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Supply Chain & environnement : la donnée a aussi son rôle à jouer

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Avis d'expert de Mickaël Devena, VP Southern Europe & LatAm chez project44


24/11/2021

La COP26 se déroule actuellement à Glasgow, avec un enjeu clair : diminuer l'empreinte carbone qui pèse fortement sur le réchauffement climatique.

Comme le souligne, sans grande surprise, le dernier rapport du GIEC sur l'impact de l'activité humaine, les émissions de CO2 contribuent au réchauffement climatique. Cela n'est bien sûr pas sans rappeler leur rapport de 2013 qui expliquait déjà que « chaque tonne d'émissions de CO2 contribue au réchauffement de la planète ». A cet égard, le secteur de la supply chain fait l'objet d'une attention toute particulière, car il représente aujourd'hui environ un cinquième des émissions mondiales de dioxyde de carbone (CO2). Alors que d'autres secteurs ont déjà commencé, de manière progressive, à réduire leurs émissions, celui de la supply chain prend du retard.

Mickaël Devena, VP Southern Europe & LatAm chez project44

Mickaël Devena, VP Southern Europe & LatAm chez project44


S'appuyer sur les bonnes données pour prendre les bonnes décisions

D'Ikea à Unilever, en passant par Apple et Coca-Cola, beaucoup de grandes marques ont déclaré publiquement leur ambition de neutralité carbone d'ici plusieurs années. Si l'initiative est louable, les objectifs restent vagues, notamment sur leur supply chain. Seulement 36 % des supply chains viennent de commencer à mesurer leur impact sur le développement durable ou le climat, et plus d'un quart ne le font pas du tout.

Il existe un manque flagrant de visibilité au sein des supply chains, car souvent complexes et multidimensionnelles. Mesurer l'impact environnemental complet d'une chaîne d'approvisionnement est une tâche ardue, mais elle se révèle nécessaire pour atteindre certains objectifs de durabilité. En effet, sans connaître au préalable la base de référence actuelle, il est impossible de savoir s'il on se dirige dans la bonne direction.

Pour réussir à analyser la visibilité d'une supply chain, il faut utiliser une approche à multiples facettes. Comme l'estime un récent rapport du Forum Économique Mondial, la digitalisation a le potentiel de réduire les émissions liées à la logistique de manière conséquente. Cependant, 50 % des entreprises doivent encore faire le premier pas dans cette initiative. Les données fournies par les supply chains peuvent participer à la réduction des pratiques qui favorisent le gaspillage, mais pour ce faire, ces données doivent être aussi fiables que possible. Elles peuvent par exemple se servir des logiciels créés récemment avec pour objectif de faciliter l'approvisionnement durable, la visibilité des émissions de la supply chain, la gestion et le suivi des fournisseurs, et ainsi permettre le fonctionnement optimal d'une économie circulaire, où les produits réintègrent les processus.



Les entreprises ressentent de plus en plus de pression de la part des consommateurs et des gouvernements. Ces derniers souhaitent notamment avoir la visibilité la plus complète, et en temps réel, à chaque étape de la chaîne de valeur (de la commande jusqu'à la réception d'un produit), ainsi que les matériaux utilisés dans la fabrication ou encore si la production est respectueuse de l'environnement. Pour y arriver, les entreprises peuvent, par exemple, utiliser avec plus d'agilité les technologies de visibilité mises à leur disposition, afin de les aider à mieux analyser les expéditions. Cela les aidera à identifier les domaines à améliorer, en choisissant les itinéraires et les modes de transports qui créeront le moins de déchets. Cela est bien sûr très ambitieux, car la plupart des systèmes de gestion des transports actuellement utilisés ne prennent en compte que deux facteurs lors du choix d'un transporteur : le coût et les performances. Il faudrait donc y ajouter une troisième dimension, à savoir la mesure de l'empreinte carbone, afin de pouvoir prendre des décision maîtrisées qui s'alignent sur des objectifs en matière d'émissions. Bien que de nombreuses entreprises doivent encore relever ce défi, il s'agit d'un modèle auquel toutes devraient aspirer.

Aujourd'hui, la visibilité des données représente un potentiel important. Par exemple, 11 millions de tonnes de CO2 et 180 000 tonnes d'oxyde d'azote sont produits chaque année du fait des déplacements longs et lents des camions. Le constructeur automobile Magna International, qui a produit plus de 3,5 millions de véhicules, a analysé ses données de visibilité pour identifier les améliorations de processus possibles. L'entreprise a constaté que les expéditions étaient en retard dans 2 % des cas et en avance dans 50 % des cas, et que ces deux scénarios entraînaient des rendez-vous manqués lors de l'arrivée aux docks. Grâce à l'accès à des informations plus poussées, ils ont pu améliorer les processus afin d'augmenter de 40 % l'arrivée de leurs expéditions dans une fenêtre de rendez-vous de 30 minutes, réduisant ainsi considérablement le temps d'attente.


Un travail collectif pour mettre en valeur la data

Les nombreux efforts de collaboration au sein de l'industrie du transport de marchandises prouvent qu'il y existe une volonté de changement. Toutefois, pour exploiter le pouvoir des données, et favoriser des supply chains durables, il faut aller plus loin. Pour assurer une visibilité maximale, chaque acteur doit faire preuve de transparence et adopter un véritable esprit d'équipe. En d'autres termes, pour tirer efficacement parti des avantages des stratégies de durabilité fondées sur les données, il est nécessaire de mettre en commun les données « vertes » au sein de la supply chain en parallèle. Si chaque partie concernée y met du sien, ce sera un premier pas vers une industrie plus durable. Cela permettra au secteur des transports de gagner du temps, pendant que des nouvelles technologies telles que les véhicules électriques et à hydrogène continueront d'être développées.

De fait, l'industrie sera prête à mesurer l'impact des technologies vertes, lorsqu'elles seront à même d'être adoptées en masse. Une fois la base de référence établie, il sera possible de s'assurer que ces technologies jouent le rôle transformateur attendu à l'avenir.

*Etude sur l'équilibre de la supply chain, août 2020


 

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project44 est la première plateforme de visibilité avancée pour les expéditeurs et les prestataires de services logistiques. project44 connecte, automatise et fournit une visibilité sur les processus de transport clés afin d'accélérer la prise de conscience et de réduire le temps nécessaire pour transformer cette prise de conscience en actions. En s'appuyant sur la puissance de la plateforme cloud project44, les entreprises augmentent leur efficacité opérationnelle, réduisent leurs coûts, améliorent leurs performances d'expédition et offrent une expérience exceptionnelle à ses clients. Connecté à des milliers de transporteurs dans le monde entier et disposant d'une couverture complète pour tous les dispositifs ELD et télématiques du marché, project44 prend en charge tous les modes de transport et les types d'expédition, y compris l'aérien, le colis, le dernier kilomètre, le chargement partiel, le chargement partiel en volume, le groupage, le chargement complet, le ferroviaire, l'intermodal et le maritime. En 2021, project44 a été nommé leader parmi les fournisseurs de visibilité du transport en temps réel dans le Magic Quadrant de Gartner.

Pour en savoir plus, visitez le site www.project44.fr



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