Seul
ce dernier critère peut être considéré comme
un standard de travail. Par contre, il ne
faut pas négliger l’usage d’autres techniques,
mais il est important de spécifier que celles
décrites précédemment ne mènent pas à des
standards de travail. Voici une définition
suggérée par le International Labor Office
: « les standards de travail reflètent la
mise en place de techniques conçues dans
le but d’établir le temps requis par un
employé qualifié pour accomplir une tâche
spécifique selon des critères de performance
prédéfinis ». Les ingénieurs industriels
se servent des techniques suivantes : des
études de temps et mouvements, le système
MOST, l’échantillonnage ainsi que des données
standards.
Monsieur
Frederick Winslow Taylor a écrit : « Nous
témoignons et ressentons le gaspillage des
biens matériaux. Maladroit, inefficace et
même parfois sans direction, voici comment
qualifier les mouvements de l’homme, tout
en ne laissant aucune trace. » Monsieur
Taylor savait alors qu’il fallait remédier
au problème relié à la gestion du temps,
problème que l’on retrouve encore aujourd’hui
dans les industries. Qu’il y est ou non
des standards de travail, la haute direction
se base sur l’information provenant du temps
alloué aux opérations journalières.
L’utilisation de standards de travail offre
aux gestionnaires une source d’information
exacte et concise. On doit donc considérer
les standards de travail comme des outils
permettant, entre autres, d’évaluer le rendement
des employés et non comme un substitut à
l’implication des superviseurs de l’entrepôt.
Utilisés dans un bon contexte, ils peuvent
contribuer grandement à l’amélioration de
la productivité.
Lors
de la phase de développement d’un projet
relié aux standards de travail, l’échéancier
est basé sur des méthodes efficaces et sécuritaires.
Les réticences face aux standards de travail
proviennent souvent d’un manque de compréhension
du concept suivant : une tâche accomplie
à moitié mais avec un minimum de mouvement
est plus efficace qu’une tâche faite rapidement
mais de façon inadéquate. Le but des standards
est de permettre aux employés de travailler
selon leur rythme pour atteindre leurs objectifs.
Les
employés familiers avec diverses méthodes
de formation vont facilement s’adapter aux
standards de travail. Les autres employés
auront plus de difficulté à s’ajuster, ce
sera donc la responsabilité des syndicats
d’assurer un certain support. Lorsque les
entreprises prendront conscience de ceci,
l’implantation des standards de travail
se fera sans problème, entraînant ainsi
des économies de coût. Les entreprises peuvent
retirer d’autres avantages en développant
des standards de travail :
• Comprendre le temps requis pour effectuer
chaque tâche ou activité pour mieux s’organiser
au niveau de la main-d’oeuvre;
• Comprendre l’étendue de chaque tâche et
activité dans le but d’éliminer ou de modifier
les activités non essentielles;
• Identifier les tâches effectuées en double
dans différents secteurs pour ainsi y apporter
les modifications requises pour éliminer
la duplication;
• Développer une base de données du temps
alloué à chaque activité s’ajustant au fur
et à mesure que des changements surviennent
au niveau des activités sans nécessairement
retourner en arrière et réévaluer l’activité
au complet.
L’utilité des standards de travail par rapport
à l’organisation de la main-d’oeuvre des
magasins peut s’avérer intéressante pour
les détaillants. Cela offre aux compagnies
la chance de mieux comprendre leurs activités
et le temps nécessaire pour effectuer chaque
tâche. Une analyse des avantages reliés
au développement des standards offrira au
détaillant un portrait exact de sa situation.
Cependant, dans la majorité des cas, les
bénéfices seront courts, mais avec un bon
retour sur investissement.
Antonio
Di Pasquale
Directeur de projet, Groupe GCL
www.gclgroup.com
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