Le
design d’un système de manutention
combiné au design de l’aménagement
des installations est primordial dans la
conception d’installations efficaces.
La conception des installations est une
procédure itérative où
plusieurs aménagements sont générés
avant d’obtenir le design final. Comme
le flux des matières est un facteur
important dans la conception de l’aménagement
de l’entrepôt et du système
de manutention, des analyses adéquates
du flux des matières sont requises
dans les nombreuses itérations du
cycle de conception des installations.
Afin de comprendre la relation entre l’aménagement
et le flux des matières dans l’entrepôt,
le mouvement des matières du quai
de réception au secteur d’entreposage
intermédiaire et aux points de consommation
ainsi que de l’expédition aux
destinations finales, il faut effectuer
des analyses tenant compte des distances
et des volumes. En analysant la fréquence
des mouvements entre les différents
points d’un aménagement, une
évaluation quantitative de son efficacité
peut être faite en relation avec le
flux des matières. Une analyse de
ces fréquences et une évaluation
de la congestion des allées permettent
de déterminer où les améliorations
peuvent être apportées. Des
logiciels permettent de faire ces analyses.
Cependant, il est important de réaliser
que se fier entièrement à
des analyses statiques peut être trompeur
dans l’établissement d’un
bon aménagement. Les horaires de
production, la variation dans les combinaisons
de produits, la disponibilité du
matériel de manutention, et les arrêts
imprévus créent des charges
variables qui affectent le système.
En conséquence, une dernière
analyse du flux des matières devrait
être faite en utilisant la simulation
et en prenant en considération ces
variables.
Un modèle de simulation peut être
développé pour étudier
l’efficacité de différents
équipements de manutention en considérant
leurs paramètres tels que la vitesse,
l’accélération, les
aires de circulation, le nombre de mouvements
et la logique de commande. De plus, la simulation
peut permettre l’analyse dynamique
de la congestion des allées, l’utilisation
des espaces tampons et la congestion de
la circulation aux intersections critiques.
Les analyses statiques et dynamiques devraient
être utilisées pour évaluer
l’efficacité d’un aménagement
de façon complète, précise
et opportune en terme de flux des matières.
Dans la deuxième partie nous tenterons
non seulement de répondre aux questions
qui reviennent fréquemment à
ce sujet, mais aussi dedéfinir les
étapes requises afin de retirer les
meilleurs résultats d’une simulation.
La
simulation devrait être utilisée
lorsqu’une ou les deux conditions
suivantes dominent :
• Les hypothèses du modèle
analytique ne sont pas suffisamment bien
vérifiées par le système
réel;
• Le modèle approprié
n’a pas de solution.
Pourquoi
utiliser des modèles? Il
est plus sécuritaire et économique
de simuler que d’effectuer des tests
dans la réalité. C’est
pour cette raison que les modèles
sont utilisés dans l’industrie,
le commerce et dans le secteur militaire
: il est très coûteux, dangereux
et souvent impossible de faire des expériences
avec devrais systèmes.
Quand utiliser la simulation?
Les systèmes qui évoluent
avec le temps (appelés systèmes
dynamiques) et qui impliquent des probabilités
sont des sujets intéressants pour
la simulation. Modéliser des systèmes
dynamiques complexes nécessitent
théoriquement trop de simplifications
et les modèles en découlant
peuvent ne pas être valides.
Comment simuler? Supposons
que nous sommes intéressés
à simuler un processus de cueillette
dans un centre de distribution. Nous pourrions
décrire le comportement de ce système
graphiquement en traçant le nombre
de ressources incluses dans l’activité
de cueillette. On observerait une augmentation
sur le graphique en pourcentage de l'utilisation.
Dans ce cas, nous pourrions voir les heures
de pointe pour une journée. Ce graphique
serait un portrait des résultats
observés lors d’une opération
réelle de cueillette, mais pourrait
également être fictivement
construit, cequi mènerait conséquemment
à une simulation.
ÉTAPES
NORMALES DE LA SIMULATION
Élaboration du problème
: Identifier les intrants contrôlables
et les intrants non-contrôlables.
Définir la mesure de performance
du système et une fonction objective.
Développer une structure de modèle
préliminaire pour inter relier les
intrants et pour mesurer la performance.
Collecte
de données et analyse :
Peu importe la méthode de collecte
de données utilisée, la décision
quant à la quantité à
collecter est un compromis entre le coût
et la précision.
Développement du modèle
de simulation : Comprendre suffisamment
le système afin de développer
un modèle conceptuel approprié,
logique. Développer un modèle
de simulation est une des tâches les
plus difficile dans l’analyse de simulation.
Validation
du modèle, vérification et
calibration : En général,
la vérification est axée sur
la consistance du modèle alors que
la validation se préoccupe de la
correspondance entre le modèle et
la réalité. Le terme validation
est appliqué à ces processus
afin de déterminer si la simulation
correspond au système réel.
Analyse des intrants/extrants
: Les modèles de simulation des évènements
ont en général des composantes
stochastiques qui limitent la nature des
probabilités du système étudié.
Pour réussir la modélisation
des intrants, il faut pouvoir associer le
plus près possible les intrants aux
mécanismes de probabilité
réels du système. Dans l’analyse
des intrants, il s’agit de modéliser
un élément (par exemple, processus
d’arrivée, temps de service)
dans la simulation d’un événement
selon des données recueillies sur
l’élément d’intérêt.
À ce stage, on effectue de façon
intensive la détection d’erreurs
sur les intrants, incluant les variables
externes, la politique et les autres variables.
C’est en expérimentant avec
un système de simulation que l’on
apprend son comportement.
Évaluation de la performance
et analyse des hypothèses
: L’analyse des hypothèses
est au coeur des modèles de simulation.
L’estimation de la sensibilité
est lorsqu’on doit fournir aux utilisateurs
des techniques d’analyse accessibles
afin qu’ils comprennent quelles sont
les relations importantes dans des modèles
complexes.
Optimisation : Les techniques
traditionnelles d’optimisation nécessitent
une estimation variable. Comme pour les
analyses de sensibilité, l’approche
pour atteindre l’optimisation nécessite
la simulation intensive pour construire
une fonction réponse. Nous considérons
ajouter des techniques d’estimation
variables à des algorithmes convergents
tels que Robbins-Monroe dans le but d’atteindre
l’optimisation.
Production de rapports
: La production de rapports est un lien
critique dans le processus de communication
entre le modèle et l’utilisateur
final.
Même si vous ne vous rendez pas à
l’étape de la construction
et de l’utilisation, le seul processus
de définir les variables, clarifier
les hypothèses au sujet de leurs
interrelations et exprimer ces relations
en terme d’équation est valable.
Pourquoi? Parce qu’il vous force à
réfléchir attentivement aux
problèmes posés afin d’arriver
à une solution efficace et durable.
Tony
Di Pasquale, B. Ing.
Consultant, Groupe GCL
www.gclgroup.com
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