et par voie de conséquence les prestataires logistiques gérant les dossiers de leurs donneurs d’ordre retailers.

Notre produit permet ainsi d’optimiser les flux pour assurer la livraison au consommateur dans les meilleures conditions. C’est-à-dire, réaliser les distributions à partir de l’entrepôt le plus pertinent en utilisant le bon mode de transport tout cela pour satisfaire la volatilité extrême des demandes clients actuelles, que les commandes soient passées via Internet ou directement en magasin. »


Sur quels sont autres leviers jouer ?

Henri BERINGER, Directeur Général - Quintiq France
Dossier Transport > Optimisation du Transport : outils et bonnes pratiques > (22/05/2014)

« Une fois les grandes décisions de structure de la supply chain optimisées, les décisions sur les niveaux de stocks de sécurité sont « dimensionnantes ». Nous proposons à ce titre des solutions intégrées de gestion de stock multi échelon.
Lorsque l’organisation n’est pas optimale, il faut malheureusement mettre en place des actions de rattrapage particulièrement coûteuses (par exemple utiliser l’avion au lieu du train).
Pour se prémunir de telles dérives, l'utilisation d'un modèle efficace est nécessaire. Les bons niveaux de stocks sont définis à partir de prévisions robustes tenant compte de la volatilité de la demande. Des stocks déportés facilitent par exemple le respect des délais. Les engagements des transporteurs sont eux-mêmes très importants.
Enfin, la planification et optimisation réactive et intégrée de la production et du transport permet des gains de productivité considérables. »


 

Contactez notre équipe