Le
bon modèle d’étude
Les études d’étalonnage concurrentiel sont
généralement des procédés qui sont issus
d’un commun accord entre les participants,
internes ou externes, en lien à leur contenu,
leur forme et leur précision. Il est important
de bien comprendre le périmètre de recherche
et le type de modèle à emprunter pour mener
à terme ce genre d’étude. En somme, une
étude interne s’applique bien afin de comparer
l’efficacité des processus entre diverses
plateformes logistiques d’une même entreprise.
Cette approche est pratique courante entre
les plateformes d’une entreprise positionnées
sur différents continents. Des études concurrentielles
et stratégiques tendent, quant à elles,
à comparer les pratiques ou les objectifs
stratégiques de l’entreprise face à ses
concurrents. Il s’agit d’une approche moins
facile à implanter, mais qui dévoile beaucoup
d’information à ses participants.
En
revanche, les études génériques et fonctionnelles
sont axées vers la comparaison entre des
entreprises non concurrentielles et ayant
en commun leur industrie ou leurs processus
critiques.
Enfin,
pour les entreprises cherchant à faire évoluer
certaines activités critiques en contexte
de compétitivité accrue, une étude organisationnelle
à plus large portée permet d’établir les
lignes directrices à suivre par l’ensemble
des départements impliqués. Le succès de
cette approche réside particulièrement dans
le gain global de la performance d’une entreprise
et la symbiose des différents départements.
Tous ces modèles se ressemblent, mais ils
nécessiteront une approche différente lors
de la mise en place de leurs paramètres.
Les
étapes critiques
Peu importe le modèle choisi, certaines
phases d’une étude d’étalonnage
concurrentiel restent primordiales à
mettre en place, à l’interne
comme à l’externe. Le point
d’origine se doit d’être
la sélection du type d’étude.
Le choix doit être approuvé
par l’ensemble des participants, et
ce, dans la mesure où tous sont à
l’aise face à la méthodologie
de collecte d’information. Certaines
entreprises sont plus hésitantes
à ouvrir leurs portes à des
visites ou à tout type d’audit.
Par conséquent, la sélection
d’une méthodologie basée
sur l’envoi d’un questionnaire
à choix multiples ou à réponses
ouvertes tend à sécuriser
le volume d’information partagé.
Évidemment, certaines études
entre des entreprises non concurrentes sont
plus rapidement et facilement réalisables
en planifiant une visite ou des tables rondes
de discussions entre les acteurs des départements
impliqués. Par la suite, il est d’autant
plus important de parler le même langage
afin d’éviter toute confusion.
La mise au point d’un lexique et d’une
documentation de préparation préliminaire
peuvent aussi simplifier la compréhension
des données recueillies. Une fois
validé par l’ensemble des participants,
il devient pratiquement impossible qu’il
y ait interprétation de concepts
ou de processus. Finalement, il faut pouvoir
compter sur l’implication régulière
et soutenue des divers participants. Chaque
participant doit s’engager à
livrer l’information requise selon
les délais et dans les termes établis.
Plus ce genre d’exercice s’étend
au-delà de ses échéanciers,
moins les participants auront tendance à
sentir la valeur perçue des résultats.
Le
benchmarking et le respect des participants
Une étude d’étalonnage
concurrentiel n’est pas une démarche
de vol de secret professionnel ou de propriété
intellectuelle. Il est nécessaire
de comprendre que ce n’est que par
la confiance et la transparence entre les
participants que le succès d’une
telle étude peut être ressenti.
L’atout d’une entente contractuelle
solide est non négligeable et s’avère
une assurance importante à une entente
entre les entreprises.
David
Pelletier
Conseiller, Groupe GCL
www.gclgroup.com
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