Le
logisticien doit gérer du personnel
ainsi qu’être apte à
établir de bonnes relations avec
la haute direction, les clients et les fournisseurs;
une maîtrise des habiletés
à communiquer et à vulgariser
ses connaissances très pointues est
donc essentielle.
La
recrudescence de la reconnaissance de la
fonction logistique dans divers secteurs
de l’industrie : alimentation, pharmaceutique,
aéronautique et automobile, etc.
est visible mais il est cependant encore
rare de constater des logisticiens portant
le titre de VP-Logistique ou VPSupplychain
même si ceux-ci exercent toutes les
fonctions qui y sont reliées. Les
titres qui leurs sont souvent accordés
sont spécifiques à chaque
département qui font partie de la
chaîne logistique (directeur de l’approvisionnement,
directeur de la distribution, etc.).
Le logisticien de demain jouera un rôle
vital pour les entreprises. En travaillant
de concert avec les départements
de Recherche & Développement,
Marketing et Ventes, il participera au développement
de nouveaux produits ainsi qu’à
la recherche de services adaptés
aux besoins des clients. Il abaissera les
niveaux d’inventaire grâce à
une planification en juste à temps
(JAT) via le département de la production
et développera des partenariats avec
les fournisseurs (VMI). Il implantera des
systèmes qui rendront plus efficace
le partage de l’information. Cette
diffusion d’information permettra
d’établir des indicateurs de
performance efficaces qui assureront un
meilleur contrôle des opérations
des différents départements
touchés par cette implantation.
Selon une étude SCL1-GCL,
effectuée en 1999, les compétences
des logisticiens proviennent des champs
d’expertise présents sur le
schéma suivant :

21% des logisticiens ont étudié
ou possèdent de l’expérience
en administration, ce qui n’est pas
surprenant étant donné qu’une
des caractéristiques essentielles
que requiert un bon logisticien est la gestion
de projets et de personnel.
Il y a de plus en plus d’universités,
de cégeps et d’associations
professionnelles qui offrent des cours,
des programmes ou des spécialisations
en logistique. En voici quelque exemples
:

Finalement, si les entreprises décident
d’investir dans des ressources qualifiées
et compétentes pour relever le défi
d’assumer les rôles du logisticien,
c’est que le potentiel de gains est
élevé. Les gains se traduisent
par une réduction des coûts
opérationnels de distribution, de
transport, d’achats et de personnel
ainsi que par la réduction des niveaux
de stock et l’amélioration
du processus de commande. Évidemment,
tous ces gains monétaires et opérationnels
peuvent être réalisés
grâce à la reconnaissance de
la fonction logistique par la haute direction
d’une entreprise.
1L’Association
canadienne de gestion de la chaine d’approvisionnement
et de la logistique
Mélissa Marier, B. Ing.
Conseillère, Groupe GCL
www.gclgroup.com
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