Alors
que « efficacité et rendement » représentent
pour plusieurs le cri de guerre pour rejoindre
le marché, les goulots d’étranglement opérationnels
demeurent une question très présente pour
les détaillants et les fournisseurs. Même
si plusieurs solutions sont disponibles,
les trois grandes opportunités d’amélioration
semble être :
• Éliminer les activités sans valeur
ajoutée: Des tâches telles que vérification
à l’arrière-boutique sont coûteuses et consomment
beaucoup de temps en plus d’être la source
principale des goulots d’étranglement opérationnels;
• Réduire la prolifération de papier:
2/3 du papier manipulé dans les magasins
est relié au 1/3 des produits manipulés;
• Traiter les inexactitudes du systeme:
Résultat de bases de données non synchronisées
entre le manufacturier et le détaillant.
Un
autre élément important à améliorer est
l’aspect temps de livraison. Les détaillants
soucieux de réduire leurs coûts opérationnels
et les villes voulant réduire leurs problèmes
de congestion urbaine, remettent continuellement
en question les fenêtres de livraison et
tentent d’en diminuer l’impact. Cette contrainte
est en soi la cause de la plupart des coûts
logistiques des manufacturiers puisqu’elle
a un effet direct sur la flotte de camions.
Alors
que les tentatives d’améliorer l’efficacité
de la livraison directe sont nombreuses,
le Scan Based Trading (SBT) semble offrir
un plus grand potentiel. Ce concept combine
la philosophie du VMI (Vendor Managed Inventory)
avec les échanges d’informations recueillies
par le point de vente (POS).
Grâce
à cette initiative, les manufacturiers sont
responsables de leur inventaire jusqu’à
ce qu’il soit scanné au comptoir. Cette
façon permet d’éliminer la vérification
dans l’arrière-boutique et ouvre la porte
à la possibilité de recevoir des marchandises
24 heures par jour. En fait, comme les commis
des détaillants n’ont pas à accuser réception
des marchandises, le manufacturier peut
se présenter à n’importe quel moment pour
faire ses livraisons. Le manufacturier gère
l’inventaire et les vendeurs dressent les
commandes de réapprovisionnement. Au moment
de l’achat par l’utilisateur final, l’inventaire
est transféré.
Même
si les échanges d’informations entre partenaires
d’affaires sont déjà courants, les défis
demeurent. En effet, le format des données
échangées n’est pas toujours standardisé
et des manipulations sont souvent requises
par un des partenaires, parce que son système
n’est pas encore équipé pour recevoir ce
type d’informations. Néanmoins, les ordinateurs
envahissent les magasins d’alimentation,
mesurant tout; des ventes quotidiennes par
produit jusqu’au type de client.
Une
telle pratique permet de libérer considérablement
l’arrière boutique et de construire des
routes de livraison optimales. D’autres
approches comme la vérification (aléatoire)
sont aussi testées afin de rationaliser
les processus. |