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Bilan 2021 du fret fluvial : Le transport fluvial de marchandises en croissance

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Paris, le 31 mai 2022

Voies navigables de France (VNF) a présenté les chiffres du trafic de marchandises par voie fluviale en 2021.

Avec 52,5 millions de tonnes transportées en 2021, le transport fluvial de marchandise affiche une hausse de +4% en tonnes-kilomètres (t-km) et de +3,1% en volumes par rapport à 2020. Cela représente l’équivalent de plus de 2 625 000 camions évités sur les route.

Ce résultat est notamment le fait d’une belle croissance de l’usage du fluvial pour la filière des matériaux de construction qui représente 23,7 millions de tonnes soit une progression de +16,8% par rapport à 2020. Ce bilan vient démontrer la confiance des professionnels dans ce mode, qui émet moins de CO2 à la tonne transportée et contribue à la transition écologique.



Avec 52,5 millions de tonnes transportées en 2021, le transport fluvial confirme toute sa pertinence

Après une année 2020 marquée par un repli lié à la crise sanitaire (- 11,6% en t-km, -10,7% en tonnes), l’année 2021 renoue avec la croissance du trafic fluvial. Cette croissance est toutefois tempérée par le résultat d’une campagne céréalière en recul, alors que la filière pèse près d’un tiers du total. Hors filière agricole, l’activité progresse de +12,5% en t-km en 2021.

Le trafic intérieur confirme sa dynamique, avec une croissance de +6,5% en t-km (près de 4,6 milliards de t-km) et de +5% en volumes (29,6 millions de tonnes transportées). Dans ce contexte, les importations augmentent de +1,9% en t-km (un peu plus d’un milliard de t-km) et de +3,7% en tonnages (9,5 millions de tonnes).

Les exportations connaissent elles une légère baisse de -2,9% en t-km (1,2 milliard de t-km) et de -1,7% en volumes (12,8 millions de tonnes transportées), grevées par les résultats de la campagne céréalière.

Pour Thierry Guimbaud, Directeur Général de Voies navigables de France, « ces résultats nous confortent dans la reprise de fond de l’activité fluviale. Malgré une longue période de crise, nous continuons de voir de plus en plus de chargeurs et d’acteurs se tourner et s’intéresser au transport fluvial. Le réseau fluvial est fluide et non saturé, il pourrait accueillir jusqu’à 4 fois plus de trafic sur certains axes comme la Seine ou le Rhône. Il est sous exploité alors qu’il est le mode de transport de fret le plus écologique. Il est urgent de booster le report modal. »





Une belle progression du secteur des matériaux de construction

Depuis plusieurs années la filière des matériaux de construction est progressivement devenue la principale filière du fret fluvial. En 2021, elle connait encore une progression importante avec une hausse de +16,8% en t-km (à près de 2,7 milliards de t-km) et +5,6% en volumes (avec 23,7 millions de tonnes transportées), dans le prolongement de la reprise observée au second semestre 2020 (+6,5% en t-km). Le secteur dépasse ainsi son niveau d’avant crise et atteint un trafic qui n’a pas été enregistré depuis 1992.

Traditionnellement l’un des principaux secteurs recourant au transport fluvial, du fait de son besoin de solutions massifiées, le secteur agricole enregistre une baisse sensible de ses trafics en 2021, de -12,7% en t-km (à 1,9 milliard de t-km) et de -9,7% en volumes. Avec 12 millions de tonnes transportés, la filière reste néanmoins un utilisateur majeur de ce mode de transport. Ces résultats à la baisse s’expliquent par un faible niveau d’activité de la filière agricole durant le 1er semestre 2021 (-30,5% en t-km), qui a pu néanmoins être contrebalancé par une reprise du trafic durant le second semestre (+10,6% en t-km sur cette période), du fait notamment de la nouvelle campagne céréalière.

Secteur très impacté en 2020 du fait de la crise sanitaire, la métallurgie a connu un rebond en 2021, avec une hausse de +17,9% en t-km (plus de 568 millions de t-km) et de 16% en volumes (avec 3,9 millions de tonnes transportées). La progression de cette filière est liée à l’augmentation des trafics sur la Seine, mais également aux exportations vers l’Allemagne depuis le Nord et le Grand-Est.

La filière chimie / engrais enregistre également une croissance notable de son trafic, avec une hausse de +11,5% en t-km (près de 524 millions de t-km) et surtout de +29,7% en volumes (4,3 millions de tonne transportées). Le secteur profite notamment des travaux de dragage dans le Nord qui ont généré une progression de +43,1% en t-km sur ce bassin et de la hausse des transports d’engrais et de produits chimiques depuis Fos-sur-Mer.

De son côté, le secteur de l’énergie se stabilise, avec une hausse de +2,3% des volumes transportés (4,5 millions de tonnes), malgré une très légère hausse de +0,8% en t-km (près de 572 millions de t-km).

Enfin, l’activité de transport de conteneurs et de colis lourds est orientée à la hausse en 2021 (+3,4% en EVP à près de 583 000 EVP).


Une croissance portée par le dynamisme des échanges dans les grands bassins fluviaux

Souvent, il est dit que le fret fluvial ne représente que 3% du trafic national de marchandises. Néanmoins, le périmètre géographique des réseaux routiers, ferrés et fluviaux sont sans commune mesure les uns avec les autres. Pour comparer avec pertinence la performance des différents modes de transport de marchandises, il semble plus pertinent de se baser sur le même périmètre géographique.

Selon Thierry Guimbaud, « Ne réduisons pas le transport fluvial à 3% ! Si l’on regarde à périmètre égal, sur les départements traversés par un réseau fluvial à grand gabarit (permettant de transporter une très grande quantité de marchandises), la part modale du fluvial est plutôt de l’ordre de 10 à 30% en t-km. »

Ainsi, la tendance par grands bassins vient souligner la bonne dynamique du transport fluvial dans la plupart des régions.

Sur le bassin de la Seine, on observe une hausse sensible du trafic de +8,2% en t-km en 2021 (plus de 3,8 milliards de t-km) et de +3,3% en volumes (22,1 millions de tonnes transportées). La filière des matériaux confirme sa progression avec une croissance de +20,9% en t-km (plus de 2 milliards de t-km) et de +7,6% en volumes (15 millions de tonnes transportées), grâce à l’augmentation des transports de terres pour remblais depuis l’Ile de France vers la Normandie. La filière métallurgique enregistre quant à elle une croissance spectaculaire de +34,3% en t-km (289,3 de t-km) et de +29,6% en volumes (1,1 million de tonnes transportées), liée aux importations de tôles et de colis à chaud depuis l’étranger vers l’Ile de France et à l’accroissement des flux de déchets et de ferrailles à destination du Nord et de la Belgique.

Deuxième bassin en terme de volume, l’axe rhénan français enregistre 10,8 millions de tonnes transportées et 915 millions de t-km en 2021. Il est à noter que le Rhin a été le théâtre de crue sans précédent au cœur de l’été ce qui a empêché la navigation sur un temps donné. Deux filières voient néanmoins leurs échanges croitre : le secteur métallurgique (+15% en t-km et +10,5% en tonnages), du fait de l’accroissement des transports de déchets et de ferrailles au départ de Strasbourg à destination de la Moselle et de l’étranger, et la chimie (+5,7% en t-km et +13,6% en volumes).

Le trafic dans les Hauts de France enregistre quant à lui une croissance de +7,1% en t-km (plus de 915 millions de t-km) et de +12,3% en tonnages (10 millions de tonnes transportées). Ces excellents résultats sont notamment dus au dynamisme de la filière des matériaux de construction, en hausse de +21,7% en t-km dans la région grâce à l’augmentation des flux de matériaux au départ du bassin vers la Seine et le Nord-Est, mais aussi à la filière chimique, qui augmente fortement (+43,1% en t-km), du fait travaux de dragage du canal de Condé-Pommeroeul et de la Lys.

Le bassin mosellan voit également son trafic fluvial augmenter en 2021, avec une hausse de +7,2% en t-km (à 439,3 millions de t-km) et de +3% en volumes (près de 5,9 millions de tonnes transportées). On notera notamment la progression de +8,9% en t-km de la filière métallurgique, du fait de l’augmentation des exportations à destination de l’Allemagne et de la Belgique. Ces résultats permettent au bassin mosellan de retrouver son niveau d’avant crise (+10,4% en t-km par rapport à 2018).


 

À propos de VOIES NAVIGABLES DE FRANCE – www.vnf.fr

Fort de plus de 4 000 personnels mobilisés au service du fluvial, Voies navigables de France entretient, exploite et développe le plus grand réseau européen de voies navigables : 6 700 km de fleuves, canaux et rivières canalisées, 4 000 ouvrages d’art (écluses, barrages, pont-canaux,…) et 40 000 hectares de domaine public fluvial.
Au travers de ses missions, l’établissement répond à trois attentes sociétales majeures :
• il créé les conditions du développement du transport de fret ;
• il concourt à l’aménagement du territoire et au développement touristique ;
• il assure la gestion hydraulique en garantissant la sécurité des ouvrages et les différents usages de l’eau et en luttant contre les inondations et le stress hydrique. Il favorise également le développement de l’hydroélectricité et préserve la biodiversité.



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