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Dans certains secteurs d’activités, entre
autres celui de la vente par catalogue,
le retour de produits peut être équivalent
à 35% des ventes. Les résultats montrent
un taux de retour de 2-3% pour les produits
domestiques chimiques et jusqu’à 50% pour
les revues de publication.
Les coûts de logistique aux États-Unis sont
estimés à près de 862 milliards de dollars
en 1997 soit 10,7% de l’économie américaine
mentionne Delaney (1998). Pour ce qui est
de la logistique inversée, elle est estimée
à environ 4% des coûts de logistique soit
35 milliards de dollars en 1997 selon Stock
(2001). Rogers et Tibben-Lembke (1998) quant
à eux, mentionnent qu’il est difficile d’en
estimer le coût puisque bien des entreprises
ne connaissent pas l’ampleur des activités.
Dans «Return to sender» (2000), les retours
annuels totaux sont estimés à 62 milliards
de dollars et entraînent des pertes de 10
à 15 milliards de dollars. Par contre, le
commerce électronique à lui seul représente
11 milliards de dollars en retour et des
pertes de 1,8 à 2,5 milliards de dollars.
Les sociétés de commerce électronique admettent
qu'ils ont 5% de retour bien qu’on estime
plutôt à 30% ce chiffre.
Certains
e-marchands ont même opté pour la conception
d’une plateforme de distribution spécialisée
sur ce type de flux. C’est le cas de nombreux
e-marchands dans l’industrie de la distribution
du livre. Ces méga plateformes traite l’ensemble
des flux retours clients et se chargent
ensuite de rediriger ces flux vers les plateformes
régionales ou encore les fournisseurs.
De
plus, de nouvelles législations forcent
les entreprises à revoir leur système de
logistique pour faire place à la logistique
inversée.
La
loi Allemande autorise, par exemple, pour
la vente en ligne, que le particulier renvoie
le ou les produits commandés au frais du
vendeur, ce qui génère une augmentation
de ces retours. L’entreprise peut parfois
devenir alors une cabine d’essayage ou plus
du tiers des commandes sont souvent renvoyées.
En Europe, il y a aussi la directive de
la Communauté européenne sur le matériel
d’emballage qui stipule que le client peut
le laisser au détaillant et que ce dernier
doit en assurer le recyclage.
En
2001, Mr. Stock énonce les sept péchés mortels
de la logistique inversée.
1. Ne pas reconnaître que la logistique
inversée peut être un facteur qui donne
un avantage compétitif.
2. Croire que la responsabilité de l'entreprise
se termine à la livraison du produit.
3. L’incapacité de faire concorder les systèmes
interne et externe et le processus de commerce
électronique avec l'aspect de la logistique
inversée concernant les retours de produit.
4. Penser que des efforts à temps partiel
sont suffisants pour traiter les activités
de la logistique inversée.
5. Croire que le temps de cycle pour un
retour de produit peut être plus long et
plus variable que pour un nouvel produit
vendu ou distribué.
6. Penser que les retours de produits, le
recyclage et la réutilisation d'emballage
vont se régler par eux-mêmes si on leur
donne suffisamment de temps.
7. Penser que les retours sont peu importants
en terme de coûts, d'évaluation de stock
et en revenus potentiels.
Stéphane
Gatel
Conseiller Logistique, Groupe GCL
www.gclgroup.com
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