Les
"bonnes pratiques" mises en œuvre
sont donc largement le fruit d’un calcul
économique : en témoignent
les types d’actions mises en avant par les
entreprises, qui présentent le plus
fréquemment l’avantage de concilier
simultanément réduction des
coûts et des émissions polluantes.
Interrogés sur les actions "durables"
menées dans le champ du transport
et de la logistique, les chargeurs insistent
fortement sur l’amélioration du taux
de remplissage, mais mettent également
en avant le raccourcissement des flux, l’optimisation
des tournées ainsi que leurs efforts
en termes de conditionnements et emballages.
Partant de là, le rapport liste les
bonnes pratiques menées par certains
acteurs et consacre une large part aux actions
susceptibles d’être mises en œuvre
afin de réduire les impacts du secteur
sur l’environnement:
• Optimisation de l’exploitation
(rationalisation des flux, mutualisation
entre acteurs, réduction des emballages,
éco-conception des produits, livraison
à domicile…)
• Modification de la structure du
réseau logistique et de production
(déspécialisation des usines,
relocalisation, sourcing, localisation des
plates-formes, ajustement des architectures
de réseaux de distribution…)
• Utilisation de systèmes d’informations
• Transfert modal
• Utilisation de véhicules
propres (Gaz Naturel Véhicules, hybrides…)
• Eco-conduite
Interrogés sur les priorités
qu’ils comptent faire valoir pour
améliorer la prise en compte du critère
environnemental dans les décisions
relatives à la supply chain, les
chargeurs font de l’amélioration
du taux de remplissage, de l’optimisation
des tournées, de la réduction
des kilomètres à vide, de
la réduction des emballages et du
développement du transport intermodal,
des pistes de progrès majeures.

En
parallèle, près d’un
tiers des chargeurs interrogés ont
introduit des critères de performance
environnementale dans les appels d’offres
auprès des transporteurs et des prestataires
logistiques.
Pour
l’heure cependant, les principaux
partenariats entre chargeurs et prestataires
relèvent souvent de démarches
informelles. Parmi les critères de
performance environnementale utilisés
pour sélectionner les prestataires,
le taux de remplissage des véhicules
arrive en tête, suivi des caractéristiques
relatives à la flotte de véhicules
(normes Euro et âge du parc) et de
la certification des entreprises (ISO 14001,
EMAS…).

Parmi
les entreprises qui n’ont pas actuellement
introduit de critères environnementaux
dans leur procédure de sélection
de leurs prestataires, la majorité
(58%) annonce l’envisager à
l’avenir. Dans ce cas, le critère
de sélection serait principalement
l’exigence de véhicules récents
(normes Euro IV ou V). Près d’un
quart des responsables interrogés
vont même plus loin en intégrant
des actions/objectifs, plus favorables au
respect de l’environnement, directement
dans leurs contrats.
La responsabilité sociale et
environnementale des entreprises comme outil
de régulation de la demande de transport
? - AFT-IFTIM / ADEME / PREDIT – Septembre
2008
PREDIT(Programme de Recherche et d’Innovation
dans les Transports Terrestres): www.predit.prd.fr
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