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Article
extrait des Logiguides de GROUPE GCL,
cabinet de conseil en logistique.

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Dans
tout projet de sélection ou d’intégration
d’un système d’information, la
phase la plus importante et la plus délicate
est l’expression des besoins fonctionnels.
Cette phase est essentielle car son résultat
servira de référence pour la suite
du projet. Si on n’y consacre pas le temps
et l’énergie nécessaire, on
court le risque de voir le projet avorter.
Cependant, demander à un directeur ou un
opérateur de prendre le temps d’analyser
en profondeur et d’exprimer librement la manière
dont il envisage son travail avec l’aide de
ces nouveaux outils peut s’avérer un
véritable tour de force.
Les
obstacles
Dans un premier temps, il faut rapidement identifier
les obstacles traditionnels et les contourner :
• Le manque ou l’absence d’adhésion
au projet : « Cela ne me concerne pas
», « À quoi cela va-t-il
nous servir? », « De toute
façon, la direction ne nous consulte jamais
»;
• Le scepticisme : « Ça ne
marchera jamais », « Je connais
telle ou telle entreprises qui ont essayé
et qui ont échoué »;
• La résistance au changement ou au
produit sélectionné (voire même
à l’informatique et aux nouvelles technologies)
: « Qu’est-ce que je vais devenir?
», « Je fais très bien
mon travail avec les outils d’aujourd’hui
», « Le système untel
était meilleur et je l’ai toujours
dit »;
• Le refus ou la peur de s’engager pour
les autres : « Je ne suis pas le seul
concerné », « De toute
façon, il faudrait faire valider cet aspect
par untel ou untel », « Cet
aspect ne fait pas partie de mon travail »;
• Des considérations techniques prenant
le dessus sur les enjeux fonctionnels : «
Vous avez choisi un produit, on fera avec»;
• Les alibis dus à un emploi du temps
chargé : « Je n’ai pas le
temps, je suis déjà occupé
à plein temps avec mes tâches habituelles
».
Une
fois ces premières réticences écartées,
il convient d’appliquer la méthode
d’accompagnement la mieux adaptée.
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| Les
moyens pour y arriver
Il existe une multitude de moyens pour arriver
à faire de l’implantation d’un
système d’information un succès.
Mais attention, il y a aussi des dangers
étant reliés à chacun
d’eux :
• Partir de l’existant : S’appuyer
sur les processus actuels et, en les confrontant
(ou les combinant) avec la stratégie
ou le système sélectionné,
dégager les nouveaux besoins.
- Avantages :
> Confort de partir d’un environnement
connu et maîtrisé;
> Faire le tour d’un sujet qu’il
faudra de toute façon maîtriser
pour gérer la migration et le changement.
- Danger :
> Se maintenir dans le carcan de l’existant
et ne pas le dépasser peut empêcher
l’opérateur d’imaginer
que son travail pourrait être fait
d’une autre manière. |
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•
Partir d’études de cas ou des
meilleures pratiques : Proposer des scénarios
ou des processus pré-définis
pouvant s’appliquer à l’entreprise.
- Avantage :
> Permet de partir d’une base concrète
pour provoquer les réactions (positives
ou négatives) et de lancer le débat.
- Dangers :
> Il faut trouver un cas qui se rapproche
bien des problématiques du client;
> Une absence de réaction peut
signifier autant l’adhésion
à la proposition que le désintérêt
ou la désapprobation passive.
• Partir de rien (principe de la feuille
blanche) : Les nouveaux processus et besoins
en fonctionnalités sont identifiés
sur la base de la nouvelle stratégie
ou du système sélectionné,
à condition d’arriver à
s’élever au-dessus du quotidien.
- Avantage :
> L’opérateur expose sans
contrainte ses desiderata.
- Dangers :
> La difficulté de se projeter
dans l’avenir ou de faire preuve d’imagination;
> Imaginer des choses utopiques et irréalisables
et avoir à gérer un utilisateur
déçu quand on lui annoncera
que ses désirs resteront sur papier.
Les
règles à suivre
Quelle que soit la méthode retenue,
il existe des règles à respecter
afin que l’expression des besoins
ne se transforme pas en marathon, ni en
foire d’empoigne. Il faut présenter
le projet comme étant un projet d’entreprise
et les directeurs se doivent d’assister
aux réunions de lancement, voire
aux réunions de validation. Les groupes
de travail doivent être restreints
et homogènes et les réunions
de travail, de courte durée et fréquentes
(2 fois par semaines). Un compte-rendu de
réunion doit être produit immédiatement
après la tenue d’une rencontre
et se doit d’être illustré
pour en faciliter la compréhension,.
Des rencontres avec d’autres sociétés
ayant mené un projet similaire peuvent
aussi s’avérer intéressantes,
tant pour les opérateurs que pour
les dirigeants.
En conclusion, il ne faut jamais perdre
de vue que le projet doit être présenté
et vécu comme un projet d'entreprise
dans lequel tout le monde, du président
au manutentionnaire, doit être impliqué
à 100%. Si la pression se relâche
au niveau de la direction, les opérateurs
perdront de leur motivation et le projet
s'essoufflera inévitablement.
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| Groupe
GCL Europe, Conseil logistique
13 avenue René Boylesve
75016 Paris
Internet : www.gclgroup.com
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