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Focus extrait du Feuillet Environnement de TL&A, cabinet de conseil et bureau d’études dédié au secteur Transport / Logistique et au Développement durable.

Le Feuillet Environnement de TL&A
TL&A

En 2011, les transports ont été à l’origine de 69,8% de la consommation énergétique de produits pétroliers en France, proportion stable par rapport à l’année précédente.



Énergie

Pour la deuxième année consécutive, la consommation d’énergie de traction des transports a augmenté (+0,7%). Elle est resté toutefois inférieure à son niveau d’avant crise : 51,9 millions de Tep (tonnes équivalent pétrole) en 2011 contre 53 millions en 2007, avant la crise.

Le transport routier de marchandises a été responsable de 30,3% de la consommation d’énergie de traction des transports en 2011. Il a été le principal contributeur de cette hausse avec +1,8% en 2011 même s’il n’a pas encore retrouvé son niveau de 2007. Les voitures particulières ont été responsables de 45,9% de la consommation d’énergie de traction.

Le transport aérien a connu de nouveau une hausse de sa consommation énergétique (+4%) en lien avec la reprise du transport aérien de 2011. Sa consommation a effacé les effets de la crise de 2009 et retrouvé ainsi son niveau de 2006.

Après trois années consécutives de baisse, le transport maritime a vu sa consommation progresser de 7,4% en 2011. Il a ainsi représenté 5,1% de la consommation énergétique des transports soit -0,5 point par rapport à 2000.

En 2011, le transport ferroviaire a enregistré une baisse (-0,2%) qui s’inscrit dans la tendance des dernières années. Ce mode de transport a représenté seulement 1,6% de la consommation totale d’énergie de traction des transports, en Tep, pour 9,6% des t.km terrestres intérieures (y compris oléoducs et transit) et 10,6% des voyageurs.km.

Les carburants issus du pétrole restent prépondérants avec plus de 90% de la consommation totale du secteur. L’électricité représente 1,6%.


Gaz à effet de serre

En 2011, les émissions de gaz à effet de serre (GES) des transports renouent avec la baisse (-0,5%), après une hausse en 2010 (+1,7%). Entre 2000 et 2011, les émissions de GES des transports ont ainsi diminué de 4,5% (contre +16,1% entre 1990 et 2000). Les émissions de CO2, qui représentent plus de 95% des émissions de GES des transports, diminuent de 0,6%, après une hausse de 1,2% en 2010. Cette évolution est cependant très faible par rapport à celle de l’ensemble des secteurs (-7,2% en 2011).

Les émissions de CO2 des transports dépendent essentiellement (à 95%) des émissions de la route. Celles-ci diminuent plus vite que dans l’ensemble des transports (-0,8%, contre +1,3% en 2010), avec un ralentissement de la croissance de la circulation routière (+0,8%, après +1,5% en 2010).

Sur longue période, l’absence de véritables énergies de substitution aux moteurs essence et diesel n’a pas permis d’obtenir dans le transport routier les réductions d’émissions observées dans les autres secteurs (+8,2%, contre -11,4% pour l’ensemble des secteurs entre 1990 et 2011). En 2011, les transports représentent 36,5% des émissions de CO2 de l’ensemble des secteurs (contre 34,1% en 2010, et 30,2% en 1990).

La mesure de la contribution globale des transports au réchauffement climatique tient compte des émissions des autres gaz recensés dans le protocole de Kyoto, ramenés à des tonnes d’équivalent CO2. Les transports ne produisent ni SF6, ni PFC et émettent marginalement du CH4 et du N2O.

En revanche, ils sont à l’origine de 29,5% de l’ensemble des émissions de HFC, soit 4,9 millions de tonnes d’équivalent CO2. Leur forte croissance depuis 1990 reflète le développement de la climatisation des véhicules, notamment des voitures particulières mais aussi des trains et des véhicules frigorifiques. Pour ces derniers, la croissance reflète aussi la substitution à des HFC d’autres gaz réfrigérants désormais interdits et non mesurés dans les inventaires du Citepa.

En 2011, les émissions de GES hors CO2 des transports augmentent très légèrement, après une hausse de 14,9% en 2010. Les GES hors CO2 représentent 4,8% des émissions de GES des transports, soit une part comparable à celle de 2010.



Artificialisation

Les infrastructures de transports représentent un peu moins de la moitié des surfaces artificialisées, soit environ 4% de la surface totale du territoire métropolitain. Elles ont de multiples impacts sur les milieux naturels.

Les surfaces revêtues sont imperméabilisées ce qui entraîne de nombreux impacts environnementaux, en particulier sur le cycle de l’eau, perturbé en quantité et qualité. En effet, les surfaces imperméabilisées accentuent et accélèrent les phénomènes de ruissellement, amplifiant l’effet des épisodes de sécheresse et d’inondations, la perte de zones humides et de leur rôle tampon, y compris vis-à-vis de la recharge des nappes superficielles. De plus, les eaux de ruissellement se chargent de matières en suspension et transportent différents polluants.

Consommation d'énergie de traction des transports (en millions de TEP)

Figure 1 : Consommation d'énergie de traction des transports (en millions de TEP)

Par ailleurs, les infrastructures linéaires de transport, conduisent à la perte de connexions écologiques, à la fragmentation et au cloisonnement des milieux naturels, notamment du fait de la circulation des véhicules, mais aussi des obstacles qui les entourent ou qu’elles constituent.

Les infrastructures de transport (hors immeubles mais y compris chemins forestiers et agricoles) occupent 2,3M d’hectares en 2010, soit 4,1% du territoire métropolitain et plus de 47% des surfaces artificialisées (qui occupent 8,9% du territoire en 2010). Leur surface estimée est environ trois fois plus élevée que celle occupée au sol par le bâti. Elle est aussi un peu plus élevée que celle occupée par les autres espaces artificialisés, qui comprennent les espaces verts urbains et les équipements sportifs et de loisirs.

Durant les quatre dernières années, la surface occupée par les infrastructures de transport s’est accrue de 161.000 ha (+7,4%). Cet accroissement est plus important entre 2006 et 2008 (+59.000 ha par an) qu’en fin de période avec +28.000 ha en 2009 et seulement 14.000 hectares supplémentaires en 2010. Les infrastructures de transport non bâties sont ainsi passées de 3,9% du territoire métropolitain en 2005 à 4,1 % en 2010.

En quatre ans, l’extension de la surface des infrastructures de transport a été un peu moins rapide que celle de la surface du bâti (+7,4% contre +9,5%) mais en quantité elle constitue une augmentation plus importante que celle des sols bâtis (+74.000 ha). De fait, entre 2006 et 2008, la croissance de l’emprise des infrastructures de transport était liée à des infrastructures interurbaines. En fin de période, l’accroissement de ces deux types de surfaces se rapproche (+15.000 ha pour le bâti) avec la fin de la construction de grands axes autoroutiers ou de la LGV-Est Europe. Au total, les infrastructures de transport représentent la plus grande part de l’extension des surfaces artificialisées sur la période 2006-2010, elles contribuent pour moitié aux + 6,9% des surfaces artificialisées.

Les transports en 2010 - SOeS - Juin 2011


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