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De la commande à la préparation
Certaines
entreprises, qui ont lancé leur boutique
en ligne dans le but de créer une vitrine,
se retrouvent aujourd’hui avec un magasin
principal à gérer depuis leur centre de
distribution. Cette situation permet de
comparer les boutiques en ligne aux magasins
traditionnels d’envergure nationale (forte
fréquentation). D’ailleurs, un des axes
principaux de réussite est la réactivité
logistique : comment servir un client dans
les meilleurs délais afin de satisfaire
son acte d’achat. Le temps entre la commande
et la livraison chez le client est donc
un des enjeux majeurs de la réussite.
Les
principaux acteurs de la VAD adaptent, réinventent
ou développent leur système de préparation
de commandes. Il faut aller plus vite, gérer
des volumes plus importants au détail et
avoir un taux de service optimisé. Les entrepôts
sont donc revus et adaptés pour atteindre
des rendements importants. Parallèlement,
des solutions industrielles et innovantes
sont développées pour suivre la cadence
: mécanisation, automatisation, transfert
d’informations, systèmes WMS et développements
spécifiques, …
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Ouverture européenne
La stratégie de distribution est essentielle
en vue d’une implantation européenne. Comme
pour la logistique traditionnelle, deux
modèles de distribution s'opposent : un
modèle centralisé (entrepôt unique) et un
modèle distribué architecturé autour de
plusieurs entrepôts.
Le modèle distribué a pour avantage principal
de limiter les coûts de transport. Il engendre
cependant des surcoûts par la répétition
des tâches qu'il implique sur les différents
centres de distribution (le réapprovisionnement,
par exemple).
Le modèle centralisé permet non seulement
de limiter les coûts structurels des entrepôts
(loyer, personnel, charges fixes, ...),
mais il offre aussi une meilleure optimisation
des produits en stock. Ce modèle permet
également de simplifier la gestion multi-pays.
La logique centralisée a aussi ses contraintes
: les coûts de transport sont évidemment
accrus en fonction de l'étendue du territoire
couvert. La langue peut aussi constituer
une barrière dans le cadre d'une implantation
centralisée, tout particulièrement lorsque,
par exemple, il faut traiter la gestion
des retours en provenance de tous les pays
d'Europe. Par ailleurs, le calcul économique
est en fonction d'un certain nombre de critères
comme le coût du foncier, la flexibilité
et la mobilité de la main-d'oeuvre, ses
qualifications, la densité et la qualité
des infrastructures logistiques (routes,
aéroports et sociétés de transport), sans
oublier la qualité de service du transporteur.
@ Le transport
Un
des avantages principaux pour le consommateur
final est la possibilité de commander et
d’être livré depuis n’importe quel endroit.
Que l’on soit dans un village ou au coeur
d’une grande métropole européenne, la procédure
logistique reste sensiblement la même. Le
transport prend alors le relais, c’est un
des enjeux principaux de la VAD. L’optimisation
des réseaux postaux et des interfaçages
européens permet aujourd’hui de faciliter
ces échanges. La qualité du transporteur
s’évalue donc sur son taux de service (respect
des délais de livraison) ainsi que sur sa
capacité à traiter les imprévus : problème
d’adresse, refus de livraison, etc.
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La gestion des retours
En
VAD, les retours clients sont légalement
obligatoires (délais de rétractation) dans
la majorité des pays européens. La maîtrise
des processus opérationnels est fondamentale
pour traiter la logistique inversée. Le
temps de traitement, le contrôle de la qualité
et la remise en stock sont des procédures
complexes et coûteuses. Cependant, c’est
un facteur de profitabilité pour l’entreprise
: une compréhension avancée du flux et un
équipement adapté sont des points cruciaux
pour optimiser le traitement.
De
son côté, le marché nord-américain est également
sur une tendance haussière. Le développement
est principalement dû au changement des
habitudes de consommation, comme cela a
été le cas en Europe. La population d’une
vaste zone géographique a l’opportunité
d’accéder à des catalogues de produits divers
qui ne restent plus l’exclusivité des principales
métropoles. Dans le contexte actuel, la
limitation des déplacements a également
un impact sur la vente à distance. Les sociétés
de livraison doivent faire face à une explosion
du nombre de colis.
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Jean
Brin
Conseiller, Groupe GCL
www.gclgroup.com
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