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Description

Les standards de temps logistique - La méthode SMB de Patrick GauvreauDepuis longtemps, la maîtrise des processus est une préoccupation essentielle des industriels au même titre que la qualité ou la maîtrise des coûts. Le monde de la prestation logistique qui « industrialise » de plus en plus ses méthodes n’échappe pas à cette règle.

Nombre d’outils de modélisation, issus de l’industrie comme la méthode MTM (Motion Time Measurement) et adaptés surtout au travail posté ne répondaient pas aux besoins de la manutention.

La méthode SMB (standards de manutention de base) a été développée depuis plus de 30 ans par l’IFTIM (Institut de Formation aux Techniques d’Implantation et de Manutention) pour répondre spécifiquement aux besoins de la manutention.

Elle met à disposition de l’analyste :

  • un langage de communication commun qui permettra à tous d’élaborer des modèles mais aussi de comprendre les gammes développées par d’autres,
  • une base de données de temps qui permettra de valoriser les activités réalisées par la plupart des engins de manutention mais aussi les activités manuelles.

La mise en place de modèles SMB permet à l’entreprise :

  • de comparer son efficience à celle des standards déterminés par SMB,
  • une meilleure affectation de ses moyens en fonction de la variation du niveau de son activité,
  • d’analyser la structure de ses processus et d’en extraire les opérations sans valeur ajoutée,
  • de simuler différents choix d’organisation possibles avant leur mise en place,
  • de calculer le retour sur investissement de ses projets d’amélioration,
  • de mieux vendre ses prestations logistiques par la mise en place d’outils de cotation standards.

Cette méthode, diffusée jusqu’ici uniquement au travers d’une formation, est aujourd’hui accessible à tous.


L'auteur

Après avoir exercé les fonctions de cadre de gestion puis de chargé d’études logistiques au sein d’un grand groupe de distribution spécialisé, Patrick Gauvreau à intégré le groupe AFT-IFTIM en 2001 en tant que consultant et enseignant en logistique. Il intervient autant auprès de grands groupes de l’industrie ou de la prestation logistique qu’auprès de PME dans le cadre de missions d’optimisation et de modélisation des flux internes de l’entreprise. Il est également consulté sur des problématiques de Supply Chain Management.



Préambule

Depuis longtemps, la maitrise des processus est une préoccupation essentielle des industriels au même titre que la qualité ou la maîtrise des coûts. Le monde de la prestation logistique qui « industrialise » de plus en plus ses méthodes n’échappe pas à cette règle. Nombre d’outils de modélisation, issus de l’industrie (comme la méthode MTM) et adaptés surtout au travail posté ne répondaient pas aux besoins de la manutention.

La méthode SMB (standards de manutention de base) a été développée depuis plus de 30 ans par l’IFTIM pour répondre spécifiquement aux besoins de la manutention.

Elle met à disposition de l’analyste :

  • un langage de communication commun qui permettra à tous d’élaborer des modèles mais aussi de comprendre les gammes développées par d’autres,
  • une base de données de temps qui permettra de valoriser les activités réalisées par la plupart des engins de manutention mais aussi les activités manuelles.

La mise en place de modèles SMB permettra à l’entreprise :

  • de comparer son efficience à celle des standards déterminés par SMB,
  • une meilleure affectation de ses moyens en fonction de la variation du niveau de son activité,
  • d’analyser la structure de ses processus et d’en extraire les opérations sans valeur ajoutée,
  • de simuler différents choix d’organisation possibles avant leur mise en place,
  • de calculer le retour sur investissement de ses projets d’amélioration,
  • de mieux vendre ses prestations logistiques par la mise en place d’outils de cotation standards.

RENDONS À CÉSAR…

Ce livre présente la méthode SMB (Standards de Manutention de Base), développée par plusieurs générations de consultants du groupe AFT-IFTIM et de sa filiale Global.

C’est en grande partie à eux, ainsi qu’à tous ceux qui continuent à enseigner les standards de manutention de base au sein du groupe que revient tout le mérite de la pertinence et de l’efficacité de cet outil. Je ne citerai pas de noms de peur d’en oublier et d’en froisser certains (et sûrement beaucoup) mais je ne me lasserai pas de les remercier d’avoir créé et soutenu le SMB.

À mon arrivée dans le groupe, en 2001, je suis très vite tombé sur le manuel d’un logiciel « maison » appelé SMB2, un outil développé autour des standards de temps dans la manutention qui n’était plus exploité ni par les consultants de Global ni ceux d’AFT-IFTIM Managers. Faisant part de mon intérêt pour la méthode SMB au directeur de Global, je me suis très vite retrouvé avec une boîte d’archives un peu défraîchie dans les mains.

De retour au bureau, je décidai de m’atteler immédiatement à la tâche. Dans la boîte d’archives : une cassette vidéo, quelques disquettes, le manuel du logiciel, le manuel de la méthode (dictionnaire des opérations) et un classeur composé d’exercices et d’études de cas. Ah j’oubliais le principal : un dongle (une clé informatique) à brancher sur le port parallèle de l’ordinateur sensé protéger le logiciel de toute copie.

Sortant religieusement les disquettes de la boîte d’archive, je les insérai l’une après l’autre dans mon portable, puis branchai le dongle sur l’interface série.

Tabernacle !!! Le logiciel avait été développé sous Windows 3.1 (système d’exploitation du siècle dernier) et ne fonctionnait pas avec la version de mon portable.

D’ailleurs, après quelques recherches, j’ai appris que les clients qui avaient acheté des licences devaient maintenir un PC sous Windows 3.1 dans un coin de l’entreprise d’où un fort mécontentement… très justifié. Tant et si bien que SMB2 était devenu en interne un « monstre » dont le nom était honni et tabou dans nombre de couloirs et de bureaux du groupe. L’édition et la mise à jour de logiciels sont un métier à part entière mobilisant de nombreuses ressources, et en dehors d’une version très simplifiée sur base Excel en projet au niveau de notre institut pédagogique, pas d’espoir de voir un jour le phénix renaître de ses cendres.

Parallèlement, de nombreux formateurs, abandonnant le logiciel, continuaient à enseigner la méthode SMB aux étudiants bac à bac + 4 en manutention et logistique démontrant qu’il n’était nul besoin d’un progiciel pour enseigner. J’ai donc, dès 2002, fait réintégrer les standards de temps au catalogue des formations AFT-IFTIM Managers et développé le programme ainsi que des supports de formation. Si SMB2 (le logiciel) était mort et enterré faute de mises à jour, la méthode SMB elle, avait encore, selon moi, de beaux jours devant elle à l’heure où les prestataires logistiques entraient dans l’ère de l’industrialisation et de la maîtrise de leurs processus.

D’année en année, le succès de cette formation est allé crescendo. De grandes entreprises de la distribution, les plus grands prestataires logistiques, et même un grand équipementier automobile nous ont demandé des adaptations sur mesure de ce programme.

Nous avons également utilisé cet outil avec beaucoup de réussite dans plusieurs missions de conseil, en modélisant les flux de manutention de nos clients.

Lorsque les Éditions Celse m’ont proposé la rédaction d’un ouvrage, j’ai sauté sur l’occasion pour proposer l’édition du dictionnaire des opérations de SMB relooké et remanié. Je me suis efforcé d’y apporter l’éclairage de mon expérience ou de préciser certains points sujets à discussions sans, je l’espère, trahir l’esprit premier du document.

L’outil « Standards de Temps » dans la manutention franchit encore une étape dans son développement. Je suis heureux d’être le porte-plume de ce travail collectif.

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une bonne lecture de ce document.


Introduction
BREF HISTORIQUE DE LA MESURE DES TEMPS

Depuis la naissance de l’humanité, la mesure du temps a toujours été une des préoccupations majeures de l’homme. Dans un premier temps, l’objectif tournait autour du calcul des saisons ou des cycles lunaires, essentiellement pour des considérations religieuses. Pour restituer les événements passés tel leur âge, les hommes se référaient au nombre des étés ou des lunes. Ce n’était pas d’une précision extrême, c’est peu de le dire, mais cela suffisait au contexte de l’époque.
Les Égyptiens furent les premiers à se préoccuper de la division du jour (ou plutôt de la nuit) en unités de temps. Pour repérer l’écoulement du temps, le ciel avait été divisé en trente-six décans associés à des divinités, chaque décan correspondant à une ou plusieurs étoiles visibles dans le ciel. L’été, quand les nuits sont courtes, seuls douze décans se succédant dans le ciel sont visibles, c’est pourquoi les Égyptiens ont finalement conservé seulement douze périodes pour diviser la nuit. On a retrouvé dans les sépultures des pharaons de nombreux tableaux divisant la nuit de cette façon. Sans doute par symétrie avec la nuit, les jours furent, quelques siècles plus tard, également divisés en douze périodes, tout d’abord d’une durée inégale suivant les saisons.

C’est de cette époque que date le premier cadran solaire connu. Avant cette période, on mesurait le temps qui passe à l’aide d’un simple bâton planté dans le sol : le gnomon.

Cette division en douze périodes se répand ensuite en Grèce puis dans tout le Bassin méditerranéen pour perdurer jusqu’à nos jours. C’est donc aux Égyptiens que l’on doit la division des jours en vingt-quatre heures telle qu’on la connaît aujourd’hui.

La mesure du temps suit le cycle sexagésimal dans de nombreuses civilisations depuis l’aube des civilisations. Ainsi, on en trouve des preuves dans le calendrier indien trois millénaires avant notre ère ou en Chine quatre siècles plus tard. Le système de numération babylonien (emprunté aux Sumériens) était également sexagésimal. La division de l’heure et des minutes a repris ce système. Ainsi, l’heure est divisée en soixante minutes et la minute en soixante secondes.

Soixante est un nombre qui a la particularité d’avoir un grand nombre de diviseurs entiers (1, 2, 3, 4, 5, 6, 10, 12, 15, 20, 30 et 60) d’où son utilisation généralisée également dans les calculs astronomiques et géographiques. La plupart des outils de mesure du temps vont être construits autour du système sexagésimal.

Les outils de la mesure du temps ont également vraisemblablement une origine égyptienne.

Ces derniers utilisaient la clepsydre en plus du cadran solaire. Le sablier, d’origine inconnue, suivait également le même principe d’écoulement que la clepsydre.

Depuis, les outils n’ont cessé de progresser : on note l’apparition des horloges mécaniques au XIVe siècle, puis des horloges à mouvement pendulaire au XVIIe siècle issues des découvertes de Galilée. La fin du XVIIe siècle voit également l’apparition des mécanismes à ressort qui joueront le rôle de pendule dans les montres.

Dès lors, sous l’impulsion de la marine notamment à qui l’heure du point de départ sert à calculer la position du navire, les horloges n’auront de cesse de se miniaturiser et de se fiabiliser.

La Longitude Act, une loi du Parlement britannique offrant 20 000 livres à celui ou celle qui déterminerait une méthode simple et sûre pour permettre la détermination de la longitude d’un navire en pleine mer fut remporté en 1761 par John Harrison, un horloger britannique qui fut le premier à fiabiliser ses horloges à la seconde près.

Au cours du XIXe siècle, l’utilisation de l’heure va se généraliser sous l’impulsion des moyens de communication modernes que sont notamment le télégraphe ou les chemins de fer. Dès lors, il devient nécessaire de synchroniser les horloges au niveau d’un pays tout entier. La première moitié du XXe siècle voit apparaître les horloges à quartz mais aussi au travers de la seconde révolution industrielle, les premiers ingénieurs chargés de l’organisation et de la mesure du travail. Les théories tayloriennes qui prônent la division du travail (horizontale comme verticale) et le contrôle des temps ont fait les beaux jours de consultants comme Bedeaux ou Perrin qui ont proposé notamment des méthodes de mesure des temps de travail. Si elles ont été remises en cause dans les années 1970, les théories de Taylor n’en sont pas mortes pour autant et la mesure travail, la maîtrise des processus sont toujours des préoccupations essentielles des ingénieurs, au même titre que la qualité ou la maîtrise des coûts.


AUJOURD’HUI, DANS LA MANUTENTION

La sous-traitance partielle ou totale des opérations logistiques, une concurrence accrue, les efforts d’automatisation ou la prise de conscience des gisements de productivité potentiels non encore explorés au sein des organisations conduisent tant les industriels que les prestataires logistiques à améliorer la maîtrise de leurs coûts. Pour les prestataires logistiques qui, depuis quelques années, se sont lancés dans une démarche d’industrialisation, la maîtrise de leurs processus par la mise en place de standards de temps est quasiment devenue un passage obligatoire.

Les variables composant les coûts étant multiples, une variation de la structure des commandes, l’enchaînement des tâches de manutention et le type de moyens mécaniques peuvent avoir une incidence notable sur les besoins en main-d’oeuvre, donc sur les coûts de revient. Mesurer l’impact d’une variation des paramètres est donc primordial pour piloter efficacement les processus logistiques ou pour les vendre au prix le plus juste.


  • Les méthodes de mesure du temps

La mesure des temps est un outil fondamental de la maîtrise des activités de manutention dans l’entrepôt. Les méthodes de détermination des temps sont indispensables tant à la planification des opérations qu’à l’évaluation des coûts. Les méthodes utilisées sont généralement la méthode MTM (Motion Time Measurement) ou la méthode SMB (Standards de manutention de base) qui retiennent des mouvements de base. La mesure par chronométrage des mouvements de base fournit des temps standards, universels, regroupés en tables. Les méthodes de standard de temps présentent le gros avantage de ne pas nécessiter l’existence physique du poste de travail, contrairement aux chronométrages.


  • Le chronométrage

Le temps dans ce cas est mesuré mécaniquement, en observant le poste et l’exécutant, et ce à l’aide d’un compteur appelé chronomètre. C’est la méthode la plus utilisée, parce qu’elle est la plus simple et la plus rapide. Cette méthode nécessite cependant un nombre représentatif de prises de mesure pour être efficace. Enfin, le chronométreur devra porter une attention particulière à l’allure générale des sujets de l’étude.

Le bon chronométreur n’est pas le plus précis mais celui qui aura le jugement d’allure le plus fin.


  • La méthode SMB

La méthode SMB des standards de temps développée par Global pour le compte du Groupe AFT-IFTIM constitue l’une des approches les plus intéressantes développée depuis près de 30 ans pour évaluer le temps par la mise à disposition :

  • d’un langage commun à toutes les activités décrit dans le dictionnaire des opérations ;
  • d’une base de données pour valoriser les opérations manuelles et celles de la majorité des engins de manutention.

Elle est plus adaptée aux opérations de manutention que le MTM, qui répertorie les gestes de façon trop fine.

La maîtrise du temps aura des répercussions sur l’ensemble des fonctions de l’entreprise.

Elle permettra une meilleure affectation des moyens en effectifs à l’exploitation de l’entreprise, un meilleur planning au service ordonnancement. Elle permettra aux commerciaux de mieux vendre les prestations logistiques au travers de la mise en place d’outils de cotation et aux bureaux d’étude de choisir l’organisation permettant la mise en oeuvre des moyens les plus justes. L’utilisation des standards de temps en réingénierie permettra une modélisation aisée des solutions retenues et permettra d’arbitrer entre ces dernières.

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128 pages - 16 x 24 cm - Réf. LO01
Edition 2009
31,00 € TTC Franco
(sauf Étranger et Dom-Tom)
27,00 € TTC en Téléchargement


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