3.
Taille et fréquence des lots commandés
Souvent,
par souci d’économie d’échelle, les compagnies
accumulent les demandes avant de placer
une commande. Ainsi, elles réduisent les
coûts de commande, le prix unitaire et les
frais de transport. Par ailleurs, les tailles
de lots sont généralement plus importantes
plus on se dirige vers l’amont de la chaîne.
Par conséquent, cela signifie qu’une petite
variation de la demande se traduit par une
grande variation de la demande auprès du
manufacturier.
4.
Fluctuation des prix
Plusieurs
transactions entre les fabricants et les
distributeurs sont basées sur des ententes
promotionnelles. Ainsi, les entreprises
se procurent des biens en grandes quantités
afin de bénéficier de rabais substantiels.
Cependant, les niveaux de commandes ne sont
plus représentatifs des habitudes de consommation
et la variation des quantités achetées est
nettement supérieure à la variation de la
consommation. Il est ironique de penser
que les fabricants et les distributeurs
sont victimes de l’AVD causée par leurs
propres actions.
5.
Rationnement et manoeuvres stratégiques
Lorsque
la prévision de la demande est supérieure
à la production, les entreprises ont tendance
à commander une quantité supérieure à leur
besoin afin de bénéficier d’une plus grande
allocation en cas de pénurie. Ainsi, il
y a une création d’une demande irréelle
afin d’éviter des futures pénuries. Lorsque
l’on se rapproche de la date de livraison,
le fournisseur fait face à des annulations
de commandes ou à des retours. Par conséquent,
cette stratégie a des impacts négatifs sur
le niveau de stock, sur le niveau de service
et sur l’efficacité des procédures administratives
internes.
Comment
limiter les effets causés par l’AVD?
1.
Partager l’information
Le
partage de l’information facilite l’intégration
de la chaîne d’approvisionnement. Effectivement,
les prévisions préparées indépendamment
augmentent l’incertitude, et par conséquent
elles augmentent les quantités commandées
ainsi que le niveau des stocks. Pour neutraliser
cet effet, les compagnies peuvent mettre
en commun l’information à l’aide entre autre
de l’EDI, de l’Internet, du CPFR (Collaborative
Planning, Forecasting and Replenishment)
et du VMI (Vendor-Managed Inventory).
2.
Briser les lots de commandes
Les compagnies doivent implanter une stratégie
qui permet de réduire la taille des lots
tout en optimisant les coûts de transport.
Par conséquent, une entreprise peut inciter
son client à acheter plusieurs produits
en petites quantités afin de réduire les
coûts de transport et d’avoir un chargement
complet.
3.
Stabiliser les prix
Établir
une stratégie d’uniformisation des prix
s’avère un autre moyen de réduire l’AVD.
En effet, en diminuant les incitatifs des
détaillants de commander en grande quantité,
le manufacturier bénéficiera d’une demande
plus stable. Plusieurs compagnies telles
que Wal Mart, Kraft et P&G ont implanté
une stratégie de bas prix quotidien, ce
qui a entraîné une augmentation des profits
ainsi que des parts de marché.
4.
Éliminer le rationnement et les manoeuvres
stratégiques
Lorsqu’un fournisseur fait face à des pénuries,
il devrait baser ses prévisions en fonction
des ventes passées et non en fonction des
commandes. Ainsi, les clients n’ont aucun
avantage à exagérer les commandes. Par ailleurs,
les fabricants devraient pénaliser les détaillants
qui annulent des commandes. Cette stratégie
va donc inciter les détaillants à commander
des quantités qui correspondent davantage
à leurs besoins.
D’autres
méthodes telles que la réduction des délais
de livraison ainsi que la saisie au point
de commande permettent de réduire l’AVD.
L’objectif
visé par ces solutions est de diminuer le
niveau d’incertitude de la chaîne d’approvisionnement
afin de permettre la synchronisation des
activités logistiques entre les entreprises
et de réduire les coûts de chaque intervenant
de la chaîne.
DANIÈLE
PAPAZIAN, M.Sc.
Conseillère Groupe GCL
www.gclgroup.com
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