Les
modules de tracing et de gestion des coûts
plébiscités
S'ils
possèdent globalement les mêmes modules,
les outils de TMS, peuvent
ensuite se répartir en trois grands segments
de marché : les chargeurs, les prestataires
3PL, 4PL
et transitaires, et les transporteurs proprement
dit. Les logiques fonctionnelles sont en effet différentes
selon que l'on s'adresse à un chargeur ou
à un transporteur.
Le
premier ne se préoccupe pas des moyens et
transforme ses commandes en plan de transport et
le second se concentre sur l'optimisation de moyens
de transport et l'exploitation de son réseau.
Aujourd'hui,
les entreprises font le choix de s'équiper
d'un progiciel pour deux raisons principales : le
tracing et la gestion des coûts.
«
Ces deux critères sont suffisants pour rentabiliser
un projet TMS, reprend Jérôme Bour.
Le retour sur investissement se fait sur trois paramètres.
Un gain immédiat sur les achats de transport
qui diminuent mécaniquement grâce à
un meilleur groupage et une planification optimisée.
J'estime que l'on peut atteindre assez facilement
5 % d'économie. Ensuite, la productivité
des équipes internes augmentent grâce
à une automatisation des tâches d'affrètement
ou de rapprochement de facture par exemple. En moyenne,
on peut arriver à 20 % de gains de productivité.
Enfin, le dernier point est plus difficilement quantifiable,
mais il est important. Il concerne l'amélioration
de la qualité, qui est un facteur de satisfaction
client. »
Autant
d'éléments susceptibles de favoriser
le déploiement de ce type d'outils, tant
chez les industriels que chez les transporteurs.
Et après l'optimisation de la production
au cours des années 80, puis de l'entreposage,
avec la généralisation des outils
de WMS durant les années 90, nul doute que
les années 2000 seront celles des progiciels
de TMS.