Notre
congrès 2009 se fixe comme
ambition de faire un point à date
de ces mutations logistiques tout en nous
amenant à repenser nos schémas
actuels et futurs.
Un
rendez-vous essentiel à ne pas
manquer où seront abordés
les thèmes suivants :
• La Supply Chain Agile
• Les Solutions Industrielles
• Les Infrastructures logistiques
• La Maîtrise des
risques
• L’Evaluation de
la performance Logistique
• Le Développement
Durable
Pour
ce faire, des professionnels, des experts,
des témoins viendront partager
avec nous leurs réflexions et expériences
au travers de conférences, tables
rondes et visites.
UNE
JOURNEE ET DEMI BIEN REMPLI !!
Pour
faire preuve d’agilité, le
Congrès 2009 (pour les connaisseurs),
passe de deux jours de conférence
à une journée et demi, afin
de proposer un tarif préférentiel
minoré et de clôturer le
18 Novembre à 14h00 avec un cocktail-Networking bien
mérité !
Après
l’accueil des congressistes par
Frédéric Hendrick, président
de l’ASLOG et par Daniel Duponchelle,
président de la Délégation
Nord-Picardie, puis l’allocation
d’ouverture de Francis Lemor, PDG
de STEF-TFE, la première matinée
du Congrès se poursuivra par une
série de conférences portant
sur les six thèmes détaillés
ci-dessous :
1.
La Supply Chain agile :
o La Gestion Mutualisée des Approvisionnements,
avec les témoignages de Alain COURROUYAN
– (Sara Lee), Ludovic Lamaud (ID
Logistics), Benoît Thiebaud (IPS)
et Pierre Fournet (Diagma/ASLOG),
o Comment l’industrie aéronautique
fait décoller ses fournisseurs,
avec des témoignages de Geneviève
Gonin Lanes (Dassault) et de René
Colin (Space Aero),
2.
Les solutions industrielles :
o La logistique, facteur économique
d’amélioration de trésorerie,
avec les témoignages de Daniel
Maruzzo (Shiver) et de Joseph Felfeli
PDG (Acteos),
Le développement durable :
o La Supply Chain, contributeur majeur
au développement durable, avec
les témoignages d’Alain Raynaud
Directeur Logistique, de Maire-Claude
Poelman Directrice des Systèmes
d’Information (Nature et Découverte)
et de Yann Benaïs (Elyka),
3. Les infrastructures logistiques :
o Le Canal Seine Nord Europe et ses territoires,
axe logistique majeur, table ronde animée
par Françoise MORANGE Responsable
Territorial Mission Seine Nord Europe
(VNF).
4.
La performance logistique :
o La logistique, une histoire d’hommes…
et de femmes, table ronde réunissant
Jean-Pierre Crignon, Responsable Logistique
(Legallais Bouchard), Laurent Lacotte
Directeur du Développement Western
Europe (Wincanton) animée par Dominique
Le Tainturier Président de la Commission
Maîtrise de risques ASLOG,
o La présentation des résultats
de l’étude
Benchmarking 2009 de l’ASLOG,
par Thierry Dromigny Président
de la Commission Benchmarking ASLOG et
directeur associé d’AXEFLOW.
5.
La maîtrise des risques :
o Aspects réglementaires et sécurité
d’une logistique de distribution
performante, table ronde réunissant
Marc Lelong (Oxylane), Xavier Strebelle
(DREAL de Douai), Sébastien Caucheteur
(Norbert Dentressangle), M. Millet
(Cabinet Albert Georges) et Michel Agut
(Qualistock).
o Sécurisation des circuits des
médicaments, table ronde réunissant
Hervé Laborie Chargé de
Projet pour la Mission Nationale d’Expertise
et d’Audit Hospitaliers (MeaH),
Franck Debouck Chef de Projet (Air France
Consulting) et Juliette Oliary (Hôpital
Lariboisière). Cette conférence
est en rapport avec la visite, le jour
même, de Delpharm, laboratoire pharmaceutique
européen de prestations de services,
qui a bénéficié de
l’acquisition de l’usine Boehringer
Ingelheim (Reims, 2008), Schering (Lille,
2007), Pharmacia (Évreux, 2002)…
En effet, 9 visites de sites sont prévues
en région Nord Picardie chez Delpharm,
et aussi Alstom, CVO Lille (Centre de
Valorisation Organique), FNAC Éveil
et Jeux, Leroy Merlin, Mac Cain (nouvelle
plate-forme de 40 000 m² de
production, stockage et distribution),
Port de Lille/Delta 3, Roquette, Toyota.
Comme chaque année, cette première
journée de Congrès s’achèvera
par la remise des Trophées Nationaux
de la Performance Logistique, et par une
soirée de gala, avec une animation…
surprise.
Une
seconde demi-journée consacrée
à la logistique
Les
six thèmes précédents
seront repris au cours de la seconde journée,
après l’allocation d’ouverture
de Daniel Percheron, président
du conseil régional Nord-Pas de
Calais :
6.
La Supply Chain agile :
o e-commerce et logistiques urbaines,
solutions et bonnes pratiques pour optimiser
le coût du dernier kilomètre,
table ronde réunissant Fabien Esnoult
(Colizen), Édouard Hervé
(Renault Trucks), Mohamed Ben Ouda (KLB
Group) et Céline Bernard Présidente
de la Commission Logistique Durable ASLOG
et par ailleurs en charge du Projet européen
LUMD pour Headlink Partners ,
7.
Les solutions industrielles :
o Les aspects d’agilité sur
les systèmes d’information
des Supply Chains, table ronde réunissant
Fabien Pinckaers Directeur (groupe Tiny),
Mathieu Leclercq Directeur et Président
(la Ferme du Sart), Philippe Boutonnet
Directeur Logistique (Lapeyre Lamaison)
et Jean-Luc Lebascle Président
de la Commission Systèmes d’information
ASLOG,
8. Le développement durable :
o Aspects réglementaires et conséquences
du Grenelle de l’Environnement,
avec une table ronde réunissant
Nathalie Waryn (Ramery Environnement),
Marie Pison (ADEME), Philippe Ducarin
(Durisotti) et Marie-Pierre Maître
Avocate (Cabinet Hugo-Lepage/ASLOG),
o Recyclage des déchets comme solution
logistique, table ronde réunissant
Daniel Duponchelle (SMDR), Christian Traisnel
(CDEE) et des représentants des
NMPP et de Darty.
9.
La maîtrise des risques :
o La logistique humanitaire internationale
et le SCM, deux points communs :
la réactivité et la performance
des hommes, table ronde réunissant
Sébastien Laplanche (Unicef), Alain
Grall (MSF), Dominique le Tainturier (Groupe
Save) les représentants de Nutriset
et de Kuehne-Nagel, et Frédérique
Brayda-Casabonne (Samu Paris/ASLOG).
10.
La performance logistique :
o Présentation de nouveaux outils
de la performance logistique ASLOG par
Christian Kermoal (Immergence logistique/ASLOG)
et Jean Damiens (ASLOG).
Responsable, lors de Congrès, du
thème consacré à
l’évaluation de la performance,
Jean-Christophe Nicolas, enseignant chercheur
à l’Université d’Artois
où il coordonne les formations
à la logistique, dévoile
à ce propos « qu’au
cours de cette seconde journée,
une conférence plénière,
orchestrée par le professeur Dr.-Ing.
Frank Straube, sera consacrée à
la présentation des résultats
de l’étude menée auprès
de grands groupes au niveau européen
par le BVL (Bundesvereinigung Logistik),
la principale association de logisticiens
allemands, pour comparer leurs stratégies
logistiques ».
Dynamisme économique et
ambitions logistiques
« À
l’évidence, la dynamique
de notre région s’inscrit
dans deux axes de progrès :
le Canal Seine-Nord Europe et le Transmanche »,
avance d’emblée Daniel Duponchelle,
président de la Nordiste de l’Environnement,
et par ailleurs président de la
Délégation Nord-Picardie
de l’ASLOG. Inscrit au cœur
du projet de loi Grenelle de l’Environnement,
le canal Seine-Nord Europe est un projet
de canal à grand gabarit long de
106 km qui sera réalisé
entre 2011 et 2015 dans le cadre
d’un budget de 4,2 milliards
d’euros courants. La procédure
de partenariat public privé (PPP)
permettra de gagner deux ans sur la mise
en service du canal par rapport à
une réalisation en maîtrise
d’ouvrage publique. Ce grand projet
doit participer à l’objectif
d’accroître de 25 % la
part modale des modes alternatifs au transport
routier d’ici 2020. Environ 15 millions
de tonnes seront transportées à
l’horizon 2020, soit l’équivalent
de 500 000 poids lourds par an en
moins sur les autoroutes, contribuant
ainsi aux objectifs de la France en matière
de lutte contre le réchauffement
climatique. Ce futur canal, accessible
aux unités fluviales de 4 400 t,
reliera le Grand Bassin parisien au Nord-Pas-de-Calais,
et au-delà, aux 20 000 km
du réseau fluvial européen
de grand gabarit. En raison du faible
coût du transport fluvial et de
son efficacité, le canal Seine-Nord
Europe va apporter une nouvelle compétitivité,
génératrice d’emplois
et de croissance. Il sera également
un catalyseur pour nombre de projets à
mener en collaboration avec les collectivités
territoriales, notamment dans le domaine
du développement économique
autour de trois plates-formes multimodales
(Compiègne, Nesle, Cambrai). Déclaré
d’utilité publique le 12 septembre
2008, le canal Seine-Nord Europe est également
l’un des projets retenus contribuant
à la relance de l’économie
nationale en réhabilitant les voies
fluviales et en augmentant le trafic
entre Le Havre et Rotterdam, voire
même Hambourg. Maillon central de
la liaison européenne Seine-Escaut,
réalisé en partenariat avec
les régions belges de Flandres
et de Wallonie, et retenu au titre des
projets prioritaires des réseaux
transeuropéens de transport, ce
canal bénéficie du soutien
financier de l’Union européenne.
Quant aux liaisons transmanche avec la
Grande Bretagne, elles devraient se développer
au bénéfice du fret ferroviaire,
avec la libération du fret et l’ouverture
des infrastructures du Tunnel sous la
Manche au profit d’opérateurs
privés. « Aujourd’hui,
ce sont les camions qui transitent directement
sur les wagons », note
Daniel Duponchelle pour qui, « demain,
viendra le tour des conteneurs. Le développement
des voies ferrées britanniques
devrait permettre d’aller plus loin
que Folkestone dans le Kent ».
Jean-Louis Dussart, ingénieur-conseil
en organisation au sein du Cabinet OGIP
Organisation (Loos), insiste pour sa part
sur « l’importance
de l’industrie automobile dans la
région Nord-Picardie… L’un
des moteurs de l’économie
de la région ».
Qu’on en juge ! Les grands
constructeurs sont présents :
Renault Douai, PSA Peugeot Citroën
Valenciennes (Trith-Saint-Léger),
Toyota (Onnaing), Sevelnord (Lieu-Saint-Amand)…
Sans oublier les équipementiers
comme Faurecia qui compte huit sites dans
le Nord de la France, dont six dans le
Nord-Pas de Calais, Valeo (Étaples),
Visteon (Carvin, Harnes et Gondecourt),
Grupo Antolin (Hénin-Beaumont),
Bridgestone (Béthune), STA (Béthune),
La Française de Mécanique
(Douvrin)… Aujourd’hui encore,
l’industrie automobile est le premier
employeur de la région avec plus
de 80 000 emplois, dont 55 000
pour les constructeurs. C’est un
véritable facteur de développement
et d’emploi qui a insufflé
un vent de dynamisme au Nord-Pas de Calais
depuis les années soixante-dix,
à l’époque où
la région souffrait de la fermeture
des mines et de la crise du textile.
Et
c’est bien entendu pour soutenir
la compétitivité de toutes
ces entreprises que l’ASLOG s’est
associée avec la DRIRE de la Région
le 13 Janvier dernier. L’objectif ?
permettre de sensibiliser toutes les entreprises
de la région à la valeur
ajoutée apportée par la
démarche logistique globale et
la nécessité d’optimisation
de leur organisation, en formant ces entreprises
à l’auto-évaluation
de leurs performances et à la hiérarchisation
des actions à mener, en identifiant
les problématiques de gestion pour
anticiper les évolutions et préparer
l’avenir, enfin d’accompagner
ces entreprises la mise en œuvre
de leur plan de progrès.
Le
Référentiel d’évaluation
de la performance logistique ASLOG, permet
à chaque entreprise industrielle
ou de distribution, quelque soit son secteur
d’activité de se positionner
vis-à-vis des fondamentaux, bonnes
pratiques, et de l’excellence Logistique
/ Supply Chain, tant d’un point
de vue stratégique, organisationnel
que tactique et opérationnel.
Développé
depuis 1997, il s’est enrichit au
cours des années grâce aux
groupes de travail multisectoriels, composés
de membres de l’Association Française
pour la Logistique, et à son utilisation
sur le terrain et ses nombreux retours
d’expérience.
Outil
de Diagnostic et d’Audit, il concerne
à la fois les entreprises moyennes,
les grands groupes, mais aussi les PME
dans une version adaptée à
leur taille, focalisée sur les
fondamentaux.
L’ASLOG
forme et certifie les auditeurs à
même d’accompagner les entreprises
dans cette démarche.
L’implication forte d’Euralogistic,
pôle d’excellence logistique
Au travers du Schéma Régional
de Développement économique
(SRDE), la région Nord-Pas de Calais
souhaite mettre en place une gouvernance
autour de la filière logistique.
Une gouvernance qui doit aboutir à
la position de leadership logistique de
la région d’ici les prochaines
années sur l’ensemble de
la filière. « La
région souhaite que nous déployions
une offre de services en direction des
entreprises sur l’ensemble du territoire
Nord-Pas de Calais, en cohérence
avec un cofinancement de l’État
et de la Chambre de Commerce et d’Industrie
de Lens qui assure la maîtrise d’ouvrage
du pôle d’excellence logistique
de niveau régional : Euralogistic… »,
assure Laurent Desprez, en charge de l’animation
de ce pôle : « …
allant de la promotion des entreprises
dans les salons logistiques en France,
comme à l’international,
à la mise en réseau, au
travail avec les clubs afin de détecter
15 à 20 entreprises logistiques
de la région et de les accompagner,
et ce, en bonne intelligence avec i-Trans
(pôle de compétitivité
dont le territoire s’étend
au nord de la France, mais à vocation
mondiale pour répondre aux enjeux
internationaux des transports innovants)
et avec PICOM (Pôle de Compétitivité
des Industries du Commerce) ».
Il peut s’agir d’entreprises
en difficulté, comme d’entreprises
prestataires en informatique ayant un
projet de développement, sachant
que la priorité est donnée
aux projets dits à l’innovation :
« nous qualifions chaque
projet nécessitant de l’ingénierie,
nous intervenons sur l’appel d’offres
et nous sélectionnons avec ces
entreprises le cabinet d’études
à retenir, idéalement localisé
en Nord-Pas de Calais »,
poursuit Laurent Desprez. Parmi ces projets
innovants, citons celui d’Easy4u
qui a développé une solution
d’optimisation de tournées
en ligne, ou celui d’inventeurs
comme M. Martelière qui a
mis au point un dispositif de débâchage
automatique. L’université
est également porteuse de projets
de développement économiques :
ainsi en est-il d’Yvon Le Roy, professeur
agrégé hors classe de mécanique
à l’IUT de Lille qui a inventé
un dispositif de manutention original,
le TL flex. Laurent Desprez annonce :
« nous travaillons d’autre
part avec le cabinet Alliance-Solution
sur le projet de restructuration de la
société Transports Bray ».
Il faut convenir que le positionnement
de la région Nord-Pas de Calais
lui confère une vocation logistique
naturelle. « Les développements
des nouvelles plates-formes telles que
l’extension de la plate-forme multimodale
Delta 3 (Dourges) ou le Pôle Logistique
Porte d’Europe (Somain) sont des
projets d’infrastructures porteurs…
Nous sommes aussi impliqués sur
le Pôle des produits aquatique Aquimer
(Boulogne) pour lequel nous nous devons
d’apporter la pierre logistique
en développant le stockage frigorifique
par exemple », dit Laurent
Desprez : « nous intervenons
aussi à Dunkerque, sur la dématérialisation
des échanges ». La logistique
fluviale est à l’honneur
dans les travaux menés avec la
CCI de Valenciennes… « Nous
sommes partenaires du réseau Jinnove
en Nord-Pas de Calais (www.jinnove.com)
qui aide les entreprises à innover ».
Notons enfin avec Laurent Desprez qu’avec
l’Université d’Artois
et « en coordination avec
la région Nord-Pas de Calais et
avec l’État, nous ambitionnons
de créer le pôle de formation
de référence en France sur
la logistique qui sera l’un des
4 axes du Pôle d’Excellence
Logistique (Centre Euralogistic) :
le futur Campus de la Logistique accueillera
depuis les opérateurs jusqu’aux
Bac +5 ». Le premier maillon
de ce Campus voit le jour au 1er septembre
2009 avec la formation des futurs caristes
préparateurs de commandes dans
des conditions réelles. Le Campus,
quant à lui, devrait être
opérationnel au début 2011
avec un bâtiment de 8 000 m²
environ (dont un entrepôt école)
sur la plate-forme Delta 3 à Dourges.
Délégation Régionale
Nord Picardie ASLOG
« Nous
avons d’ores et déjà
organisé au Centre Euralogistic
plusieurs événements majeurs
en ce début 2009 »,
indique de son côté Sylviane
Dupretz, cogérante du cabinet conseil
en organisation logistique et management
opérationnels Alliance-Solution
et présidente du Congrès
ASLOG 2009. « C’est
ainsi que, le 13 janvier dernier,
nous avons présenté l’adaptation
aux PME/PMI du référentiel
fondamental de l’ASLOG ».
Il y eut ensuite, le 7 avril, une
conférence intitulée :
"Calculer son bilan énergétique
et réaliser des économies",
puis le 5 mai, un débat sur
le thème : "Pourquoi
et comment vous développer à
l’international". Ce premier
semestre s’achève par la
conférence sur "la Douane
au service des entreprises – un
enjeu financier et un levier d’optimisation
de la Supply Chain", avec le 30 juin
2009 une importante intervention du groupe
Mulliez et le témoignage de Laurent
Bayart (Leroy Merlin).
Le mois de septembre sera celui de la
conférence sur la reverse logistics
mettant en scène le groupe Ramery
Environnement — le nouveau nom de
LNDE (La Nordiste De l’Environnement) —,
qui propose une réponse au Grenelle
de l’Environnement dans le cadre
de son offre globale, et place le développement
durable au cœur de sa stratégie,
suivi de la visite de la plate-forme LNDE
qui exploite le Centre de Valorisation
Organique de Sequedin… et dont la
filiale SMDR a lancé une nouvelle
activité : la gestion des
Déchets d’Activité
de Soins à Risque Infectieux (DASRI)
en réponse à un appel d’offres
lancé par le Groupement des déchets
de santé du Nord pour la collecte
des déchets de 16 établissements
hospitaliers nordistes.
À ce propos, Daniel Duponchelle
note que tout ce que nous consommons,
ou tout au moins l’essentiel des
produits industrialisés fait de
plus en plus souvent l’objet d’une
reverse logistics. « On
nous demande, dit-il, de déconstruire
à 96 % les automobiles, on
récupère les pneumatiques,
les écotaxes sont bien présentes
dans les DEEE (Déchets des Équipements
Électriques et Électroniques) ».
Les centres d’enfouissement, ainsi
que les incinérateurs n’ont
plus la cote des collectivités
locales, car elles subissent les effets
d’une taxe (la TGAP, Taxe Générale
sur les Activités Polluantes) traduisant
l’application du principe pollueur-payeur :
son taux actuel de 15 €/t doit
passer à 20 €/t au 1er janvier
2010 et à 40 €/t dans
deux ans. « Bref, tout
ce qui est fabriqué est considéré
comme un minerai potentiel pour l’avenir »,
affirme-t-il : « dès
lors, les technologies, les conditionnements,
les matières utilisées seront
choisies de façon à pouvoir
aisément réhabiliter les
produits… ». Ces
produits sont nécessairement traités
à proximité, donnant naissance
à une logistique nouvelle, à
un monde économique nouveau, à
une industrie nouvelle, celle de la valorisation
des produits en seconde vie.
« On doit également
à la Délégation Nord
Picardie d’avoir initié la
réflexion sur le Référentiel
de la Logistique Hospitalière »,
rappelle Jean-Louis Dussart.
Jean-Claude
Festinger