Dans
le but de répondre à ces questions,
le gestionnaire devra toutd’abord
identifier l’ensemble des coûts
reliés à son réseau
de distribution, soit :
• Les coûts de production reliés
à chacune des usines;
• Les coûts d’entreposage
reliés à chacun des entrepôts;
• Les coûts de maintien en inventaire
des produits dans le réseau;
• Les coûts de transport.
Outre
la détermination des coûts,
le gestionnaire devra recueillir les données
suivantes :
• Positionnement des fournisseurs,
des usines (actuelles et futures), des entrepôts
(actuels et futurs) et des clients;
• La capacité de production
et d’entreposage des usines et la
capacité d’entreposage des
entrepôts;
• Les matrices de distance entre les
fournisseurs et les usines, les usines et
les entrepôts et les entrepôts
et les clients.
Il
est important de mentionner que lors d’un
projet d’optimisation du réseau
logistique, la cueillette d’information
s’avère souvent l’étape
la plus laborieuse du projet. L’étape
suivante consiste à modéliser
l’ensemble des informations recueillies
de façon à représenter
parfaitement l’ensemble des coûts
et des contraintes du problème. La
capacité des usines et des entrepôts
et le niveau de service à la clientèle
minimum requis sont les contraintes les
plus régulièrement prises
en considération dans ce type de
problème.
Une fois la modélisation terminée,
il existe plusieurs outils disponibles sur
le marché permettant de résoudre
ces problèmes d’optimisation
de réseau logistiques :
• Supply Chain Designer (CAPS Logistics,
Baan, Invensys);
• SAILS et GSCM (INSIGHT);
• SLIM/2000 (SLIM Technologies);
• LogicNet (Logic Tools);
• Network Designer (SynQuest, Bender
MC);
• Supply Chain Navigator (Manugistic);
• Supply Chain Strategist (IntreTrans,
I2);
• Supply Chain Studio (Centor, Modellium).
L’étude
du réseau logistique d’un important
distributeur de produits alimentaires nous
a permis de constater que les différentes
divisions de cette entreprise fonctionnaient
différemment et surtout de façon
totalement indépendante. Cette façon
de gérer le transport des produits
ne leur permettait donc pas de profiter
d’économies d’échelle
et de taux favorisant un volume d’activité
plus élevé.
Mis à part la collecte de données,
le plus gros défi de ce projet fut
de diminuer la taille du problème
tout en demeurant représentatif de
laréalité. Pour ce faire,
nous avons dû diminuer le nombre d’origines-destinations
(3236 à 100) et regrouper les produits
en famille de produits ayant les mêmes
caractéristiques logistiques. De
plus, nous avons dû déterminer
une fonction de coûts représentant
les coûts de transport par palette
pour les 100 liens et traiter les coûts
différemment dans les régions
urbaines et les régions rurales.
Les principales recommandations étaient
d’appliquer les meilleurs taux à
l’ensemble de l’entreprise,
d’établir une politique de
commande minimum et de créer une
plate-forme de cross-dock accessible à
toutes les divisions. Les économies,
reliées aux coûts de transport,
furent de l’ordre de 13%. Le but du
projet étant d’identifier les
économies potentielles du réseau
actuel, la seule modification apportée
au réseau fut l’ajout d’une
plate-forme de cross-dock. Une étude
permettant l’ouverture et la fermeture
des sites (usines, entrepôt) nous
permettrait sans doute d’identifier
des pistes d’économies supplémentaires.
Vincent Paquette, M. Sc.
Directeur, Groupe GCL
www.gclgroup.com
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