Le
Commerce électronique
Alors
que la première vague du commerce
électronique s’est rapidement
estompée, nombreux sont ceux à
croire que la deuxième sera une vague
de fond qui apportera d’importants
changements car effectués de manière
rationnelle. Au niveau des marchés
publics, un tel mode d’approvisionnement
amène une remise en question de certains
principes fondamentaux tels le dépôt
des soumissions scellé et la confidentialité.
À cet effet, des sites sont en train
de se mettre en place pour agir à
titre de dépositaire des soumissions
et garant de la confidentialité.
Le commerce électronique aura également
pour effet de décentraliser la fonction
d’approvisionnement alors que les
gestionnaires auront la capacité
de procéder à certains achats
en direct. Cette perte de pouvoir pourrait
éventuellement amener une certaine
problématique alors que le respect
du plus bas soumissionnaire pourrait être
mis de côté de même que
le souci de l’achat vert. Les participants
ont également exprimé des
craintes quant aux sites de type enchères
inversées alors que les soumissionnaires
ont accès aux prix de leur compétiteur
et peuvent réviser leurs prix en
temps réel durant la période
d’enchère (de tels sites existent
actuellement aux États-Unis.)
L’approvisionnement
VERT
Cet
aspect a occupé une place de choix
au cours de la conférence et est
réellement une préoccupation
à tous les niveaux gouvernementaux.
Par souci social, les différents
paliers ont tous adoptés au cours
des dernières années des politiques
liées à l’approvisionnement
VERT afin de palier à l’effet
de serre et faire leur contribution dans
la réutilisation des produits. Nombreux
sont donc ceux qui ont intégré
cet aspect dans leurs critères d’approvisionnement
et qui évaluent donc la teneur “verte”
des propositions des fournisseurs. La tâche
n’est cependant pas aisée et
de nombreuses discussions ont eu lieu sur
le poids à accorder à un fournisseur
offrant des produits “vert”
par rapport à un produit standard.
Alors que certains attribuent jusqu’à
10% d’écart, la majorité
s’accordait pour dire que le prix
ne devrait pas être plus élevé.
Ces commentaires sont basés sur une
analyse du prix total d’un produit
(acquisition, opération, entretien
et destruction) et non du seul prix d’acquisition.
À cet effet, Lou Pagano, directeur
approvisionnement à la ville de Toronto
a présenté la méthodologie
d’évaluation utilisée
de même que la politique mise en place.
L’année dernière, 30%
des acquisitions (7% en valeur monétaire)
de la ville de Toronto ont été
vertes.
L’approvisionnement
: est-ce une profession?
Madame
Rennie (présidente ACGA) et monsieur
Grimm (président NIGP) représentant
tous les deux des associations d’approvisionneurs
(ou acheteurs) ont présenté
leur point de vue sur la profession d’approvisionneur.
En effet, à ce jour, il n’existe
aucune formation collégiale ni universitaire
à ce sujet et la profession souffre
d’un manque de reconnaissance. Les
deux associations ont présenté
les pré-requis à la création
d’une profession et l’état
de leur démarche à ce sujet
au Canada et aux États-Unis. Le congrès
se tiendra à Winnipeg l’année
prochaine. Pour toute information, visiter
le site du conseil (www.ccmp-cppc.qc.ca).
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