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Sécurité interne
Les
méthodes de traçabilité des flux internes
et l’utilisation de la RF sont très efficaces
en terme de prévention et de sécurité. Des
méthodes spécifiques peuvent inclure :
- des allées de cueillette sécurisées (portes
d’accès réservées à des préparateurs de
confiance);
- la séparation des tâches dans l’entrepôt;
- l’utilisation de contenants spécifiques
(boîtes plombées);
- la validation multiple des étapes du flux;
- l’enveloppement avec une pellicule spécifique;
- un colisage adapté.
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Sécurité externe
La
sécurité d’une plateforme de distribution
(centre de convergence de richesses) amène
des coûts importants à prendre en compte
lors de tout projet d’implantation. La sécurité
active (caméras, détecteurs, barrières amovibles,
etc.) est à l’origine de nombreuse dépenses
qui ne sont découvertes qu’à la réception
de la facture. Heureusement, la sécurité
passive peut compléter ce dispositif à moindre
coût. Parmi les mesures qui peuvent être
appliquées, on note :
- Anonymat du site;
- Choix d’une zone peu risquée;
- Choix de routes de transit variables;
- Respect du caractère confidentiel des
informations sur le site;
- Etc.
Au
niveau externe, les données sont très différentes,
car la plupart des sociétés possédant un
pôle chaîne logistique (stockage et préparation)
font appel a des fournisseurs indépendants
pour le transport. Dans ce cas, il conviendra
de définir clairement les actions et les
responsabilités (au niveau administratif,
par exemple, en ce qui concerne les assurances)
de chacun des acteurs de la chaîne.
5
L’avenir : RFID et sécurité
Les
évolutions technologiques continuent de
simplifier la gestion de la sécurité au
sein de la chaîne logistique. La dernière
évolution, la RFID, fait encore progresser
les outils à notre disposition. Nous connaissons
déjà les systèmes d’étiquettes magnétiques
destinées à protéger des articles tels que
les CD; mais avec la RFID, tous les produits
sont concernés, non seulement dans le magasin
final, mais sur toute la chaîne logistique.
Au
niveau interne, un système de portique peut
protéger l’entrepôt. De plus, la possibilité
de réinscrire des informations sur les puces
augmente la quantité d’informations contenues
sur chaque support ou, mieux encore, de
chaque produit.
Au
niveau externe, la présence des puces permet
de compliquer la revente des produits volés
et de retracer leur origine dans le cas
où ils seraient saisis. Le coût des puces,
un peu trop élevé pour des produits de grande
consommation, est très acceptable pour les
produits de haute valeur, tels que les bijoux
et l’électronique. On peut donc penser que
les plateformes de test RFID seront ainsi
initiées par des industries capables de
demander aux fournisseurs (souvent à l’interne,
dans le cas de producteurs ou de distributeurs)
de placer des puces sur des produits pour
des raisons de traçabilité et de sécurité.
Conclusion
L’évolution
du métier de logisticien au niveau de la
qualité et de la sécurité peut permettre
de limiter les coûts liés à la perte directe
de produits. Le besoin en sécurité dépend
aussi de la volonté de l’entreprise à rentabiliser
ou non cet aspect de la chaîne logistique.
Il faut, bien sûr, parvenir à un compromis
entre sécurité et productivité. Cependant,
les nouveaux outils et systèmes d’information
sur le marché permettent de faire cohabiter
ces deux éléments. Autrefois, les frais
dus aux produits manquants étaient vus comme
un impôt, un pourcentage fixe. Aujourd’hui,
une globalisation des méthodes de sûreté
commence à être établie pour que les coûts
logistiques soient considérés comme de l’argent
bien dépensé.
Julien
FLUZIN, Ing.
Conseiller, Groupe GCL
www.gclgroup.com
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