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Pour quels trafics?
Les prévisions de trafic à
l’horizon 2020 sur le réseau
Seine-Escaut conduisent à une part
modale de la voie d’eau sur le corridor
Nord de 10%, soit 15,6 millions de tonnes
en 2020. Cela conduirait globalement à
faire passer en 10 ans la part de la voie
d’eau de 3 à 6% au niveau national.
Les produits transportés devraient
concerner d’abord les vrac solides
(68% des trafics en 2020) (matériaux
de construction, céréales,
produits agro-industriels, combustibles,
engrais…) mais le canal est aussi
attendu sur le trafic de conteneurs maritimes
(18%) ou d’autres secteurs émergents
(chimie, produits recyclables, automobiles,
colis lourds, conteneurs terrestres…).
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Pour quels bénéfices?
Les
bénéfices du projet Seine-Nord
Europe, évalués à 10
Mds € sur 50 ans, reposent principalement
sur les économies de coûts
de transport. Le grand gabarit permettra
le transport sur des convois allant jusqu’à
4400 tonnes, contre 650 tonnes aujourd’hui
sur le canal du Nord. Cette massification
a un effet immédiat sur le coût
du transport, qui bénéficie
directement aux utilisateurs. Le bénéfice
est évalué à 8,1 Mds
€. Le report modal devrait permettre
d’éviter 500.000 camions et
250.000 tonnes de CO2 en 2020. Les nuisances
externes (congestion, sécurité.)
seront également fortement diminuées.
L'économie de coûts environnementaux
générée est de 2,4
Mds€.
> Quels emplois?
La construction du canal devrait entraîner
la création d’environ 4500
emplois directs durant la construction,
auxquels s’ajouteront autant d’emplois
induits par le chantier. A terme, plus de
6000 emplois devraient ainsi être
créés dans le transport fluvial.
Les nouvelles plates-formes pourraient générer
3200 emplois d’ici 2020. La structuration
de l’hinterland des grands ports maritimes
s’appuie sur le développement
de l’ensemble des plates-formes multimodales
mises en réseau. Le bon développement
de ces zones d’activités économiques
directement liées au canal devrait
permettre la création d’environ
15 000 à 18 000 emplois d’ici
à 2020. Viennent s'ajouter les emplois
liés à l’exploitation
du canal (60) mais aussi ceux liés
à la construction et la réparation
navale, au tourisme…
> Quels financements?
Les financements publics initiaux (à
la construction du canal) représentent
environ 50% du coût du projet, l’autre
moitié étant financée
par les partenaires privés en s’appuyant
notamment sur des structures de financement
institutionnel (BEI, Fonds d’Epargne…).
La plus grande partie du remboursement du
préfinancement par le partenaire
privé se fait par les utilisateurs
du projet (sur-péages, location et
redevances des plates-formes…), l’autre
partie étant remboursée par
l’AFITF (via les recettes de la taxe
poids lourds) et les revenus des activités
annexes du partenaire privé.
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