| Contrôler
le process de fabrication
Dès
leur arrivée, les matières
premières sont identifiées
puis taguées au moyen de puces Rfid
d’une capacité de 2 ko afin
d’assurer leur suivi durant tout le
circuit de fabrication. À chaque
manipulation, les informations relatives
aux produits – nature du principe
actif, numéro de lots, dates de péremption…
– contenues sur les puces sont transmises
au système qui valide chaque étape
en contrôlant le strict respect des
procédures de fabrication et la conformité
des opérations. Les données
de chaque préparation sont enregistrées
en temps réel par le système
qui peut, le cas échéant,
mettre à disposition instantanément
toutes les informations d’un dossier
de fabrication.
Un
système d’alertes, allant de
G1 à G5, en fonction de la gravité,
permet de prévenir tout dysfonctionnement.
«
Une erreur d’enregistrement en
réception par exemple, est classée
G5, graduation la plus élevée,
de même que la non lecture d’un
tag », explique Olivier Bousquet,
Directeur Général, Axyome.
Fonctionnant
en circuit fermé, l’application
utilise une centaine de tags réinscriptibles,
réduisant ainsi son coût. L’investissement
total s’est limité à
20 000 euros.
Parfaitement
reproductible, cette solution peut être
adaptée à d’autres processus
dans l’univers hospitalier comme la
stérilisation notamment.
«
Dans ce cas précis, les puces
Rfid s’imposent par rapport aux codes
barres qui tiennent mal sur le matériel
à stériliser et qui résistent
difficilement aux environnements hostiles
», souligne Olivier Bousquet.
Mais
au-delà, l’utilisation de la
Rfid pourrait constituer un premier pas
vers le déploiement du concept d’informatique
omniprésente qui repose sur la capacité
des objets à communiquer entre eux
sans intervention humaine.
Un
vieux rêve qui pourrait bien devenir
réalité. |